lundi 25 mai 2026
Ces dernières semaines, selon le géopolitologue Olivier Guillard, la sinisation du Tibet s’est invitée malgré elle dans la capitale, dans deux musées parisiens reconnus, alors même que fin septembre, des experts de l’Onu dénonçaient les politiques éducatives assimilationnistes exercées par la Chine au Tibet. Toujours fin septembre, le gouvernement tibétain en exil a fait part de ses craintes quant aux effets de la politique pékinoise de sinisation qui risque de menacer « la culture, la religion et le mode de vie traditionnels tibétains ».
Ces dernières semaines, la Commission des États-Unis pour la Liberté Religieuse Internationale (USCIRF) a publié plusieurs rapports sur la situation actuelle de la liberté religieuse dans divers pays d’Asie : le 23 septembre pour la Chine, le 2 octobre pour l’Inde et le 27 septembre pour le Vietnam. Le rapport sur la Chine, intitulé « Sinisation de la religion : la politique religieuse coercitive de la Chine », met l’accent sur la politique de sinisation de la religion en Chine en indiquant qu’elle s’est intensifiée depuis 2023.
Sur 1,44 milliard d’habitants, l’Inde compte plus de 450 millions de migrants internes. C’est ce qu’a rappelé la Conférence épiscopale indienne (CCBI) dans un communiqué publié le 27 septembre, en annonçant un nouveau portail en ligne destiné à soutenir près d’un tiers de la population. Les évêques indiens rappellent que la migration est une préoccupation sérieuse en Inde, alors que plusieurs centaines de millions d’Indiens « se déplacent en permanence pour le travail, les études ou d’autres raisons ».
Ce lundi 14 octobre, les autorités sud-coréennes ont alerté sur les menaces militaires qui s’intensifient du côté du régime nord-coréen. Mgr Pierre Soon-taick Chung, archevêque de Séoul, a réagi il y a quelques jours en soulignant que si les catholiques de son pays continuent de prier pour la paix dans la péninsule, « l’espoir de réunification » recule de plus en plus entre les deux pays d’Asie de l’Est et les Sud-Coréens sont de moins en moins convaincus par la possibilité d’une réunification.
En août, l’Église hongkongaise a créé un comité spécial qui sera chargé d’organiser les célébrations locales pour deux évènements majeurs : le prochain Jubilé ordinaire en 2025 et le 80e anniversaire du diocèse de Hong-Kong en 2025. Mgr Joseph Ha Chi-shing, évêque auxiliaire de Hong-Kong et président du comité, explique qu’à travers ces évènements, organisés sur le thème des « pèlerins d’espérance », l’Église est invitée à « s’engager non seulement au service des catholiques mais de toute la société ».
Parmi les 21 nouveaux cardinaux annoncés se trouve l’évêque de Bogor, Mgr Paskalis Bruno Syukur. Le franciscain, qui fait partie de l’ordre des frères mineurs, est le quatrième évêque de l’archipel indonésien, majoritairement musulman, à être nommé cardinal. Les trois précédents étaient tous originaires de la province de Java central et liés de différentes manières au diocèse de Semarang. Le nouveau cardinal est le premier cardinal indonésien à venir de l’île majoritairement catholique de Flores.
Depuis le Vatican où participe à la 2e session du Synode sur la synodalité, le cardinal Pablo Virgilio David, 65 ans, a appris sa nomination parmi les 21 nouveaux cardinaux après l’Angelus du dimanche 6 octobre. Dans un message partagé après cette annonce, il explique être passé d’une « tempête » d’émotions et de messages à un « calme » intérieur, y voyant un parallèle avec l’expérience vécue par le prophète Élie, témoin de la présence de Dieu « dans une brise légère ». Avant de dire : « Seigneur, ma vie est entre tes mains »
Le nouveau cardinal Kikuchi, archevêque de Tokyo, a appris avec surprise et humilité sa nomination parmi les 21 nouveaux cardinaux – qui sera officialisée lors du prochain consistoire du 8 décembre. Pour l’archevêque japonais, ce n’est pas qu’une une position honorifique mais un rôle de conseiller auprès du pape, bien qu’il reconnaisse « ses propres faiblesses ». Avec quatre nouveaux cardinaux asiatiques (Philippines, Japon, Inde et Indonésie), c’est pour lui un signe que l’Asie, ancienne terre de mission, devient missionnaire.
Une alliance opposée au BJP, le parti nationaliste hindou du Premier ministre Narendra Modi, a remporté les élections dans la région du Cachemire indien. Le scrutin était perçu comme un test important, en particulier dans la vallée himalayenne à majorité musulmane, agitée depuis 1989 par une insurrection et placée, il y a cinq ans, sous tutelle du gouvernement central de New Delhi.
Le nouveau président du Sri Lanka, Anura Kumara Dissanayake, a rencontré des familles de victimes dans l’église Saint-Sébastien de Negombo, où près de cent personnes sont décédées dans les attentats du 21 avril 2019. Les pressions exercées depuis cinq ans par les catholiques sri-lankais, qui continuent de demander la vérité sur les attaques, ont influencé les dernières élections. Les enquêtes doivent être accélérées selon les autorités. Le cardinal Malcolm Ranjith, archevêque de Colombo, a fait part de son soutien.
La 2e session du Synode sur la synodalité a débuté le 2 octobre au Vatican et se poursuit jusqu’au 27 octobre. Comme l’an dernier, il s’agit de quatre semaines de session avec 368 délégués – et de nombreux participants non-électeurs – de six continents sur le thème « pour une Église synodale : communion, participation, mission ». Parmi les participants, le cardinal Oswald Gracias, archevêque de Mumbai en Inde, est intervenu ce lundi lors d’une conférence de presse au Vatican afin de souligner les contributions de l’Asie au Synode.
Prix Nobel de la paix en 2006, Muhammad Yunus est à la tête d’un gouvernement de transition depuis le 8 août. Le célèbre économiste a été appelé à la rescousse alors que son pays venait d’essuyer de violentes manifestations étudiantes, qui ont mené à la chute de l’autoritaire ex-Première ministre Sheikh Hasina, au pouvoir depuis 15 ans. Dans un pays à la situation économique par ailleurs fragile, la tâche du « père du microcrédit » s’annonce complexe, mais dans l’immédiat, il incarne les aspirations de nombreux Bangladais en quête d’une société plus juste et démocratique.