lundi 25 mai 2026
Après le premier officiel à l’étranger du président taïwanais Lai Ching-te (du 30 novembre au 6 décembre dans le Pacifique Sud), la réaction de Pékin ne s’est pas fait attendre. Les banderoles de bienvenue et les promesses de coopération future ont rapidement cédé la place à de nouvelles tensions autour de Taïwan. Le géopolitologue Olivier Guillard rappelle que les manœuvres militaires chinoises lancées ces derniers jours étaient attendues, même si les observateurs relèvent leurs dimensions cette fois-ci plus inquiétantes.
Le Forum chrétien de l’Assam (ACF), dans le nord-est de l’Inde, a fait part de sa « profonde inquiétude face aux attaquées répétées contre la communauté chrétienne » dans l’État de l’Assam, contrôlé par le parti nationaliste hindou du BJP (Bharatiya Janata Party). Dans un communiqué signé par l’évêque local, Mgr Moolachira, le forum a exprimé « sa consternation, sa douleur et sa détresse » alors que la communauté locale, ses institutions et ses fidèles « ont été visés de manière incessante au cours de l’année ».
Ce samedi 7 décembre lors du consistoire ordinaire public qui s’est tenu au Vatican, le pape François a créé 21 nouveaux cardinaux, dont quatre viennent des Églises d’Asie : Mgr Tarcisio Isao Kikuchi de Tokyo (Japon), Mgr Pablo Virgilio David de Kalookan (Philippines), Mgr Dominique Joseph Mathieu, archevêque de Téhéran-Ispahan des Latins (Iran) et Mgr George Jacob Koovakad, de l’Église syro-malabare en Inde (responsable des voyages du pape). Pour le Saint-Père, cette diversité reflète la « catholicité » ou « l’universalité » de l’Église.
Ce mercredi 4 décembre, la Conférence épiscopale coréenne (CBCK) a publié un communiqué en interpellant vivement le président Yoon Suk-yeol, après sa tentative échouée d’imposer la loi martiale. Les autres communautés religieuses ont réagi de manière similaire, notamment parmi les Églises protestantes et les organisations bouddhistes. Les évêques demandent au président d’apparaître « devant le peuple pour expliquer ce qu’il s’est passé, présenter ses excuses sincèrement et prendre ses responsabilités ».
Après les événements politiques de ces derniers jours en Corée du Sud, le politologue Olivier Guillard revient sur la brève crise politique qui a ébranlé le pays d’Asie de l’Est. Moins de six heures après avoir tenté d’imposer la loi martiale sans préavis aux 51 millions de Sud-coréens, ce pari s’est retourné contre lui à l’aide d’un vote nocturne à l’Assemblée nationale et d’une émotion populaire quasi-générale. Son avenir politique semble plus qu’incertain au « pays du Matin calme », 11e économie mondiale et 4e économie d’Asie.
Samedi dernier, le pape François a accueilli les membres de la « Hidden christians research association », qui préserve les « sites chrétiens cachés de la région de Nagasaki », où la foi s’est transmise clandestinement durant presque 250 ans. L’association est venue en pèlerinage en mémoire de l’inscription de ces douze sites, le 30 novembre 2018, sur la liste du Patrimoine mondial de l’Unesco. Le pape a salué le « précieux témoignage d’une histoire précieuse mais cachée de l’histoire de l’Église universelle et de votre noble peuple ».
Du 2 au 6 décembre dans l’État de Goa, sur la côte ouest indienne, se tient la rencontre internationale du Misal (Sociétés Missionnaires de Vie Apostolique), qui a lieu tous les deux ans. L’événement rassemble les représentants de 22 sociétés missionnaires (dont les Missions Étrangères de Paris). La rencontre a lieu sur le thème « Marcher ensemble : à la rencontre de nouvelles frontières », en présence du cardinal Tagle, pro-préfet du Dicastère pour l’évangélisation, et du cardinal Ferrao, archevêque de Goa et Daman.
Le Bureau des communications sociales de la Fédération des Conférences épiscopales asiatiques (FABC) a organisé la 29e Réunion annuelle des évêques d’Asie du 25 au 29 novembre à Jakarta, en Indonésie, en insistant sur l’objectif de développer la communication ecclésiale dans l’esprit d’une Église synodale. La conférence a rassemblé 23 délégués, dont des évêques, des prêtres et des représentants laïcs à travers l’Asie (venus notamment d’Inde, du Japon, des Philippines, du Vietnam et de la Conférence épiscopale de Malaisie-Singapour-Brunei).
Le 1er décembre, le pape François a accueilli la fondation indienne Sree Narayana Guru (1856-1926), qui poursuit l’œuvre de ce grand responsable et philosophe hindou, reconnu en particulier pour son mouvement de réforme social au Kerala, dans le sud de l’Inde, contre les injustices et les discriminations liées au système de castes. « Son message est particulièrement adapté à notre monde actuel, où nous voyons des tendances de plus en plus fortes à l’intolérance et à la haine entre les peuples et les nations », a déclaré le pape.
Le 15 novembre dernier à Nagasaki au Japon, un groupe de pèlerins catholiques sud-coréens et japonais a célébré une messe spéciale en mémoire du bienheureux Kaiyo et de Diego Koichi, deux martyrs tués en 1624 durant une période de persécution, l’un Coréen et l’autre Japonais. Un monument en leur mémoire a été érigé en 2016 au Musée des 26 Martyrs. Les deux archidiocèses de Daegu (Corée du Sud) et de Nagasaki maintiennent des échanges depuis longtemps, étant liés par la dévotion envers ces deux témoins de la foi.
Une loi spéciale a été proposée pour les Journées mondiales de la jeunesse (JMJ) de Séoul en 2027. Le 7 novembre dernier, 59 députés des partis au pouvoir et de l’opposition, dont le représentant Kim Byung-kee du Parti démocratique de Corée et le représentant Kim Sang-hoon du Parti du pouvoir du peuple, ont soumis la loi « 41e 2027 ». Un projet de loi spécial destiné à soutenir les 41e JMJ de Séoul qui auront lieu dans trois ans.
Confronté à une attaque à une voiture bélier qui a fait 35 morts le 11 novembre à Zhuhai et à une tuerie de masse qui a fait huit victimes le 17 novembre à Wuxi, et face à la multiplication de faits divers similaires, Pékin demande des « enquêtes approfondies » tout en renforçant les contrôles et la présence policière. Yan Chunguo, écrivain basé à Hong-Kong et ancien Garde Rouge, s’interroge et estime que « ces tensions sociales résultent d’un État qui a perdu la notion de justice et d’un peuple qui a perdu son âme ».