vendredi 13 février 2026
À Penang, ce lundi 29 septembre 2025, le père Jean L’Hour, MEP, est intervenu dans la matinée du premier jour des célébrations du 360e anniversaire du Collège Général de Penang, séminaire fondé en 1665 à Ayutthaya (Siam) par les MEP. Le prêtre a rendu grâce durant son intervention, pour ce retour en ce lieu où il a passé les premières années de sa vie missionnaire, en s’adressant aux évêques, cardinaux, prêtres, laïcs, anciens élèves et invités présents, dont le cardinal Francis de Penang et le cardinal Goh de Singapour.
Le Collège Général, situé sur la colline de Tanjung Bungah (dans l’île de Penang, sur la côte nord-ouest de la péninsule malaisienne), est un séminaire catholique qui a formé des générations de prêtres pour l’Église en Malaisie et en Asie. Il a fêté ces jours-ci, du 29 septembre au 1er octobre, les 360 ans de sa fondation, en 1665 à Ayutthaya (Siam) par les Missions Étrangères de Paris. Déplacée plusieurs fois en Thaïlande, au Vietnam et en Inde, cette institution s’est finalement installée définitivement à Penang en 1808. Entretien avec le recteur, le père Ryan Innas Muthu, qui évoque un héritage de foi, de sacrifice et de mission qui continue de porter des fruits dans l’Église aujourd’hui, en Asie et en Malaisie. Interview.
Aux Philippines, la santé est loin d’être un domaine strictement médical. Les politiques de santé publique sont en effet largement influencées par les problèmes sociaux et la pauvreté massive, mais également la chrétienté. Depuis quelques années, la question de la santé mentale a fait son entrée dans la redéfinition des politiques de santé publique par les autorités. Cette ouverture s’accompagne d’une forte présence des groupes religieux : les missions médicales organisées dans les quartiers populaires en donnent un aperçu concret, puisqu’elles montrent comment l’approche « biopsychosociale-spirituelle » , promue par les autorités, redonne une place centrale aux responsables religieux dans le soin.
Aux Philippines, la foi chrétienne est partout : dans les rues, les fêtes, la politique et les conversations quotidiennes. Longtemps, le catholicisme a semblé indétrônable, héritage de la colonisation espagnole et ciment de l’identité nationale. Pourtant, les statistiques montrent un glissement discret mais significatif : de plus en plus de Philippins se tournent vers les groupes évangéliques dits « born again ». Ces communautés, moins hiérarchiques et plus festives, séduisent en particulier les jeunes. Derrière ce mouvement se cachent des enjeux religieux, sociaux et politiques : crise de légitimité du catholicisme, critiques d’un clergé jugé trop rigide, et émergence d’une spiritualité plus personnelle, joyeuse et directe.
Le 21 septembre, plusieurs milliers de Philippins ont manifesté à Manille et dans d’autres grandes villes de l’archipel à l’occasion du mouvement populaire « Trillion Peso March » (1 000 milliards de pesos philippins, 15 milliards d’euros, correspondant aux sommes perdues ces dix dernières années dans la corruption autour des projets d’infrastructures anti-inondations « fantômes », car jamais construites). Le même jour, le cardinal Tagle a célébré la messe dans la capitale, en demandant aux dirigeants d’agir comme des « intendants fidèles » et non comme des « voleurs ». L’Église locale s’est activement engagée aux côtés des manifestants contre la corruption massive aux Philippines.
Pour le cardinal George Jacob Koovakad, préfet du dicastère pour le Dialogue interreligieux, l’identité catholique n’est pas compromise par le dialogue interreligieux, qu’il décrit comme comme une voie nécessaire vers l’avant dans un monde de plus en plus sombre et divisé. Le cardinal indien a accordé récemment une interview à l’occasion du 8e Congrès des responsables des religions mondiales et traditionnelles, qui s’est tenu les 17 et 18 septembre au Kazakhstan sur le thème « Dialogue des religions : synergie pour l'avenir ».
Ce samedi 20 septembre, la Conférence épiscopale indienne (CCBI) a annoncé que le pape Léon XIV, par l’intermédiaire du dicastère pour le Culte divin et la Discipline des sacrements, a
Le pape Léon XIV a reçu la communauté catholique indonésienne de Rome au Vatican ce lundi 22 septembre au matin à l’occasion du 1er anniversaire du voyage du pape François en Indonésie (du 3 au 6 septembre 2024) et du 75e anniversaire des relations diplomatiques entre le Saint-Siège et l’Indonésie (en 1950). Dans son discours, le Saint-Père a fait part de sa gratitude pour les « liens forts » que les Indonésiens de Rome maintiennent avec leurs « voisins chrétiens et non chrétiens », y voyant l’exemple d’une « culture de la rencontre ».
Ce dimanche 21 septembre, le P. Gianni Criveller, sinologue, de l’Institut pontifical des Missions étrangères, a publié un commentaire sur les dernières paroles du pape Léon XIV à propos de la Chine, dévoilées ces derniers jours dans le nouveau livre entretien « Léon XIV, citoyen du monde, missionnaire du XXIe siècle » : « Il garantit la continuité des choix précédents, conscient qu’il y a du temps d’ici la prochaine échéance de l’accord en 2028. Mais il dit aussi qu’il écoute les communautés ‘souterraines’ qui (à tort ou à raison) se sont senties sacrifiées. Pour que la version du gouvernement ne soit pas la seule dans cette affaire ecclésiastique complexe et douloureuse. »
Alors que la nouvelle Première ministre intérimaire népalaise Sushila Karki a été nommée ce 12 septembre, le géopolitologue Olivier Guillard analyse la crise népalaise vue de Pékin et de New Delhi. Les deux géants asiatiques, qui livrent de longue date une course à l’influence dans au Népal, ont suivi de près les événements, d’un côté avec pragmatisme et de l’autre avec inquiétude. C’est en effet le 3e gouvernement d’Asie du Sud à tomber après le Sri Lanka en 2022 et le Bangladesh l’an dernier.
Au Népal, lors des récentes manifestations ayant conduit à la chute du gouvernement, certains groupes ont relancé la demande d’un retour de la monarchie et du rétablissement de l’hindouisme comme religion d’État. Les mouvements royalistes et hindouistes exploitent ainsi la colère populaire face à l’instabilité politique, tandis que se pose la question de l’influence indienne. Bien que minoritaires au Parlement népalais, ces mouvements pro-hindous pèsent sur le débat national, révélant les attentes d’une partie de la population en quête de repères dans un Népal où la République peine à tenir ses promesses.
Au Népal, la révolte déclenchée début septembre s’est rapidement transformée en un soulèvement de la jeunesse contre la corruption, le népotisme et l’absence de perspectives. Face à la crise, le Premier ministre K. P. Sharma Oli a démissionné et le parlement a été dissous, ouvrant la voie à un gouvernement intérimaire dirigé par Sushila Karki, première femme nommée à ce poste, chargée de préparer les élections en mars 2026. Si cette transition suscite l’espoir d’un renouveau démocratique, elle met aussi en lumière l’instabilité chronique de l’ancien royaume himalayen, pris entre demandes pressantes de réformes et risques de déraillement politique, dans un contexte de grande pauvreté.