lundi 20 avril 2026
Ce mercredi 4 juin, Taipei s’est joint aux nombreuses voix internationales qui ont commémoré le 36e anniversaire du massacre survenu en 1989 sur la place Tiananmen (« place de la porte de la paix céleste ») à Pékin, quand l’armée chinoise a tiré sur la foule de manifestants prodémocratie en causant de nombreuses victimes. Les veillées aux chandelles hongkongaises du 4 juin ont été interdites en 2020, mais d’autres commémorations ont lieu notamment à Taïwan, où le président Lai Ching-te a pris la parole à cette occasion.
Le 15 novembre 2013 dans la paroisse rurale de Vilakkannur, dans l’archidiocèse syro-malabar de Thalassery (au Kerala dans le sud de l’Inde), le visage du Christ est apparu sur une hostie durant une messe. Après des études théologiques et scientifiques approfondies en Inde et au Vatican, le Saint-Siège a annoncé son « Nihil obstat » (rien ne s’y oppose) en mars, confirmant le premier miracle eucharistique de l’Inde. Près de 10 000 fidèles étaient rassemblés le 31 mai au village de Vilakkannur pour la déclaration officielle du miracle.
Entre trois diocèses actuellement vacants et six autres dont les évêques auront bientôt dépassé l’âge limite de 75 ans, les Philippines, le plus grand pays catholique d’Asie, pourraient bientôt se retrouver avec neuf sièges épiscopaux vacants, dans une nation dont la population compte toujours sur le rôle de ses évêques face aux diverses crises sociopolitiques qu’elle traverse.
Le 26 mai, l’archidiocèse de Cuttack Bhubaneswar a célébré l’inauguration de la nouvelle église Saint-Michel-Archange, sur le site du martyre du jeune chrétien Matthieu Nayak, tué lors des massacres antichrétiens de 2008 en Orissa, dans l’est de l’Inde. Ce dernier a été brûlé vif il y a 17 par une foule d’extrémistes hindous. Mgr John Barwa, archevêque de Cuttack Bhubaneswar, a salué cette inauguration comme un « signe d’espérance ». La nouvelle église se dresse à côté de l’ancienne église Saint-Michel détruite durant les violences.
Cette semaine, du 26 au 30 mai, a eu lieu le 8e Colloque bouddhistes-chrétiens à Phnom Penh, au Cambodge, sur le thème « bouddhistes et chrétiens travaillent ensemble pour la paix par la réconciliation et la résilience », en présence de 150 participants dont 100 locaux (50 catholiques et 50 bouddhistes) et 50 internationaux. La rencontre était coorganisée par le dicastère pour le Dialogue interreligieux et l'Église catholique du Cambodge, aux côtés de plusieurs institutions catholiques et bouddhistes cambodgiennes.
En ouvrant le 8e colloque bouddhiste-chrétien à Phnom Penh, le 27 mai à Phnom Penh, le cardinal George Koovakad, préfet du dicastère pour le Dialogue interreligieux, a appelé les fidèles des deux communautés à puiser dans leurs traditions religieuses respectives afin de construire la paix par la réconciliation et la résilience. Mgr Olivier Schmitthaeusler, vicaire apostolique de Phnom Penh, a accueilli la délégation internationale par un message de gratitude et d’espoir, en louant l’atmosphère interreligieuse paisible du Cambodge.
Alors que le 8e colloque bouddhiste-chrétien vient de s’achever dans la capitale cambodgienne, en présence de quelque 200 participants nationaux et internationaux, plusieurs responsables catholiques et bouddhistes ont partagé leurs réflexions, notamment le vice-président du Conseil suprême de la Sangha bouddhiste et le ministre des Cultes et des Religions. Le père Will Conquer, missionnaire au Cambodge, évoque « un sommet de fraternité et de simplicité qui fait goûter à l’harmonie exceptionnelle qui règne depuis trois décennies au Cambodge ».
Dans l’actualité de la semaine en Asie : le 46e sommet de l’Asean (Association des nations d’Asie du Sud-Est) a eu lieu a eu lieu les 26 et 27 mai à Kuala Lumpur ; du 25 au 30 mai, Emmanuel Macron a effectué une tournée dans trois pays d’Asie du Sud-Est (Vietnam, Indonésie puis Singapour) ; le 24 mai pour la Journée mondiale de prière pour l’Église en Chine, Léon XIV a appelé les catholiques chinois à être des « témoins joyeux, même au milieu des épreuves », cette semaine, le cardinal Ranjith, archevêque de Colombo, a confié qu’après la « grave crise sociale et économique » qui a marqué le Sri Lanka, « un nouvel espoir renaît ».
Le sommet de l’Association des nations d’Asie du Sud-Est (Asean) s’est tenu les 26 et 27 mai à Kuala Lumpur. La déclaration adoptée à la suite de la rencontre décrit
Des sentiments mitigés prévalent ces derniers jours à Taipei, la capitale de l’ancienne Formose, la belle île (formosa en portugais) devenue l’île rebelle au fil de ses décennies de résistance aux revendications territoriales et politiques de Pékin. Le géopolitologue Olivier Guillard dresse ici le bilan de la situation du pays, un an après le début du mandat du président Lai Ching-te, qui a marqué sa première année à la tête du gouvernement ce mardi 20 mai.
Alors que l’Inde et le Pakistan se sont affrontés militairement durant quatre jours avant de conclure un cessez-le-feu le 10 mai, l’Inde a abruptement suspendu le traité de l’Indus avec le Pakistan. La rupture de cet accord, qui régissait le partage des eaux entre les deux nations depuis plus de six décennies, est perçue comme une arme redoutable. Elle transforme un fleuve nourricier en otage de tensions géopolitiques, au détriment des populations.
Cette semaine, face à l’escalade des tensions entre l’Inde et le Pakistan depuis le 22 avril au Cachemire, le cardinal indien Oswald Gracias (80 ans, Mumbai) et le cardinal pakistanais Joseph Coutts (79 ans, Karachi) ont tous deux pris la parole pour appeler à la paix dans la région, en rappelant que les deux nations sont sœurs. « Nous avons la même culture, les mêmes traditions », rappelle le cardinal Gracias. De son côté, le cardinal Coutts signale que « nous sommes les enfants d’une seule mère, comme le disait Mahatma Gandhi ».