mercredi 20 mai 2026
Le 2 mai à Phnom Penh, la capitale cambodgienne, la nouvelle église Saint-Joseph a été consacrée et inaugurée par Mgr Olivier Schmitthaeusler, vicaire apostolique de Phnom Penh, en présence de plus de 2 000 fidèles et aux côtés des deux autres évêques du Cambodge (Mgr Ly, préfet apostolique de Kampong Cham et vicaire apostolique coadjuteur de Phnom Penh, et Mgr Figaredo, préfet apostolique de Battambang). Durant la célébration, Mgr Olivier a évoqué une nouvelle étape de la croissance de l’Église locale après l’ordination épiscopale de Mgr Ly en 2025.
Une enquête nationale affirmant que 97 % des Indonésiens se sentent libres de pratiquer leur religion suscite de vives critiques. Publiée par un institut proche du pouvoir, elle est jugée peu représentative par plusieurs chercheurs et militants, qui dénoncent une sous-estimation des discriminations visant les minorités religieuses. Entre biais méthodologiques, perception subjective et durcissement du cadre légal, ce débat met en lumière les tensions persistantes autour de la liberté religieuse dans la première nation musulmane du monde.
La cathédrale Notre-Dame de l’Assomption de Jakarta a célébré son 125e anniversaire le 21 avril. Une cérémonie solennelle, présidée par le cardinal Ignatius Suharyo Hardjoatmodjo, archevêque de Jakarta, a commémoré la consécration solennelle qui a eu lieu le 21 avril 1901. Depuis 2018, la grande église néogothique, conçue par l’architecte jésuite Antonius Dijkmans, est classée au patrimoine culturel national. La messe a rassemblé le clergé et des fidèles de tout l’archidiocèse.
La semaine dernière, le père Lambertus Somar, âgé de 94 ans, fêtait le 62e anniversaire de son ordination sacerdotale. Alors que l’Église célébrait le Dimanche du Bon Pasteur ou Journée mondiale de prière pour les vocations le 26 avril, la congrégation missionnaire du Sacré-Cœur (MSC) profitait de ce jubilé pour saluer le témoignage d’une vocation constante et fructueuse, notamment auprès des personnes dépendantes. La congrégation missionnaire est présente en Indonésie depuis 1971.
D’après un rapport publié le 28 avril par l’ONG sud-coréenne Transitional Justice Working Group (TJWG), les exécutions en Corée du Nord ont fortement augmenté pendant la pandémie de Covid-19. Entre 2020 et 2024, au moins 153 personnes ont été exécutées ou condamnées à mort, contre 44 au cours des cinq années précédentes. Les crimes les plus fréquemment invoqués sont liés à la religion, à la « superstition » et aux contenus culturels étrangers, tels que la K-pop et les K-dramas. Après une baisse entre 2015 et 2019 sous la pression internationale, les exécutions ont de nouveau augmenté en 2020 avec la fermeture des frontières.
Saint Jean-Paul II (1920–2005), saint André Kim Taegon (1821–1846) et ses compagnons, sainte Françoise Xavier Cabrini (1850–1917), sainte Joséphine Bakhita (1869–1947) et saint Carlo Acutis (1991–2006) : ce sont les cinq saints patrons annoncés dimanche 26 avril par les organisateurs des Journées mondiales de la jeunesse (JMJ) qui se dérouleront à Séoul en août 2027. Ils ont été choisis à l’issue d’un processus de sélection et de discernement entamé fin 2024, et veulent proposer aux jeunes cinq modèles de foi auxquels ils peuvent s’identifier.
Le 23 avril, la paroisse Saint-François-Xavier de Cholon, à Saïgon (Hô-Chi-Minh-Ville, dans le sud du Vietnam) a accueilli les reliques de saint Joseph Yuan Zaide (1766-1817), prêtre chinois martyrisé au XIXe siècle. Fidèles vietnamiens et chinois se sont rassemblés en grand nombre pour cette célébration solennelle, marquée par une procession et une messe bilingue. Don des Missions Étrangères de Paris, ces reliques rappellent le témoignage héroïque de ce prêtre martyr du Sichuan, canonisé en 2000, et appellent à dépasser les différences culturelles pour vivre une communion authentique dans le Christ.
En Inde, où près de 15,6 millions d’avortements sont pratiqués chaque année, sœur Paulina Melite alerte sur une crise à la fois sociale, culturelle et spirituelle. À la tête du réseau pro-vie national, elle plaide pour une mobilisation renforcée face à l’évolution du cadre légal et au manque de sensibilisation dans le pays. Entre action pastorale, engagement public et initiatives interreligieuses, elle appelle à une prise de conscience immédiate pour défendre la dignité de toute vie humaine.
Plus d’un siècle après avoir accompli un parcours médical hors du commun, l’Indienne Jamini Sen retrouve sa place dans l’histoire grâce à la publication d’un ouvrage qui lui est consacré. Écrit par sa petite-nièce Deepta Roy Chakraverti, The Life of One of British India’s First Women Doctors (« La vie de l’une des premières femmes médecins de l’Inde britannique », Penguin Random House India) redonne une voix à une figure exceptionnelle, longtemps reléguée aux marges et presque effacée de la mémoire collective.
Plusieurs responsables chrétiens ont salué un projet de loi approuvé le 16 avril dans l’État indien du Karnataka, visant à lutter contre les discriminations de caste dans l’enseignement supérieur. Baptisé « Rohith Vemula Bill », ce texte s’inscrit dans une dynamique nationale de prise de conscience des inégalités persistantes au sein des universités. Inspirée par le destin tragique de l’étudiant Rohith Vemula, la réforme entend garantir le droit à l’éducation et à la dignité pour les étudiants issus des castes marginalisées, en particulier les dalits (anciennement appelés « intouchables ») et les adivasis (populations aborigènes).
Le 21 avril, l’archidiocèse de Dacca, la capitale bangladaise, a lancé officiellement les célébrations de son jubilé de diamant, marquant 75 ans depuis son élévation au rang d’archidiocèse métropolitain. Une messe solennelle a été célébrée dans la cathédrale Sainte-Marie, au nord du Vieux-Dacca. Des événements festifs et culturels ont jalonné la journée, en présence d’au moins 400 fidèles et 75 prêtres. L’Église locale est reconnue pour ses services en matière d’éducation, de santé, d’évangélisation et de développement social.
Alors que les célébrations de Pâques ont ravivé les souvenirs de cette première année, douze mois plus tard, comment l’Église en Chine perçoit-elle le nouveau pontificat ? Dans cette analyse, un observateur familier du parcours de l’Église en Chine continentale estime que les propos du pape Léon XIV traduisent clairement l’image du « pasteur qui sent l’odeur de ses brebis » dont parlait le pape François. C’est pourquoi les fidèles espèrent aujourd’hui un changement porteur d’espoir pour l’avenir des catholiques chinois.