mardi 11 août 2026
Jeudi 4 juin, Paris et Séoul ont célébré le 140e anniversaire de l’établissement de leurs relations diplomatiques. Éloignées de 9 000 kilomètres et séparées par sept fuseaux horaires, les deux capitales ont signé le Traité d’amitié, de commerce et de navigation entre la France et la Corée le 4 juin 1886. Dans un contexte international marqué par les crises, les conflits et les incertitudes géopolitiques, cet anniversaire est l’occasion pour les deux pays de réaffirmer un partenariat fondé sur des ambitions et des valeurs communes.
Dimanche 31 mai, la nouvelle Commission pour l’intelligence artificielle du diocèse de Masan, au sud de la Corée du Sud, a organisé un colloque sur « l’IA et la jeunesse », afin de souligner l’importance de l’esprit critique, du discernement et de la responsabilité dans l’utilisation des nouveaux systèmes d’IA. Mgr Linus Lee Seong-hyo, évêque de Masan, lui-même reconnue dans l’Église locale pour son expertise dans le domaine, a appelé à « retourner à la simplicité de l’Évangile » face à la complexité des algorithmes.
Près de 100 catholiques sud-coréens, dont des jeunes, des prêtres et des religieux, ont pris part à un pèlerinage organisé par le diocèse d’Uijeongbu (banlieue nord de Séoul) le long de la frontière intercoréenne. Cette initiative, qui s’inscrit dans les préparatifs des Journées mondiales de la jeunesse (JMJ) de Séoul 2027, vise à transmettre aux pèlerins le message de réconciliation défendu par l’Église locale. « C’était particulièrement émouvant d’observer le territoire nord-coréen au-delà du fleuve Imjin », a confié l’un d’entre eux.
La veille de l’anniversaire du massacre du 4 juin 1989 sur la place Tiananmen à Pékin, les autorités chinoises ont interdit aux familles des victimes d’accéder au cimetière de Wanan, où se trouvent les tombes de beaucoup de leurs proches. Les dissidents chinois dénoncent un nouvel acte de cruauté destiné à effacer la mémoire des événements survenus il y a 37 ans. Zhang Xianling, 89 ans et membre de l’association des Mères de Tiananmen, dont les membres se rendent chaque année au cimetière, évoque une décision sans précédent.
Dimanche 31 mai, une explosion a causé plusieurs dizaines de morts dans un village de l’État Shan, dans le nord de la Birmanie. Ce drame survient après cinq années de guerre civile et dans un contexte de grave crise humanitaire. La déflagration serait accidentelle et a fait au moins 55 morts à ce jour. Elle a été provoquée par l’explosion d’un stock d’explosifs destinés à être utilisés dans les mines et les carrières, alors que beaucoup de groupes rebelles dépendent de l’exploitation de minéraux précieux pour financer leurs opérations.
Une religieuse catholique qui a survécu aux violences antichrétiennes de Kandhamal, survenues en 2008 dans l’État d’Odisha (dans l’est de l’Inde), a célébré ses 25 ans de vie religieuse le 26 mai. Sœur Anjali Nayak, des sœurs Carmélites de Sainte-Thérèse (CSST), a célébré ce jubilé lors d’une messe d’action de grâce en présence d’environ 300 fidèles. Elle leur a donné un témoignage de foi, de pardon et de persévérance, 17 ans après le massacre qui a causé la mort d’au moins une centaine de personnes.
Du 25 au 30 mai, durant la visite ad limina de la Conférence épiscopale Cambodge-Laos, les évêques cambodgiens ont remis au Vatican quelque 2 500 pages de témoignages et archives historiques, collectés dans le cadre de l’enquête diocésaine sur la cause de béatification de Mgr Joseph Chhmar Salas et ses 11 compagnons, martyrs des années sombres de la guerre et des Khmers Rouges entre 1970 et 1977. Comme l’a rappelé Mgr Olivier Schmitthaeusler, vicaire apostolique de Phnom Penh, « ces pages racontent leur parcours héroïque ».
Mgr Jean-Baptiste Nguyen Quang Tuyen, nommé évêque auxiliaire de Saïgon (Hô-Chi-Minh-Ville) le 11 avril, avait publié sa devise et son blason, mais les internautes ont vite remarqué des anomalies créées par intelligence artificielle, même la devise latine étant erronée. Le choix d’un blason épiscopal généré par IA a non seulement suscité des plaisanteries en ligne, mais interroge aussi à l’ère des contenus illimités en ligne, et surtout alors que vient de paraître la nouvelle encyclique « Magnifica Humanitas ».
La semaine dernière a eu lieu le rendez-vous triennal de l’Enseignement catholique de Hong-Kong, en présence de plus de 1 200 enseignants. Organisé en présence du cardinal Stephen Chow, quelques jours avant la publication de la nouvelle encyclique Magnifica Humanitas, l’événement invitait à réfléchir à l’utilisation en hausse de l’intelligence artificielle dans les écoles. L’évêque de Hong-Kong a défendu une culture de vie et d’espérance, contre une éducation dominée par l’hypercompétitivité et les besoins du marché.
Dans sa première encyclique, « Magnifica Humanitas », le pape Léon XIV met en garde contre les dérives d’un monde façonné par l’intelligence artificielle et les monopoles numériques. Le père Titus Mohan, prêtre du diocèse de Kuzhithurai dans le sud de l’Inde, auteur et doctorant en théologie morale, propose un commentaire de ce texte de 224 pages, qui inscrit les défis technologiques contemporains dans la continuité de la doctrine sociale de l’Église et appelle à défendre la dignité humaine face au risque d’une « nouvelle Babel ».
De moins en moins de jeunes femmes bangladaises choisissent une vie de silence et de prière dans les couvents cloîtrés. Aujourd’hui, on ne trouve plus que deux communautés contemplatives dans le pays, avec des religieuses souvent vieillissantes et dont les responsabilités s’accumulent. Le monastère de Mymensingh et celui de Dinajpur, dans le nord du Bangladesh, forment ensemble une présence contemplative dans ce pays d’Asie du Sud à très large majorité musulmane.
Un prêtre vivant en République populaire de Chine a écrit une lettre anonyme sur les « règles administratives » qui empêchent les moins de 18 ans de participer à des activités religieuses. La Constitution chinoise garantit la liberté de culte, sans aucune restriction d’âge. Pourtant, aujourd’hui, les enfants chinois peuvent entrer seuls dans un centre commercial, mais pas dans une église. Parallèlement, la Chine fait face à des tendances inquiétantes telles que la dépression chez les adolescents, le harcèlement scolaire et la perte des valeurs.