Le président est-timorais souhaite que son pays soit « une force pour la paix dans le monde »

La statue du Cristo Rei (Christ-Roi), 27 m de haut, au-dessus du port de Dili, la capitale du Timor oriental. La statue du Cristo Rei (Christ-Roi), 27 m de haut, au-dessus du port de Dili, la capitale du Timor oriental. © U.S. Air Force / Tony Tolley (CC BY-SA 2.0 DEED )
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Le Timor oriental, qui compte 97 % de catholiques, comprend la moitié est de l’île du Timor – dont la partie ouest est administrée par l’Indonésie. Le pays est devenu indépendant en 2002 après plus de 400 ans de colonisation portugaise, 24 ans d’occupation indonésienne et trois ans d’administration transitoire américaine. Lors d’une visite récente aux États-Unis, le président Jose Ramos-Horta a fait part des efforts du pays pour la paix face à ses puissants voisins, et de ses difficultés notamment en matière d’éducation et de pauvreté.

La rencontre récente du président est-timorais et Prix Nobel de la paix Jose Ramos-Horta avec le cardinal Joseph W. Tobin, archevêque de Newark (États-Unis) et Mgr Manuel A. Cruz, évêque auxiliaire, a été une expérience de « fraternité et de leadership », a confié Mgr Cruz par la suite. Ramos-Horta a pu échanger avec eux le 30 avril, alors qu’il était de passage dans la région pour participer comme intervenant à un évènement organisé par l’université de Rutgers, à Newark. Lors de son passage, il a également visité la cathédrale du Sacré-Cœur de Newark. Le président timorais, qui a un diplôme honorifique de l’université de Rutgers, a aussi donné un discours durant la même journée sur le thème « leçons sur la guerre et la paix depuis un village en Asie du Sud-Est ».

Le Timor oriental, également connu sous le nom de « Timor Leste », est un petit pays d’Asie du Sud-Est qui a subi les occupations et les violences au cours des siècles. La nation majoritairement catholique comprend la moitié est de l’île du Timor – dont la partie ouest est administrée par l’Indonésie. Elle est devenue indépendante en 2002, après plus de 400 ans de colonisation portugaise, 24 ans d’occupation indonésienne et trois ans d’administration transitoire américaine. La population compte près de 97 % de catholiques, et le président est lui-même catholique convaincu.

En visitant la cathédrale-basilique de Newark, il s’est dit touché par le lieu, en particulier la chapelle Notre-Dame de Lourdes où saint Jean-Paul II a prié devant le Saint-Sacrement durant un voyage apostolique en 1995. « Il a été fortement frappé par la beauté de la cathédrale-basilique », a confié le cardinal Tobin au journal de l’archidiocèse de Newark. « Il a étudié en Europe où il a vu beaucoup d’autres bâtiments semblables, mais il ne s’attendait pas à en trouver dans le nord du New Jersey. »

Comme le « Cristo Rei » de Dili, de nombreux monuments illustrent la foi du Timor

« Il a confié combien son petit pays fait tout son possible pour vivre en paix avec ses très puissants voisins et en s’efforçant d’être une force pour la paix dans le monde », a ajouté le cardinal. « En raison de la pauvreté du pays, beaucoup de gens nés au Timor vivent aujourd’hui dans d’autres pays – notamment au Portugal et en Grande-Bretagne. C’est pourquoi il a visité les membres de la diaspora en les invitant à être des instruments de paix. » De son côté, Mgr Manuel A. Cruz s’est dit impressionné par cette rencontre avec Jose Ramos-Horta : « C’était une rencontre chaleureuse et cordiale, et c’était formidable de constater sa foi profonde et son profond désir de paix. » Selon les deux évêques, le président est quelqu’un de « très érudit » et « profondément inspiré par sa foi catholique ».

À Dili, la capitale est-timoraise, de nombreux monuments évoquent la lutte pour l’indépendance du pays mais aussi sa foi. La fameuse statue du Cristo Rei de Dili, une statue du Christ Roi de 27 mètres de hauteur qui surplombe la ville depuis une colline, et la statue de Marie érigée sur le mont Ramelau, point culminant du pays, illustrent une fervente dévotion au fil des siècles au Timor oriental. Ramos-Horta, qui a effectué son éducation au sein du système scolaire catholique, a poussé l’Église locale à s’engager pour un meilleur système éducatif, en affirmant que c’est un des plus grands problèmes du pays.

(Avec Ucanews)