vendredi 13 février 2026
Une délégation du dicastère pour les Laïcs, la Famille et la Vie, responsable des Journées mondiales de la jeunesse (JMJ), s’est rendue en Corée du Sud du 8 au 13 juillet, afin de rencontrer le comité d’organisation local de Séoul, qui accueillera la prochaine édition en 2027. Une première visite avait eu lieu en 2024. Gleison De Paula Souza, secrétaire du dicastère, a exprimé ses attentes en soulignant que « les prochaines JMJ de Séoul 2027 seront un signe de l’espérance du Christ pour les jeunes en Corée et à travers le monde ».
Du jeudi 10 au dimanche 13 juillet, l’archidiocèse de Séoul a organisé le 10e DMZ World Youth Peace Pilgrimage, un pèlerinage annuel pour la paix organisé tous les ans dans la zone démilitarisée, à la frontière intercoréenne. Près de 40 jeunes de Séoul ont participé à l’événement afin de prier pour la paix intercoréenne et la paix mondiale. Selon le communiqué publié le 15 juillet après l’événement, « il ne peut y avoir de paix mondiale sans la paix dans la péninsule coréenne ».
Ce vendredi 11 juin, l’ancienne prison M-13, le musée du génocide de Tuol Sleng (ancien centre S-21) et le centre d’exécution de Choeung Ek, trois sites situés autour de Phnom Penh, ont été inscrits au patrimoine mondial de l’Unesco (à l’occasion de la 47e session du Comité du patrimoine mondial de l’Unesco, à Paris du 6 au 16 juillet). Selon Youk Chhang, survivant des « champs de la mort » et directeur du Centre de documentation du Cambodge, « l’enseignement de l’histoire des Khmers Rouges sera ainsi plus efficace et plus pertinent ».
La ministre cambodgienne de la Culture et des Beaux-Arts, Phoeurng Sackona, a exprimé publiquement ses préoccupations le 10 juillet à Paris lors de la 47ᵉ session du Comité du patrimoine mondial de l’Unesco, en appelant l’organisation internationale à examiner avec attention une reproduction à grande échelle du temple d’Angkor Wat dans la province de Buri Ram, en Thaïlande. Le Cambodge dénonce une atteinte à l’intégrité et à l’identité culturelle khmères.
Une fois encore, une pesante atmosphère de « fin de règne » enveloppe Bangkok, l’effervescente capitale de ce royaume majoritairement bouddhiste du Sud-Est asiatique. Son gouvernement civil est si affaibli que nombre de Thaïlandais et d’observateurs extérieurs prédisent qu’il ne passera pas l’été. Peut-être à raison, tant les nuages s’accumulent dernièrement, alors que s’obscurcit l’horizon politique de la Première ministre Paetongtarn Shinawatra (du parti Pheu Thai, populiste), au pouvoir presque par défaut depuis août 2024.
Deux semaines après la nomination de Mgr Pierre Suong Hang Ly comme vicaire apostolique coadjuteur de Phnom Penh, Mgr Olivier Schmitthaeusler, MEP, à la tête du vicariat depuis 2010, revient sur cette nouvelle étape historique pour l’Église locale. Il rappelle qu’en tant que missionnaire, il reste l’un des seuls évêques encore étrangers en Asie. Il estime que pour l’Église au Cambodge, « le moment était venu de s’enraciner davantage sur sa terre » : « Une nouvelle page s’ouvre avec un clergé local qui construit cette Église aujourd’hui. »
Le 3 juillet dans la ville de Chennai (anciennement Madras, sur la côte est indienne), le sanctuaire national Saint-Thomas a été élevé au rang de basilique mineure, par décret du Saint-Siège, à l’occasion de la fête de saint Thomas apôtre. Le nonce apostolique en Inde, Mgr Girelli, a présidé la cérémonie en présence de plusieurs milliers de fidèles, aux côtés de nombreux cardinaux et évêques indiens. Pour l’Église locale, c’était une occasion de réaffirmer les racines apostoliques du pays, ancrées dans le martyre de saint Thomas.
Le président Lee Jae-myung, élu le 3 juin, a rencontré le cardinal Lazarus You Heung-sik, préfet du dicastère pour le Clergé. Ils ont échangé au bureau présidentiel, alors que le cardinal sud-coréen, qui réside au Vatican, est de passage en Corée. Le président Lee a confié qu’il espère rencontrer Léon XIV bientôt et que sa visite à Séoul en 2027 pour les JMJ sera une étape historique. Il a également proposé que le pape se rende en Corée du Nord à cette occasion, pour soutenir la paix dans la péninsule.
En Birmanie, selon les chiffres publiés par la Banque mondiale, la crise économique risque encore de s’aggraver, quatre mois après le séisme du 28 mars. Le rapport annonce une prévision de récession de 2,5 % du PIB pour l’année 2025/2026, tandis que les dégâts directement causés par le tremblement de terre sont estimés à 11 milliards de dollars. Les groupes religieux continuent d’aider la population, mais le taux de pauvreté, qui était déjà de plus de 30 % avant la catastrophe, risque d’augmenter.
Du 5 au 7 juillet, les évêques philippins étaient rassemblés pour leur 130e assemblée plénière à Anda, sur la côte est de l’île de Bohol dans la région des Visayas centrales. À cette occasion, ils ont élu Mgr Gilbert Garcera, évêque de Lipa (province de Batangas, à 80 km de Manille), comme prochain président de la Conférence épiscopale philippine (CBCP). Âgé de 66 ans, il doit succéder en novembre au cardinal Pablo Virgilio David (66 ans, évêque de Caloocan), dont c’est le deuxième mandat. Léon XIV s'est adressé pour la première fois à la CBCP à cette occasion.
Ce dimanche 6 juillet, le 14e Dalaï-Lama, Tenzin Gyatso, fête ses 90 ans. Le chef spirituel des Tibétains vit en exil depuis 1959 à Dharamsala, dans le nord de l’Inde, après avoir fui la répression chinoise. Figure universelle, sa voix a traversé les décennies, plaidant pour la non-violence, l’autonomie relative du Tibet, le dialogue interreligieux et la sagesse bouddhiste. À l’occasion des festivités organisées cette semaine en son honneur, il a engagé un ultime bras de fer avec Pékin, remettant sur le devant de la scène l’enjeu sensible de sa succession.
Ce mardi 1er juillet à Hong-Kong, alors que la ville célébrait le 28e anniversaire de la rétrocession de Hong-Kong à la Chine en 1997, le chef de l’exécutif hongkongais, John Lee, a salué la sécurité et la compétitivité croissantes de la ville. À cette occasion, analystes et critiques ont dénoncé la répression de la dissidence en vertu de la loi sur la sécurité nationale, entrée en vigueur il y a cinq ans, le 30 juin 2020.