mardi 11 août 2026
D’après un rapport publié le 28 avril par l’ONG sud-coréenne Transitional Justice Working Group (TJWG), les exécutions en Corée du Nord ont fortement augmenté pendant la pandémie de Covid-19. Entre 2020 et 2024, au moins 153 personnes ont été exécutées ou condamnées à mort, contre 44 au cours des cinq années précédentes. Les crimes les plus fréquemment invoqués sont liés à la religion, à la « superstition » et aux contenus culturels étrangers, tels que la K-pop et les K-dramas. Après une baisse entre 2015 et 2019 sous la pression internationale, les exécutions ont de nouveau augmenté en 2020 avec la fermeture des frontières.
Saint Jean-Paul II (1920–2005), saint André Kim Taegon (1821–1846) et ses compagnons, sainte Françoise Xavier Cabrini (1850–1917), sainte Joséphine Bakhita (1869–1947) et saint Carlo Acutis (1991–2006) : ce sont les cinq saints patrons annoncés dimanche 26 avril par les organisateurs des Journées mondiales de la jeunesse (JMJ) qui se dérouleront à Séoul en août 2027. Ils ont été choisis à l’issue d’un processus de sélection et de discernement entamé fin 2024, et veulent proposer aux jeunes cinq modèles de foi auxquels ils peuvent s’identifier.
Le 23 avril, la paroisse Saint-François-Xavier de Cholon, à Saïgon (Hô-Chi-Minh-Ville, dans le sud du Vietnam) a accueilli les reliques de saint Joseph Yuan Zaide (1766-1817), prêtre chinois martyrisé au XIXe siècle. Fidèles vietnamiens et chinois se sont rassemblés en grand nombre pour cette célébration solennelle, marquée par une procession et une messe bilingue. Don des Missions Étrangères de Paris, ces reliques rappellent le témoignage héroïque de ce prêtre martyr du Sichuan, canonisé en 2000, et appellent à dépasser les différences culturelles pour vivre une communion authentique dans le Christ.
En Inde, où près de 15,6 millions d’avortements sont pratiqués chaque année, sœur Paulina Melite alerte sur une crise à la fois sociale, culturelle et spirituelle. À la tête du réseau pro-vie national, elle plaide pour une mobilisation renforcée face à l’évolution du cadre légal et au manque de sensibilisation dans le pays. Entre action pastorale, engagement public et initiatives interreligieuses, elle appelle à une prise de conscience immédiate pour défendre la dignité de toute vie humaine.
Plus d’un siècle après avoir accompli un parcours médical hors du commun, l’Indienne Jamini Sen retrouve sa place dans l’histoire grâce à la publication d’un ouvrage qui lui est consacré. Écrit par sa petite-nièce Deepta Roy Chakraverti, The Life of One of British India’s First Women Doctors (« La vie de l’une des premières femmes médecins de l’Inde britannique », Penguin Random House India) redonne une voix à une figure exceptionnelle, longtemps reléguée aux marges et presque effacée de la mémoire collective.
Plusieurs responsables chrétiens ont salué un projet de loi approuvé le 16 avril dans l’État indien du Karnataka, visant à lutter contre les discriminations de caste dans l’enseignement supérieur. Baptisé « Rohith Vemula Bill », ce texte s’inscrit dans une dynamique nationale de prise de conscience des inégalités persistantes au sein des universités. Inspirée par le destin tragique de l’étudiant Rohith Vemula, la réforme entend garantir le droit à l’éducation et à la dignité pour les étudiants issus des castes marginalisées, en particulier les dalits (anciennement appelés « intouchables ») et les adivasis (populations aborigènes).
Le 21 avril, l’archidiocèse de Dacca, la capitale bangladaise, a lancé officiellement les célébrations de son jubilé de diamant, marquant 75 ans depuis son élévation au rang d’archidiocèse métropolitain. Une messe solennelle a été célébrée dans la cathédrale Sainte-Marie, au nord du Vieux-Dacca. Des événements festifs et culturels ont jalonné la journée, en présence d’au moins 400 fidèles et 75 prêtres. L’Église locale est reconnue pour ses services en matière d’éducation, de santé, d’évangélisation et de développement social.
Alors que les célébrations de Pâques ont ravivé les souvenirs de cette première année, douze mois plus tard, comment l’Église en Chine perçoit-elle le nouveau pontificat ? Dans cette analyse, un observateur familier du parcours de l’Église en Chine continentale estime que les propos du pape Léon XIV traduisent clairement l’image du « pasteur qui sent l’odeur de ses brebis » dont parlait le pape François. C’est pourquoi les fidèles espèrent aujourd’hui un changement porteur d’espoir pour l’avenir des catholiques chinois.
Mardi 21 avril, le Sri Lanka a commémoré le 7e anniversaire des attentats du dimanche de Pâques. Sept ans après, l’Église locale renouvelle son appel à la vérité et à la justice, tandis que les enquêtes progressent malgré des résistances. Le 21 avril 2019, des attentats-suicides coordonnés ont frappé trois églises et trois hôtels de Colombo et Negombo, causant 269 morts dont 42 étrangers et près de 500 blessés. Ces attaques demeurent les actes de violence les plus meurtriers qu’ait connus le pays depuis la fin de la guerre civile.
Le 19 avril dans la cathédrale de Myeongdong, l’archidiocèse de Séoul a mobilisé les paroisses en première ligne des préparatifs des Journées mondiales de la jeunesse (JMJ) de Séoul 2027, en plaçant les communautés locales au cœur de l’organisation de l’événement international et de l’accueil des jeunes. Cette mesure fait passer la préparation de la rencontre catholique d’un effort centralisé à une mission basée sur les paroisses, celles-ci étant chargées d’accueillir les pèlerins et de coordonner la logistique.
Face à la crise du détroit d’Ormuz, Singapour a attiré l’attention sur les principaux « goulets d’étranglement » ou « passages maritimes stratégiques ». À commencer par le détroit de Malacca, par lequel transite presque un tiers du pétrole mondial. C’est aussi le plus fréquenté en termes de volume de transport maritime (24 % du commerce maritime mondial et un tiers du commerce international). Le « dilemme de Malacca » a poussé la Chine à diversifier ses routes et infrastructures afin de réduire sa vulnérabilité stratégique.
Le président de l'Assemblée nationale à Hanoï a remis au pape une lettre du président vietnamien, qui détient désormais fermement le pouvoir. Le cardinal Parolin devrait se rendre prochainement au Vietnam afin d'établir des relations diplomatiques officielles. Une visite de Léon XIV en 2027 est également envisagée, la même année que les JMJ de Séoul. Ce sont précisément les désaccords internes concernant l'équilibre des pouvoirs politiques locaux qui ont ralenti les préparatifs de la visite du pape, si attendue par la communauté catholique.