mercredi 09 septembre 2026
Le 19 juin au Vatican, le pape François a évoqué son attachement à la Chine durant l’audience générale place Saint-Pierre, en appelant à continuer de prier « pour le noble peuple chinois, si courageux et qui a une si belle culture ». Il a prononcé ces paroles en présence d’une délégation honorant la mémoire du cardinal Costantini, qui a « tracé la voie que l’Église continue de suivre aujourd’hui » lors du 1er Concile de Shanghai (1924). Durant l’audience, le pape a aussi évoqué la Birmanie en appelant à prier « chaque jour pour la paix ».
Le 15 juin, Aung San Suu Kyi, actuellement détenue par la junte birmane, a reçu la citoyenneté honoraire d’Abbiategrasso (près de Milan, Italie) – une décision prise par la ville afin d’attirer l’attention sur la situation que vit le peuple birman, aux prises avec « une guerre oubliée ». La cérémonie a eu lieu en présence de son fils Kim Aris, 47 ans, qui se dit confiant que les violences prendront fin et que l’armée sera vaincue. Pour lui, la seule issue est la voie de la paix, à condition que les facteurs qui la menacent soient supprimés, à savoir les discriminations, les inégalités et la pauvreté.
Dans une interview publiée initialement le 15 juin, le cardinal Sebastian Francis, archevêque de Penang, explique que la Malaisie est caractéristique de ce qu’est l’Asie. Il parle d’un « pluralisme intéressant qui rend le pays vraiment asiatique » et d’un « microcosme au sein duquel chacun fait l’expérience de ce qui constitue l’Asie. » Face à des courants politiques privilégiant les musulmans malais, il ajoute qu’aujourd’hui, « une nation démocratique comme la nôtre ne peut pas choisir d’être entièrement monoculturelle et monoreligieuse ».
Le 14 juin, le parlement japonais a approuvé une nouvelle loi qui permet plus de flexibilité et de plus longs séjours pour les travailleurs étrangers dans le pays. Une mesure prise parmi d’autres par Tokyo face à la crise démographique, responsable d’une pénurie de main-d’œuvre dans certains secteurs professionnels comme l’industrie, l’agriculture ou le bâtiment. Le 29 mars dernier, le gouvernement a aussi ouvert le statut de « travailleur qualifié et spécialisé » (créé en 2019) à quatre régions supplémentaires dans le monde.
La Birmanie, le Cambodge et le Laos sont cités dans le dernier rapport de l’Institut des États-Unis pour la paix comme étant l’épicentre de la traite des êtres humains et du crime organisé, « qui évolue rapidement pour devenir le plus puissant réseau criminel de l’ère moderne ». Le rapport, intitulé « criminalité transnationale en Asie du Sud-Est : une menace croissante pour la paix et la sécurité mondiale », accuse les pays d’être impliqués dans la traite des personnes, le travail forcé, les centres d’arnaque en ligne et les jeux clandestins.
« Une fois de plus, le monde semble laisser tomber un peuple désespéré », a déclaré récemment Tom Andrews, rapporteur spécial des Nations Unies sur la situation des droits de l'homme en Birmanie. Le père Aung Kyaw Thun (nom d’emprunt) décrit la situation en Birmanie depuis le coup d’État de février 2021. Alors que la guerre civile semble s’enliser, le prêtre décrit les peines du peuple birman qui reste « courageux et résilient », mais aussi les humbles joies quotidiennes des communautés chrétiennes locales qui résistent à la crise.