Birmanie : les évêques appellent à une journée de prière et de jeûne pour la paix
Le 26 mars a été désigné comme journée de prière et de jeûne pour la paix par les évêques birmans.
© Catholic Bishops’ Conference of Myanmar
Le 20/03/2026
Le jeudi 26 mars prochain, face à la guerre civile et aux souffrances qu’elle engendre depuis le coup d’État de 2021, les évêques catholiques de Birmanie annoncent une journée spéciale de prière et de jeûne pour la paix. Dans un message empreint d’espérance adressé aux « enfants de Dieu », ils invitent les fidèles à vivre cette initiative à l’approche de la Semaine Sainte et des fêtes pascales, dans un esprit d’unité, de compassion et d’engagement concret pour la réconciliation nationale et la guérison d’un pays profondément meurtri.
Dans un message publié le 13 mars, la Conférence des évêques catholiques de Birmanie (CBCM) a désigné le jeudi 26 mars comme journée de prière et de jeûne pour la paix, alors que le pays d’Asie du Sud-Est continue de subir la guerre civile et la crise globale qui ont été provoquées par le coup d’État militaire de 2021.
La lettre, signée par le cardinal Charles Maung Bo, président de la CBCM, et par Mgr Noel Saw Naw Aye, secrétaire général, s’adresse à tous les « enfants de Dieu », en souhaitant que « la paix de Jésus Christ soit avec tous ».
À l’approche de la Semaine Sainte et des fêtes pascales, les évêques birmans rappellent que « pour l’Église catholique, le temps saint du Carême est l’occasion de redoubler d’efforts dans la pénitence, la conversion du cœur et la relation intime avec Dieu ». Ils ajoutent que cette période sainte du Carême encourage les fidèles catholiques à approfondir leur engagement dans la prière, le jeûne et la charité.
Ils insistent en particulier sur la nécessité de prier spécialement pour la paix, non seulement en Birmanie, mais aussi dans toutes les zones de conflits à travers le monde, notamment au Moyen-Orient. « Nous vous remercions sincèrement pour vos prières pour la paix. Comme le rappelle aussi Sa Sainteté le pape Léon XIV, la paix est bâtie sur l’expérience concrète de l’amour, de la compassion et de la compréhension mutuelle dans la vie quotidienne ».
« Nous continuons de porter la Croix au milieu du conflit »
Dans cet esprit, la Conférence épiscopale birmane a désigné le 26 mars comme « journée spéciale de prière fervente et de jeûne pour la Birmanie », en encourageant les fidèles à participer à cette initiative en priant « pour que Dieu donne sa paix au monde et à la Birmanie, et que grandissent la compréhension mutuelle et l’unité ».
Le pays est en effet confronté à une instabilité politique prolongée et à la guerre depuis la prise de pouvoir militaire de 2021, et de nombreuses communautés ont subi des déplacements de population, des difficultés économiques et des violences.
C’est pourquoi les évêques invitent à jeûner pour « s’unir aux souffrances de Jésus Christ, en offrant nos souffrances pour la conversion et l’unité des cœurs ». Enfin, ils demandent de mettre en œuvre des efforts de charité en « venant en aide aux personnes souffrantes et en faisant des dons ».
Le cardinal Bo, archevêque de Rangoun, et Mgr Saw, évêque auxiliaire, terminent leur lettre en invitant à « garder dans nos cœurs la prière de saint François d’Assise pour la paix ». La journée de prière et de jeûne du 26 mars vise à unir la communauté catholique de Birmanie dans un appel collectif à la paix, à la guérison et à la réconciliation dans le pays.
Comme l’a déclaré récemment le père Girish Santiago, supérieur jésuite, interrogé par l’agence Licas, « pour nous, ce temps de Carême n’est pas seulement une période de renoncement, mais un cheminement spirituel qui fait écho aux souffrances qui nous entourent ». Le prêtre a rappelé que le Carême se déroule dans l’ombre de la guerre en Birmanie, non seulement depuis cinq ans mais aussi « depuis sept décennies ». « Nous continuons de porter la Croix au milieu du conflit », a-t-il assuré en demandant la paix intérieure et la réconciliation nationale.
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