samedi 22 août 2026
Alors que plus d’un million de Rohingyas musulmans réfugiés au Bangladesh vivent les derniers jours du Ramadan dans les camps surpeuplés de Cox’s Bazar, Caritas Bangladesh cherche à bâtir des ponts entre les religions. À travers des rencontres et des actions de sensibilisation, l’organisation caritative catholique partage avec les réfugiés et les communautés d’accueil de la région le sens du Carême, en soulignant les valeurs communes de prière, de jeûne et de solidarité.
Selon une nouvelle étude publiée le 11 mars par le Pew Research Center, le déclin du bouddhisme en Asie de l’Est s’explique par une combinaison de facteurs démographiques, culturels et générationnels. Basée sur des entretiens menés à Tokyo et Séoul, l’enquête montre comment l’affaiblissement des traditions familiales, la pression de la vie moderne et une perception plus critique de la religion contribuent à l’éloignement progressif des jeunes, malgré la persistance d’un attachement culturel aux enseignements bouddhistes.
Dans l’actualité de la semaine en Asie : la Chine vient d’adopter une nouvelle loi censée promouvoir « l’unité ethnique » dans le pays, mais le texte entérine surtout une politique d’assimilation déjà largement à l’œuvre ; le 12 mars a marqué le premier voyage en six ans d’un train de voyageurs reliant les capitales chinoise et nord-coréenne ; les 7 et 8 mars, le Premier ministre taïwanais Cho Jung-tai a effectué une visite personnelle au Japon, ce qui risque d’aggraver les tensions avec Pékin ; au Japon, Instagram avertira les parents si leurs adolescents de 13 à 17 ans effectuent des recherches répétées sur le suicide ou l’automutilation sur la plateforme.
Après le soulèvement de la génération Z en septembre, Balendra Shah, ancien rappeur devenu politicien, s’est imposé comme l’un des porte-voix du mouvement. Cet homme de 35 ans s’apprête désormais à devenir le prochain Premier ministre après la victoire spectaculaire de son parti au scrutin législatif du 5 mars. Dans la petite nation himalayenne, son ascension fulgurante marque un rejet net de l’establishment politique qui a longtemps dominé le Népal. Elle ouvre aussi la perspective d’un nouveau départ, avec l’espoir de rétablir la stabilité politique et de créer des opportunités économiques.
L’Église népalaise accueille favorablement la victoire écrasante du Rastriya Swatantra Party (RSP) aux élections du 5 mars, qui bouleversent l’équilibre politique. Pour le père Silas Bogati, administrateur apostolique du vicariat apostolique du Népal, ce scrutin exprime le rejet massif de la classe politique traditionnelle par une population lassée de l’instabilité et de la corruption. Porté par les jeunes et par la figure de Balendra Shah, le nouveau parti réformateur suscite de fortes attentes, y compris parmi la minorité chrétienne.
Depuis plus de soixante-dix ans, l’Église catholique est présente au Népal à travers ses écoles, ses hôpitaux et ses œuvres sociales, largement respectés par la population. Pourtant, malgré cette influence institutionnelle, le nombre de catholiques reste très faible, autour de quelques milliers de fidèles. Dans un pays où les communautés protestantes et évangéliques connaissent une croissance rapide, cette situation interroge : la priorité donnée aux institutions a-t-elle freiné l’évangélisation et la formation de communautés de foi vivantes ?
Réunis à Séoul pour leur assemblée plénière de printemps, les évêques sud-coréens ont abordé plusieurs enjeux majeurs, de la paix dans la péninsule à la préparation des JMJ de Séoul 2027. Dans un message, le pape Léon XIV les a encouragés à promouvoir l’unité et la fraternité humaine afin de témoigner de « l’Évangile de la paix ». Ils ont aussi publié une déclaration dénonçant un projet d’assouplissement de la législation sur l’avortement, en appelant à renforcer la protection de la vie et le soutien aux familles pour bâtir une « culture de la vie ».
Le 11 mars 2011, un séisme suivi d’un tsunami provoquait l’accident nucléaire de Fukushima Daiichi, l’une des pires catastrophes industrielles de l’histoire. Quinze ans plus tard, le bilan humain continue d’évoluer : le nombre de décès indirectement liés à la catastrophe atteint désormais 3 810. Alors que le Japon tente de promouvoir la renaissance de la région et de relancer son tourisme, la catastrophe nourrit toujours les débats sur l’avenir du nucléaire dans l’archipel et dans la région, notamment parmi les Églises d’Asie de l’Est.
Au Pakistan, où les tensions religieuses restent vives et où les chrétiens sont parfois pris pour cible, des initiatives de dialogue se poursuivent. Dans plusieurs diocèses, des délégations catholiques ont participé à des repas de rupture du jeûne du Ramadan avec des responsables musulmans. Cette année, la coïncidence du Carême et du Ramadan a renforcé ces rencontres interreligieuses, marquées par des prières communes pour la paix, alors que les tensions liées à la guerre au Moyen-Orient ravivent les inquiétudes dans le pays.
L’archevêque de Séoul, Mgr Pierre Chung Soon-taek, a rencontré le pape Léon XIV le 5 mars au Vatican afin de lui présenter l’avancée des préparatifs des Journées mondiales de la jeunesse (JMJ) prévues à Séoul du 3 au 8 août 2027. Selon l’archidiocèse de la capitale sud-coréenne, le pape a exprimé sa joie et sa hâte de se rendre en Corée pour rencontrer les jeunes du monde entier. Le même jour, une réunion internationale en ligne a rassemblé 250 délégués, marquant une nouvelle étape dans l’organisation de l’événement.
Le cardinal philippin Pablo Virgilio David, vice-président de la Fédération des conférences épiscopales asiatiques (FABC), réagit à l’escalade militaire au Moyen-Orient en mettant en garde contre une guerre moderne de plus en plus déshumanisée, menée à distance par drones, satellites et systèmes d’intelligence artificielle. Derrière les écrans des centres de commandement, rappelle-t-il, les frappes continuent pourtant de toucher des villes, des familles et des civils, tandis que la région reste sous la menace d’un conflit élargi.
Ces derniers jours, les événements qui ébranlent durement le Moyen-Orient et inquiètent le concert des nations suscitent immanquablement diverses ondes de choc en Asie. Celles-ci s’étendent sur un large spectre de réactions mêlant critiques, appréhensions et offres de médiation. Retour, dans les quelques paragraphes ci-dessous et par sous-ensembles géographiques, sur les principales postures et faits marquants. À commencer par le sous-continent indien, dont le Pakistan et l’Afghanistan qui jouxtent géographiquement le territoire iranien. Par le géopolitologue Olivier Guillard.