mardi 11 août 2026
Le 28 juin, le Vietnam a célébré la Journée de la famille, un rendez-vous annuel institué en 2001. Mais de plus en plus, le pays s’interroge face aux changements en cours et à l’avenir des traditions locales. Alors que le divorce et le déséquilibre entre les sexes figurent parmi les défis à relever, le gouvernement met en avant quatre valeurs familiales fondamentales : la prospérité, le bonheur, le progrès et la civilisation.
Le 21 juin, le jour de la fête de saint Louis de Gonzague, patron de la jeunesse catholique, le diacre Marc Nguyen Dinh Minh Tri, originaire de la province de Ca Mau au sud du Vietnam, a été ordonné prêtre par le cardinal Stephen Chow, évêque de Hong-Kong. Il est le premier jésuite vietnamien à être formé et ordonné prêtre à Hong-Kong, pour la province chinoise de son ordre. L’Église locale décrit un prêtre souriant et une atmosphère joyeuse en présence de près de 500 fidèles, dont des proches et amis venus du Vietnam.
Mercredi 1er juillet, l’ONG Acled (Armed Conflict Location and Event Data), une organisation de référence en matière de collecte et d’analyse de données sur les conflits, a publié de nouveaux chiffres sur le conflit en Birmanie. Ils confirment l’échec de la junte militaire à restaurer la stabilité après le coup d’État de février 2021. Dans ce contexte, Pékin veut redémarrer la construction du barrage de Myitsone et le régime birman continue de rejeter les sollicitations de l’Asean concernant Aung San Suu Kyi.
Du 22 au 27 juin, les évêques catholiques du Bangladesh se sont rendus à Rome pour leur visite Ad Limina Apostolorum (« Au seuil des apôtres »), auprès du pape Léon XIV et des différents dicastères de la curie romaine. Après plus de cinq cents ans de christianisme, l’Église au Bangladesh compte aujourd’hui neuf diocèses et archidiocèses, dont les plus importants sont ceux de Dacca et Chittagong. Pour l’Église locale, cette visite a été l’occasion de se rendre auprès des tombes des apôtres et de renforcer leurs liens avec Rome.
Lundi 29 juin dans la basilique Saint-Pierre, à l’occasion de la solennité des saints Pierre et Paul, le pape Léon XIV a remis le pallium (des bandes de laine blanche ornées de croix qui expriment l’engagement de chaque pasteur) à 35 nouveaux archevêques métropolitains de cinq continents. Parmi eux se trouvent six Asiatiques : trois des Philippines (Cebu, Cotabato et Nueva Segovia), deux d’Inde (Madurai et Calcutta) et du Pakistan (Lahore). Le pape les a appelés à être des « bâtisseurs d’unité ».
Dimanche 28 juin, les catholiques indiens ont organisé une journée de prière et de protestation afin d’exprimer leur inquiétude face aux nouvelles règles fédérales sur les dons venant de l’étranger. La Conférence épiscopale a dénoncé cet amendement annoncé le 22 juin et qui, au nom de la sécurité nationale, risque d’affecter les écoles, les hôpitaux et les organisations caritatives catholiques à travers le pays. Le cardinal Poola a rappelé que « nous servons les pauvres pour vivre l’Évangile ».
Le cardinal Stephen Chow, évêque de Hong-Kong, a ordonné trois nouveaux prêtres, le samedi 13 juin dans la cathédrale de l’Immaculée-Conception. Nicolas Chang Tai-yin, Joseph Lin Ruo-qi et Benoît Shum Hin-ho ont été ordonnés en présence des évêques émérites, le cardinal John Tong Hon et le cardinal Joseph Zen Ze-kiun, de l’évêque auxiliaire, Mgr Joseph Ha Chi-shing, et d’environ 100 prêtres. À l’issue de la célébration, le cardinal Chow a lancé un appel aux jeunes face au manque de vocations religieuses et sacerdotales dans le diocèse.
Le samedi 13 juin dernier, Mgr Olivier Schmitthaeusler, vicaire apostolique de Phnom Penh, s’est joint à des responsables bouddhistes et à des membres de la communauté catholique locale à l’occasion d’une cérémonie organisée à la pagode de Wat Botum Vatey, dans la capitale cambodgienne. L’évêque y a reçu un titre honorifique prestigieux en reconnaissance de son travail en faveur de la coopération bouddhiste-chrétienne au Cambodge.
Le 2 juillet dans le delta du Mékong, plus de 70 000 pèlerins vietnamiens assisteront à la messe de béatification du père François-Xavier Truong Buu Diep (1897-1946). Tué à cause de sa foi, son martyre a été reconnu en 2024 par le pape François, et sa béatification a été annoncée en 2025. La célébration sera présidée par le cardinal Tagle au nom du pape Léon XIV. D’importants moyens logistiques ont été déployés, avec une fanfare de 535 musiciens et un terrain de cinq hectares avec chapiteaux et écrans géants.
Vendredi 18 juin, le tribunal de district de Ranchi (la capitale de l’État du Jharkhand dans l’est de l’Inde) a acquitté sœur Concelia Baxla, faussement accusée en juillet 2018 dans une affaire présumée de trafic d’enfants. L’Église indienne a salué la décision de justice et s’est réjouie d’une « victoire de la vérité ». La religieuse des Missionnaires de la Charité, la congrégation fondée par sainte Teresa de Calcutta, dirigeait à l’époque le foyer Nirmal Hriday (« Cœur tendre ») pour mères célibataires à Ranchi.
Ces derniers jours, le diocèse birman de Loikaw s’est réjoui de la restitution de sa cathédrale par l’armée, après des mois d’occupation. Pour l’évêque, Mgr Celso Ba Shwe, c’est un signe d’espoir, même si sa mission reste auprès des fidèles déplacés par la guerre civile. C’est dans ce contexte national difficile que le président Min Aung Hlaing s’est rendu à Pékin, du 15 au 19 juin. Cette visite diplomatique, organisée à la veille du 81e anniversaire d’Aung San Suu Kyi, confirme la dépendance croissante de la Birmanie envers la Chine. Enfin, l’arrestation de deux citoyens américains en Chine et en Birmanie, à quelques jours d’intervalle, illustre la sensibilité croissante de Pékin concernant ses intérêts dans le pays d’Asie du Sud-Est.
Cette semaine, le général devenu président Min Aung Hlaing s’est offert une séquence diplomatique de prestige à Pékin, à la veille du 81e anniversaire d’Aung San Suu Kyi. Le chef du régime birman, reçu avec faste par Xi Jinping, a affiché la solidité d’un partenariat devenu vital pour Naypyidaw. Derrière les cérémonies et les déclarations d’amitié, cette visite illustre surtout la dépendance croissante de la Birmanie envers la Chine, alors que la guerre civile s’enlise et que les mobilisations en faveur d’Aung San Suu Kyi se poursuivent.