lundi 25 mai 2026
Au nord de la Thaïlande, au cœur de l’ethnie karen, la petite Teresa naît dans un drame. Mais autour du bébé, la vie s’accroche.
À Tokyo, une fillette japonaise de 8 ans s’apprête à recevoir le baptême à Pâques, entraînant dans son sillage sa propre mère. Élève dans une école catholique, Minami Kimura a progressivement découvert la foi chrétienne jusqu’à exprimer le désir personnel de devenir catholique. Son cheminement, rare à cet âge dans le contexte japonais, illustre le rôle discret mais réel des établissements catholiques dans la transmission de la foi. Une démarche sincère, nourrie par la prière, les rencontres et une quête spirituelle déjà affirmée.
À l’approche de la fin de l’« année de la compassion » souhaitée par le 14e Dalaï-Lama pour son 90e anniversaire, le contraste est net entre l’élan international des célébrations et la réaction de Pékin. Sur les hauts plateaux tibétains, la discrétion imposée, la surveillance renforcée et l’accélération de la politique de sinisation ont prévalu. Un choix de continuité assumé par les autorités chinoises, au risque d’accentuer encore le fossé avec la population tibétaine. Par le géopolitologue Olivier Guillard.
Le catholicisme est arrivé sur le sol philippin à l’occasion de la première messe de Pâques, célébrée le 31 mars 1521 par l’expédition de Ferdinand Magellan. Cinq siècles plus tard, les catholiques philippins continuent de commémorer cet événement fondateur. La semaine prochaine, le 8 avril, l’Église locale s’apprête à célébrer un autre jalon majeur : les 75 ans de relations diplomatiques entre le Saint-Siège et les Philippines. Ces deux anniversaires témoignent du rôle central du catholicisme dans l’histoire et la société philippines.
Douze mois après le séisme qui a causé au moins 5 000 morts, survenu le 28 mars 2025 dans le centre de la Birmanie, des organisations comme Caritas et Cafod (agence catholique pour le développement outre-mer) continuent de soutenir les communautés affectées. Un an plus tard, de nombreuses personnes restent déplacées et vivent dans des conditions encore plus précaires à cause de la pauvreté et de la guerre civile. La reconstruction demeure lente et les besoins sont immenses, d’après les organisations sur le terrain.
La junte birmane a imposé de nouvelles restrictions de carburant, en limitant les automobilistes à deux pleins par semaine face aux pénuries liées aux tensions au Moyen-Orient. Mais tandis que la population fait face à de graves difficultés d’approvisionnement, l’armée de l’air reste pleinement opérationnelle. Vendredi 20 mars, un bombardement contre un monastère bouddhiste dans le nord du pays a fait au moins 17 morts, illustrant le contraste entre les restrictions civiles et la priorité donnée aux opérations militaires.
Les Missionnaires de la Charité dénoncent l’utilisation abusive du nom et de l’image de sainte Mère Teresa de Calcutta à des fins de collecte de fonds et de promotion. Dans un communiqué publié le 19 mars, la congrégation fondée par la religieuse il y a 76 ans met en garde contre ces pratiques qu’elle juge contraires à son héritage spirituel et annonce envisager des poursuites judiciaires contre certaines organisations. Elle rappelle être seule habilitée à autoriser l’usage du nom de sa fondatrice.
Le diocèse de Phnom Penh vient de clôturer, le 18 mars, la phase diocésaine de la cause de béatification de Mgr Joseph Chhmar Salas et de ses onze compagnons, après une décennie d’enquête. Alors que près de 3 000 pages sont envoyées à Rome pour la suite du processus, le père Vincent Chrétienne, MEP, de la commission historique, confie : « Le travail a été rendu difficile par la destruction des archives par les Khmers rouges. Il a fallu reconstituer leur vie à partir de rares témoignages ou au hasard de découvertes inattendues. »
À l’occasion de la Journée mondiale de la trisomie 21, célébrée le 21 mars, Caritas Cambodge se mobilise pour sensibiliser à une réalité encore méconnue dans le pays. Au Cambodge, la connaissance du syndrome reste limitée ; les préjugés, le manque d’information et la stigmatisation persistent, rendant l’accès à l’éducation, à l’emploi et à une vie sociale épanouie particulièrement difficile. Le thème pour la journée 2026, « Ensemble contre la solitude », met en lumière cet isolement.
Malgré l’organisation d’élections législatives fin 2025 et début 2026, la junte birmane peine à masquer la réalité de son emprise. Derrière un vernis institutionnel, le pouvoir militaire consolide son contrôle, au mépris des aspirations démocratiques d’une population éprouvée par cinq années de guerre civile. Soutenu par quelques alliés et profitant d’un contexte international fragmenté, le régime orchestre une transition de façade, sans perspective réelle d’ouverture politique. Par le géopolitologue Olivier Guillard.
Les Sœurs du Bon Pasteur sont arrivées en Birmanie en 1866. Depuis, elles ont maintenu une présence constante auprès des plus vulnérables. Actives auprès de neuf communautés, elles apportent des soins, une aide éducative et un soutien aux femmes victimes de violence, de traite et de pauvreté, dans un pays marqué par l’instabilité politique et la guerre. Le 12 mars, en célébrant le 160e anniversaire de leur présence dans le pays, le cardinal Bo, président des évêques birmans, a salué « un témoignage d’amour sans limites ».
Le 11 mars, la Cour suprême de l’Inde a autorisé, dans une décision historique, l’arrêt des soins pour Harish Rana, un patient en état végétatif depuis plusieurs années. Ce jugement ouvre la voie à la reconnaissance de l’euthanasie passive dans le pays le plus peuplé du monde, où la question de la fin de vie suscite de profondes divisions. Il souligne également la complexité de trouver un équilibre entre la dignité du patient, l’éthique médicale, les convictions religieuses et le cadre légal régissant la fin de vie.