lundi 25 mai 2026
Dans une interview publiée initialement le 15 juin, le cardinal Sebastian Francis, archevêque de Penang, explique que la Malaisie est caractéristique de ce qu’est l’Asie. Il parle d’un « pluralisme intéressant qui rend le pays vraiment asiatique » et d’un « microcosme au sein duquel chacun fait l’expérience de ce qui constitue l’Asie. » Face à des courants politiques privilégiant les musulmans malais, il ajoute qu’aujourd’hui, « une nation démocratique comme la nôtre ne peut pas choisir d’être entièrement monoculturelle et monoreligieuse ».
Le 14 juin, le parlement japonais a approuvé une nouvelle loi qui permet plus de flexibilité et de plus longs séjours pour les travailleurs étrangers dans le pays. Une mesure prise parmi d’autres par Tokyo face à la crise démographique, responsable d’une pénurie de main-d’œuvre dans certains secteurs professionnels comme l’industrie, l’agriculture ou le bâtiment. Le 29 mars dernier, le gouvernement a aussi ouvert le statut de « travailleur qualifié et spécialisé » (créé en 2019) à quatre régions supplémentaires dans le monde.
« Une fois de plus, le monde semble laisser tomber un peuple désespéré », a déclaré récemment Tom Andrews, rapporteur spécial des Nations Unies sur la situation des droits de l'homme en Birmanie. Le père Aung Kyaw Thun (nom d’emprunt) décrit la situation en Birmanie depuis le coup d’État de février 2021. Alors que la guerre civile semble s’enliser, le prêtre décrit les peines du peuple birman qui reste « courageux et résilient », mais aussi les humbles joies quotidiennes des communautés chrétiennes locales qui résistent à la crise.
La junte birmane a interdit aux hommes éligibles à l’enrôlement dans l’armée de quitter le pays pour travailler à l’étranger, selon une annonce du ministère du Travail. Cette mesure est entrée en vigueur début mai et suit la conscription imposée en février aux hommes de 18 à 35 ans et aux femmes de 18 à 27 ans – des décisions qui ont été prises après d’importantes pertes et défaites subies par l’armée dans le cadre de la guerre civile. Après l’annonce de la conscription forcée, au moins 100 000 hommes avaient demandé à quitter le pays.
La Birmanie, le Cambodge et le Laos sont cités dans le dernier rapport de l’Institut des États-Unis pour la paix comme étant l’épicentre de la traite des êtres humains et du crime organisé, « qui évolue rapidement pour devenir le plus puissant réseau criminel de l’ère moderne ». Le rapport, intitulé « criminalité transnationale en Asie du Sud-Est : une menace croissante pour la paix et la sécurité mondiale », accuse les pays d’être impliqués dans la traite des personnes, le travail forcé, les centres d’arnaque en ligne et les jeux clandestins.
Le 11 juin à Bangkok, près d’une centaine de représentants de 25 organisations membres de Caritas Asie ont participé à la Conférence régionale Caritas Asie 2024, qui a eu lieu dans la capitale thaïlandaise sur le thème « Répondre au cri des pauvres et au cri de la terre ». La messe d’ouverture était présidée par Mgr Wells, nonce apostolique, qui a appelé les organisations Caritas à travers l’Asie à « continuer d’être une force pour le bien » face aux souffrances et aux crises profondes qui frappent la région.
Un rapport de la Commission sud-coréenne vérité et réconciliation, publié le 12 juin, évoque un massacre de 54 chrétiens survenu en 1950 durant la guerre de Corée (1950-1953), dans l’église de Byeongchon (province de Chungcheong du Sud, Corée du Sud). Le rapport parle d’au moins 1 700 chrétiens tués à cause des persécutions religieuses durant la guerre. L’Index mondial de persécution des chrétiens 2024 de l’organisation internationale Portes Ouvertes classe la Corée du Nord comme « le lieu le plus dangereux au monde pour les chrétiens ».
Au pouvoir depuis 2014, le premier ministre Narendra Modi conserve les rênes de la nation la plus peuplée au monde à l’issue des élections législatives. L’homme fort de l’Inde a prêté serment pour un 3e mandat consécutif lors d’une cérémonie qui s’est déroulée le 9 juin à New Delhi. Mais sa marge de manœuvre se trouve fortement réduite puisqu’il doit désormais gouverner avec une coalition politique. Son parti nationaliste hindou du BJP a échoué à obtenir une majorité absolue et devra composer avec des alliés issus d’horizons différents.
Mgr Pierre Chung Soon-taick, archevêque de Séoul, et Mgr Paul Lee Kyung-sang, évêque auxiliaire, ont conduit une délégation catholique sud-coréenne au Vatican du 23 au 28 mai afin de participer au Congrès international de la pastorale des jeunes ainsi qu’à deux jours de consultation avec le dicastère pour les Laïcs, la Famille et la Vie. À cette occasion, la délégation a fait part de son enthousiasme à propos des Journées mondiales de la jeunesse de 2027 à Séoul, vues comme une occasion de renouveau pour l’Église locale.
Interview. Mgr Joseph Hung, évêque de Phan Thiet, secrétaire général de la conférence épiscopale vietnamienne, est chargé de la cause de béatification de Mgr Pierre Lambert de la Motte. Le 13 janvier 2024, une célébration d’ouverture officielle a eu lieu à Phan Thiet, dans son diocèse, en présence de 20 000 personnes. L’évêque décrit ici les fruits missionnaires de cette cause pour l’avenir de l'évangélisation au Vietnam. Une occasion de parler aussi de l’héritage de l’histoire des relations entre la France et le Vietnam.
Le Vietnam semble d'un côté se rapprocher des États-Unis et du monde occidental dans sa recherche d’ouverture économique, mais d'un autre côté, l’influence de la Chine reste bien présente entre une visite récente de Xi Jinping et la dépendance vis-à-vis des importations chinoises. Dans ce contexte, si le gouvernement communiste vietnamien maintient son contrôle sur le pays, une dynamique intéressante est aussi à l’œuvre dans les rapports jusqu’alors limités entre le Vatican et Hanoï, avec des perspectives d’amélioration.
Depuis le mois d’avril, les températures ont souvent dépassé 40 °C au Cambodge, et la saison sèche est considérée comme la plus chaude depuis 170 ans dans le pays. Une situation qui affecte les récolte et la pêche. Sur les fleuves du Mékong et du Tonle Sap, les pêcheurs subissent l’absence de précipitation, la chaleur et le faible niveau de l’eau. Une situation attribuée aux changements climatiques, aux barrages et à une forte concurrence.