samedi 27 juin 2026
Le samedi 13 juin dernier, Mgr Olivier Schmitthaeusler, vicaire apostolique de Phnom Penh, s’est joint à des responsables bouddhistes et à des membres de la communauté catholique locale à l’occasion d’une cérémonie organisée à la pagode de Wat Botum Vatey, dans la capitale cambodgienne. L’évêque y a reçu un titre honorifique prestigieux en reconnaissance de son travail en faveur de la coopération bouddhiste-chrétienne au Cambodge.
Le 2 juillet dans le delta du Mékong, plus de 70 000 pèlerins vietnamiens assisteront à la messe de béatification du père François-Xavier Truong Buu Diep (1897-1946). Tué à cause de sa foi, son martyre a été reconnu en 2024 par le pape François, et sa béatification a été annoncée en 2025. La célébration sera présidée par le cardinal Tagle au nom du pape Léon XIV. D’importants moyens logistiques ont été déployés, avec une fanfare de 535 musiciens et un terrain de cinq hectares avec chapiteaux et écrans géants.
Vendredi 18 juin, le tribunal de district de Ranchi (la capitale de l’État du Jharkhand dans l’est de l’Inde) a acquitté sœur Concelia Baxla, faussement accusée en juillet 2018 dans une affaire présumée de trafic d’enfants. L’Église indienne a salué la décision de justice et s’est réjouie d’une « victoire de la vérité ». La religieuse des Missionnaires de la Charité, la congrégation fondée par sainte Teresa de Calcutta, dirigeait à l’époque le foyer Nirmal Hriday (« Cœur tendre ») pour mères célibataires à Ranchi.
Ces derniers jours, le diocèse birman de Loikaw s’est réjoui de la restitution de sa cathédrale par l’armée, après des mois d’occupation. Pour l’évêque, Mgr Celso Ba Shwe, c’est un signe d’espoir, même si sa mission reste auprès des fidèles déplacés par la guerre civile. C’est dans ce contexte national difficile que le président Min Aung Hlaing s’est rendu à Pékin, du 15 au 19 juin. Cette visite diplomatique, organisée à la veille du 81e anniversaire d’Aung San Suu Kyi, confirme la dépendance croissante de la Birmanie envers la Chine. Enfin, l’arrestation de deux citoyens américains en Chine et en Birmanie, à quelques jours d’intervalle, illustre la sensibilité croissante de Pékin concernant ses intérêts dans le pays d’Asie du Sud-Est.
Cette semaine, le général devenu président Min Aung Hlaing s’est offert une séquence diplomatique de prestige à Pékin, à la veille du 81e anniversaire d’Aung San Suu Kyi. Le chef du régime birman, reçu avec faste par Xi Jinping, a affiché la solidité d’un partenariat devenu vital pour Naypyidaw. Derrière les cérémonies et les déclarations d’amitié, cette visite illustre surtout la dépendance croissante de la Birmanie envers la Chine, alors que la guerre civile s’enlise et que les mobilisations en faveur d’Aung San Suu Kyi se poursuivent.
Début juin, deux citoyens américains ont été arrêtés à quelques jours d’intervalle en Birmanie et en Chine. Adam Castillo, auteur d’un livre sur le coup d’État de 2021, a été arrêté le 11 juin en Birmanie et placé en détention provisoire. U Min Zin, d’origine birmane, a été arrêté le 3 juin à Kunming au Yunnan pour des activités présumées d’espionnage. Ces deux arrestations, survenues juste avant la visite diplomatique en Chine du président Min Aung Hlaing, illustrent la sensibilité croissante de Pékin concernant ses intérêts en Birmanie.
La construction de l’aéroport international de Gia Binh, dans la province vietnamienne de Bac Ninh, a débuté en août 2025 et s’inscrit dans un vaste programme de modernisation des infrastructures. Cependant, le diocèse de Bac Ninh s’inquiète des répercussions du projet sur les résidents : le site aéroportuaire, qui s’étend sur près de 2 000 hectares, doit affecter environ 7 000 foyers (soit un total de 52 000 habitants relogés). Sur la zone de démolition se trouvent aussi cinq églises, autour desquelles ont vécu et prié plusieurs générations.
Selon le Rapport sur les risques climatiques pour les enfants 2026, publié le 16 juin par l’Unicef, plus de 1,1 milliard d’enfants sont exposés à au moins trois aléas climatiques conjugués (par exemple sécheresses, chaleurs extrêmes et vagues de chaleur). L’Asie est la région la plus affectée en nombre absolu d’enfants, en particulier l'Asie du Sud, où se trouvent les pays qui comptent les populations d’enfants les plus importantes (Bangladesh, Inde, Pakistan). Cependant, l’Asie du Sud-Est est également très exposée.
Le 15 juin, le président Lee Jae-myung a été reçu par Léon XIV au Vatican. Ils ont notamment évoqué la paix dans la péninsule coréenne, les Journées mondiales de la jeunesse (JMJ) de Séoul 2027 et la situation internationale. La veille, le chef d’État a assisté à une « messe spéciale pour la paix et la solidarité » présidée par le cardinal Lazarus You Heung-sik, préfet du dicastère pour le Clergé. Parmi les membres de la délégation se trouvaient la première dame Kim Hye-kyung et des prêtres, religieuses et laïcs coréens résidant à Rome.
Malgré au recul de l’aide humanitaire internationale, les responsables humanitaires catholiques en Asie tentent de répondre aux catastrophes, de promouvoir le développement humain intégral et de lutter contre la pauvreté. Du 9 au 11 juin à Bangkok, en Thaïlande, la conférence régionale 2026 de Caritas Asie a rassemblé les représentants de 25 organisations asiatiques membres du réseau catholique, en présence du cardinal Tarcisio Isao Kikuchi, archevêque de Tokyo et président de Caritas Internationalis.
Chaque année, elle est attendue comme une délivrance. Après des semaines de chaleur écrasante, de sols craquelés et de villes suffocantes, les premiers nuages noirs surgissent au-dessus de la mer d’Arabie. En Inde, la mousson est un événement national chargé d’attentes et d’inquiétudes, dont dépend une large part de l’économie du pays. Sous l’effet du réchauffement climatique, ce cycle millénaire devient plus erratique, alternant épisodes de pluies extrêmes et phases de rupture.
Mouvement satirique né sur les réseaux sociaux, le « Cockroach Janata Party » (CJP, ou Parti du peuple des cafards) est devenu un phénomène politique inattendu en Inde. Porté par une génération ultra-connectée, il cristallise un faisceau de colères bien réelles au sein de la jeunesse indienne, face à la répétition des crises dans les examens nationaux, aux défaillances des institutions éducatives et à l’incertitude économique qui assombrit les perspectives d’une génération pourtant diplômée.