mardi 31 mars 2026
Après le soulèvement de la génération Z en septembre, Balendra Shah, ancien rappeur devenu politicien, s’est imposé comme l’un des porte-voix du mouvement. Cet homme de 35 ans s’apprête désormais à devenir le prochain Premier ministre après la victoire spectaculaire de son parti au scrutin législatif du 5 mars. Dans la petite nation himalayenne, son ascension fulgurante marque un rejet net de l’establishment politique qui a longtemps dominé le Népal. Elle ouvre aussi la perspective d’un nouveau départ, avec l’espoir de rétablir la stabilité politique et de créer des opportunités économiques.
L’Église népalaise accueille favorablement la victoire écrasante du Rastriya Swatantra Party (RSP) aux élections du 5 mars, qui bouleversent l’équilibre politique. Pour le père Silas Bogati, administrateur apostolique du vicariat apostolique du Népal, ce scrutin exprime le rejet massif de la classe politique traditionnelle par une population lassée de l’instabilité et de la corruption. Porté par les jeunes et par la figure de Balendra Shah, le nouveau parti réformateur suscite de fortes attentes, y compris parmi la minorité chrétienne.
Depuis plus de soixante-dix ans, l’Église catholique est présente au Népal à travers ses écoles, ses hôpitaux et ses œuvres sociales, largement respectés par la population. Pourtant, malgré cette influence institutionnelle, le nombre de catholiques reste très faible, autour de quelques milliers de fidèles. Dans un pays où les communautés protestantes et évangéliques connaissent une croissance rapide, cette situation interroge : la priorité donnée aux institutions a-t-elle freiné l’évangélisation et la formation de communautés de foi vivantes ?
Réunis à Séoul pour leur assemblée plénière de printemps, les évêques sud-coréens ont abordé plusieurs enjeux majeurs, de la paix dans la péninsule à la préparation des JMJ de Séoul 2027. Dans un message, le pape Léon XIV les a encouragés à promouvoir l’unité et la fraternité humaine afin de témoigner de « l’Évangile de la paix ». Ils ont aussi publié une déclaration dénonçant un projet d’assouplissement de la législation sur l’avortement, en appelant à renforcer la protection de la vie et le soutien aux familles pour bâtir une « culture de la vie ».
Le 11 mars 2011, un séisme suivi d’un tsunami provoquait l’accident nucléaire de Fukushima Daiichi, l’une des pires catastrophes industrielles de l’histoire. Quinze ans plus tard, le bilan humain continue d’évoluer : le nombre de décès indirectement liés à la catastrophe atteint désormais 3 810. Alors que le Japon tente de promouvoir la renaissance de la région et de relancer son tourisme, la catastrophe nourrit toujours les débats sur l’avenir du nucléaire dans l’archipel et dans la région, notamment parmi les Églises d’Asie de l’Est.
Au Pakistan, où les tensions religieuses restent vives et où les chrétiens sont parfois pris pour cible, des initiatives de dialogue se poursuivent. Dans plusieurs diocèses, des délégations catholiques ont participé à des repas de rupture du jeûne du Ramadan avec des responsables musulmans. Cette année, la coïncidence du Carême et du Ramadan a renforcé ces rencontres interreligieuses, marquées par des prières communes pour la paix, alors que les tensions liées à la guerre au Moyen-Orient ravivent les inquiétudes dans le pays.
L’archevêque de Séoul, Mgr Pierre Chung Soon-taek, a rencontré le pape Léon XIV le 5 mars au Vatican afin de lui présenter l’avancée des préparatifs des Journées mondiales de la jeunesse (JMJ) prévues à Séoul du 3 au 8 août 2027. Selon l’archidiocèse de la capitale sud-coréenne, le pape a exprimé sa joie et sa hâte de se rendre en Corée pour rencontrer les jeunes du monde entier. Le même jour, une réunion internationale en ligne a rassemblé 250 délégués, marquant une nouvelle étape dans l’organisation de l’événement.
Le cardinal philippin Pablo Virgilio David, vice-président de la Fédération des conférences épiscopales asiatiques (FABC), réagit à l’escalade militaire au Moyen-Orient en mettant en garde contre une guerre moderne de plus en plus déshumanisée, menée à distance par drones, satellites et systèmes d’intelligence artificielle. Derrière les écrans des centres de commandement, rappelle-t-il, les frappes continuent pourtant de toucher des villes, des familles et des civils, tandis que la région reste sous la menace d’un conflit élargi.
Ces derniers jours, les événements qui ébranlent durement le Moyen-Orient et inquiètent le concert des nations suscitent immanquablement diverses ondes de choc en Asie. Celles-ci s’étendent sur un large spectre de réactions mêlant critiques, appréhensions et offres de médiation. Retour, dans les quelques paragraphes ci-dessous et par sous-ensembles géographiques, sur les principales postures et faits marquants. À commencer par le sous-continent indien, dont le Pakistan et l’Afghanistan qui jouxtent géographiquement le territoire iranien. Par le géopolitologue Olivier Guillard.
À moins d’un an et demi des Journées mondiales de la jeunesse de Séoul 2027, les Églises d’Asie accélèrent leurs préparatifs. Au Bangladesh, en Inde et au Népal, les commissions pour la jeunesse organisent déjà les réunions préparatoires pour les pèlerins, entre accompagnement spirituel et recherche de financements. Malgré des obstacles logistiques importants, en particulier pour l’obtention de visas, l’enthousiasme des jeunes asiatiques reste plus fort que jamais avant le rassemblement international.
Près de 300 jeunes catholiques ont participé au 15e pèlerinage de la jeunesse du vicariat de Phnom Penh, du 27 février au 1er mars dans la province de Battambang, à 300 km à l’ouest de la capitale. Centrée sur le thème de la réconciliation et de la construction de la paix, la rencontre a été marquée par une marche de 20 km et par des temps de catéchèse de Mgr Olivier Schmitthaeusler, vicaire apostolique de Phnom Penh. Un temps fort invitant les participants à devenir des artisans d’unité dans l’Église locale et la société cambodgienne.
Face à l’escalade militaire entre l’Iran, Israël et les États-Unis, des millions de travailleurs migrants d’Asie du Sud et du Sud-Est se retrouvent pris au piège d’un conflit qui les dépasse. De Tel-Aviv aux pays du Golfe, aides-soignantes, marins ou ouvriers figurent parmi les premières victimes, tandis que leurs familles, aux Philippines ou en Inde, vivent dans l’angoisse. Dans ce contexte, l’Église philippine appelle à prier face à la montée des tensions « dans une région qui sert de seconde patrie à des milliers de nos compatriotes philippins ».