lundi 25 mai 2026
Le 23 avril, la paroisse Saint-François-Xavier de Cholon, à Saïgon (Hô-Chi-Minh-Ville, dans le sud du Vietnam) a accueilli les reliques de saint Joseph Yuan Zaide (1766-1817), prêtre chinois martyrisé au XIXe siècle. Fidèles vietnamiens et chinois se sont rassemblés en grand nombre pour cette célébration solennelle, marquée par une procession et une messe bilingue. Don des Missions Étrangères de Paris, ces reliques rappellent le témoignage héroïque de ce prêtre martyr du Sichuan, canonisé en 2000, et appellent à dépasser les différences culturelles pour vivre une communion authentique dans le Christ.
En Inde, où près de 15,6 millions d’avortements sont pratiqués chaque année, sœur Paulina Melite alerte sur une crise à la fois sociale, culturelle et spirituelle. À la tête du réseau pro-vie national, elle plaide pour une mobilisation renforcée face à l’évolution du cadre légal et au manque de sensibilisation dans le pays. Entre action pastorale, engagement public et initiatives interreligieuses, elle appelle à une prise de conscience immédiate pour défendre la dignité de toute vie humaine.
Plus d’un siècle après avoir accompli un parcours médical hors du commun, l’Indienne Jamini Sen retrouve sa place dans l’histoire grâce à la publication d’un ouvrage qui lui est consacré. Écrit par sa petite-nièce Deepta Roy Chakraverti, The Life of One of British India’s First Women Doctors (« La vie de l’une des premières femmes médecins de l’Inde britannique », Penguin Random House India) redonne une voix à une figure exceptionnelle, longtemps reléguée aux marges et presque effacée de la mémoire collective.
Plusieurs responsables chrétiens ont salué un projet de loi approuvé le 16 avril dans l’État indien du Karnataka, visant à lutter contre les discriminations de caste dans l’enseignement supérieur. Baptisé « Rohith Vemula Bill », ce texte s’inscrit dans une dynamique nationale de prise de conscience des inégalités persistantes au sein des universités. Inspirée par le destin tragique de l’étudiant Rohith Vemula, la réforme entend garantir le droit à l’éducation et à la dignité pour les étudiants issus des castes marginalisées, en particulier les dalits (anciennement appelés « intouchables ») et les adivasis (populations aborigènes).
Le 21 avril, l’archidiocèse de Dacca, la capitale bangladaise, a lancé officiellement les célébrations de son jubilé de diamant, marquant 75 ans depuis son élévation au rang d’archidiocèse métropolitain. Une messe solennelle a été célébrée dans la cathédrale Sainte-Marie, au nord du Vieux-Dacca. Des événements festifs et culturels ont jalonné la journée, en présence d’au moins 400 fidèles et 75 prêtres. L’Église locale est reconnue pour ses services en matière d’éducation, de santé, d’évangélisation et de développement social.
Alors que les célébrations de Pâques ont ravivé les souvenirs de cette première année, douze mois plus tard, comment l’Église en Chine perçoit-elle le nouveau pontificat ? Dans cette analyse, un observateur familier du parcours de l’Église en Chine continentale estime que les propos du pape Léon XIV traduisent clairement l’image du « pasteur qui sent l’odeur de ses brebis » dont parlait le pape François. C’est pourquoi les fidèles espèrent aujourd’hui un changement porteur d’espoir pour l’avenir des catholiques chinois.
Mardi 21 avril, le Sri Lanka a commémoré le 7e anniversaire des attentats du dimanche de Pâques. Sept ans après, l’Église locale renouvelle son appel à la vérité et à la justice, tandis que les enquêtes progressent malgré des résistances. Le 21 avril 2019, des attentats-suicides coordonnés ont frappé trois églises et trois hôtels de Colombo et Negombo, causant 269 morts dont 42 étrangers et près de 500 blessés. Ces attaques demeurent les actes de violence les plus meurtriers qu’ait connus le pays depuis la fin de la guerre civile.
Le 19 avril dans la cathédrale de Myeongdong, l’archidiocèse de Séoul a mobilisé les paroisses en première ligne des préparatifs des Journées mondiales de la jeunesse (JMJ) de Séoul 2027, en plaçant les communautés locales au cœur de l’organisation de l’événement international et de l’accueil des jeunes. Cette mesure fait passer la préparation de la rencontre catholique d’un effort centralisé à une mission basée sur les paroisses, celles-ci étant chargées d’accueillir les pèlerins et de coordonner la logistique.
Face à la crise du détroit d’Ormuz, Singapour a attiré l’attention sur les principaux « goulets d’étranglement » ou « passages maritimes stratégiques ». À commencer par le détroit de Malacca, par lequel transite presque un tiers du pétrole mondial. C’est aussi le plus fréquenté en termes de volume de transport maritime (24 % du commerce maritime mondial et un tiers du commerce international). Le « dilemme de Malacca » a poussé la Chine à diversifier ses routes et infrastructures afin de réduire sa vulnérabilité stratégique.
Le président de l'Assemblée nationale à Hanoï a remis au pape une lettre du président vietnamien, qui détient désormais fermement le pouvoir. Le cardinal Parolin devrait se rendre prochainement au Vietnam afin d'établir des relations diplomatiques officielles. Une visite de Léon XIV en 2027 est également envisagée, la même année que les JMJ de Séoul. Ce sont précisément les désaccords internes concernant l'équilibre des pouvoirs politiques locaux qui ont ralenti les préparatifs de la visite du pape, si attendue par la communauté catholique.
Le 19 mars dernier, les deux cloches de la cathédrale Notre-Dame de Saïgon (aujourd’hui Hô-Chi-Minh-Ville, dans le sud du Vietnam) ont été installées après plusieurs années de rénovation. Les deux croix de 3,7 m ont été hissées au sommet des deux clochers de 57 m de haut. Lors de l’installation, Mgr Marek Zalewski, représentant pontifical résident au Vietnam, a évoqué « un signe de foi placé au cœur de la ville ». L’an dernier, plus de 200 églises, bâtiments ecclésiastiques et autres édifices liés au ministère pastoral ont été construits à travers le pays.
L’élection de To Lam à la présidence du Vietnam marque un tournant politique majeur : pour la première fois, un dirigeant concentre à la fois les leviers du parti et de l’État. En moins de deux ans, l’ancien ministre de la Sécurité publique a imposé des réformes rapides, éliminé ses rivaux et redéfini les structures administratives. Cette centralisation du pouvoir, assumée au nom de la croissance et de l’efficacité, fait basculer le pays d’un modèle collégial vers un leadership plus autoritaire, sur fond de défis économiques et géopolitiques croissants.