Cambodge : la nouvelle église Saint-Joseph de Phnom Penh a été consacrée en présence de plus de 2 000 fidèles
Le 2 mai, la consécration de la nouvelle église Saint-Joseph a débuté avec une procession en présence de plus de 2 000 fidèles.
© Vicariat apostolique de Phnom Penh
Le 04/05/2026
Le 2 mai à Phnom Penh, la capitale cambodgienne, la nouvelle église Saint-Joseph a été consacrée et inaugurée par Mgr Olivier Schmitthaeusler, vicaire apostolique de Phnom Penh, en présence de plus de 2 000 fidèles et aux côtés des deux autres évêques du Cambodge (Mgr Ly, préfet apostolique de Kampong Cham et vicaire apostolique coadjuteur de Phnom Penh, et Mgr Figaredo, préfet apostolique de Battambang). Durant la célébration, Mgr Olivier a évoqué une nouvelle étape de la croissance de l’Église locale après l’ordination épiscopale de Mgr Ly en 2025.
Samedi 2 mai à 9 heures du matin, la nouvelle église Saint-Joseph de Phnom Penh a été consacrée par Mgr Olivier Schmitthaeusler, vicaire apostolique de Phnom Penh, en présence de plus de 2 000 fidèles. L’évêque a présidé la messe aux côtés des deux autres évêques du Cambodge : Mgr Pierre Suon Hang Ly, préfet apostolique de Kampong Cham et vicaire apostolique coadjuteur de Phnom Penh, et Mgr Enrique Figaredo Alvargonzalez, préfet apostolique de Battambang. Un nouvel évêque de Thaïlande, qui a également travaillé comme missionnaire au Cambodge, a également participé à la célébration (Mgr Paul Trairong Multree, évêque du diocèse de Surat Thani), ainsi que de nombreux prêtres, religieux, religieuses et laïcs.

La célébration a débuté avec une procession autour du nouvel édifice, qui mesure 49 m de long sur 30 m de large. Une fois dans l’église, avant la consécration de l’autel, Mgr Olivier a inséré des reliques de saints dans la pierre d’autel – une tradition qui remonte aux premiers temps du christianisme, quand les messes étaient célébrées sur les sites où avaient été tués les martyrs. Puis la pierre d’autel a été consacrée par l’onction d’huile sainte, et des navettes contenant de l’encens ont été déposées sur l’autel durant la prière de consécration. Enfin, une nappe blanche a recouvert l’autel, avant qu’il soit illuminé par des cierges en signe de la lumière du Christ ressuscité.
Comme l’a confié le vicariat de Phnom Penh sur sa page Facebook après la cérémonie, « ce magnifique bâtiment est plus qu’une simple structure de brique et de ciment. C’est un témoignage de la croissance de notre foi, de la solidarité de notre communauté, et de la Providence divine. Ce site sacré sera un lieu où nous nous rassemblerons pour prier et nous encourager les uns les autres ».
« C’est la joie du peuple de Dieu au Cambodge »
Dans son homélie, Mgr Olivier a décrit « la joie d’une église achevée, la joie d’avoir un lieu sacré digne pour louer le Seigneur ». « C’est la joie de notre peuple, du peuple de Dieu au Cambodge, d’avoir pu construire une magnifique église dans la ville de Phnom Penh pour célébrer, louer et rendre grâce au Seigneur », s’est-il réjoui en évoquant les épreuves qui ont retardé les travaux : le Covid-19, le conflit à la frontière khméro-thaïlandaise… Il a décrit une mosaïque de verre installée derrière l’autel, représentant les anges « qui aujourd’hui dansent et chantent de joie avec toutes les générations de chrétiens qui nous ont précédés dans le vicariat de Phnom Penh ». « C’est l’histoire de notre Église que nous voyons, avec ses premiers balbutiements, ses heures de gloire et ses heures sombres », a-t-il ajouté.
Le vicaire apostolique a également évoqué les documents de l’enquête diocésaine pour la béatification des douze présumés martyrs du Cambodge – Mgr Joseph Chhmar Samas et ses onze compagnons. « Ils seront remis par moi-même, le mercredi 27 mai, au Dicastère pour les causes des saints, au cours de notre visite Ad Limina à Rome. » Après l’ordination épiscopale de Mgr Ly en 2025, cette consécration est un nouveau signe de la croissance de la petite Église cambodgienne.
« Nous sommes au bord du Mékong, en face de l’ancien Carmel de Phnom Penh, à côté de l’église Saint-Pierre et Saint-Paul, où près de 600 chrétiens ont été tués en 1970. D’un fleuve autrefois rouge du sang de nos frères, à un fleuve de vie qui coule aujourd’hui… », a poursuivi Mgr Olivier. « Au bord du torrent, sur les deux rives, toutes sortes d’arbres fruitiers pousseront ; leur feuillage ne se flétrira pas et leurs fruits ne manqueront pas. Chaque mois, ils porteront des fruits nouveaux, car cette eau vient du sanctuaire. Leurs fruits serviront de nourriture, et leurs feuilles de remède. » (Ézéchiel 47, 12)
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