Un nouvel évêque installé dans le nord-est de la Chine dans le cadre de l’accord sino-Vatican
Mgr Antoine Li Hui (ici lors de son ordination épiscopale en 2021) a été installé le 15 janvier comme nouvel évêque de Pingliang, dans la province de Gansu.
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Le 30/01/2026
Le 15 janvier dans le nord-est de la Chine, Mgr Antoine Li Hui, jusqu’ici évêque coadjuteur du diocèse de Pingliang dans la province de Gansu, a été installé comme nouvel évêque de Pingliang. Il succède à Mgr Nicholas Han Jide, âgé de 85 ans, qui occupait ce poste depuis 1999. Mgr Hui avait été nommé évêque coadjuteur en 2021 par le pape François, dans le cadre de l’accord Chine-Vatican. Il avait été ordonné évêque la même année dans la cathédrale du diocèse de Pingliang, dont l’histoire remonte aux années 1910.
Un nouvel évêque a pris la tête d’un diocèse catholique dans le nord-est de la Chine, remplaçant l’évêque qui avait atteint l’âge de la retraite canonique il y a une dizaine d’années. L’évêque coadjuteur Antoine Li Hui, 54 ans, a été installé le 15 janvier comme évêque du diocèse de Pingliang dans la province du Gansu, selon une information publiée le 23 janvier par le site catholique chinois Xinde.org. Il a succédé à Mgr Nicholas Han Jide, âgé de 85 ans, qui occupait ce poste depuis 1999.
Dans l’Église catholique, un évêque coadjuteur est nommé spécialement afin d’assister un évêque diocésain, en vue de lui succéder. La cérémonie d’installation à la cathédrale de Pingliang comprenait une messe à laquelle ont assisté des membres du clergé local, des religieux et des laïcs, ainsi que des représentants du Département du travail du Front uni du Parti communiste chinois, qui supervise les affaires religieuses.
Mgr Hui a été ordonné en 2021 dans le cadre de l’accord sino-Vatican
Mgr Li Hui a été nommé évêque coadjuteur le 11 janvier 2021 par le pape François, conformément à l’accord sino-Vatican sur la nomination des évêques. Il a été ordonné évêque le 28 juillet 2021. L’accord provisoire confidentiel, signé initialement en 2018 et renouvelé à plusieurs reprises, autorise Rome et Pékin à accepter ou à refuser les candidats à l’épiscopat en Chine, selon certaines sources. Cet accord a mis fin à des décennies de désaccords entre le Vatican et la Chine concernant la gouvernance de l’Église locale, à la suite de la rupture des relations diplomatiques après la prise de pouvoir des communistes durant les années 1950.
Après son installation, Mgr Li a déclaré aux fidèles et aux représentants de l’État qu’il souhaite poursuivre l’approche pastorale de son prédécesseur, selon un rapport publié sur le site web de la Conférence des évêques catholiques de Chine (BCCCC), un organisme proche de l’État et non reconnu par le Vatican. Il a ajouté qu’il compte soutenir le clergé et les fidèles du diocèse dans l’approfondissement de « leur patriotisme et de leur amour pour l’Église, la promotion de l’adaptation du catholicisme à la société socialiste et l’écriture d’un nouveau chapitre dans la sainte cause missionnaire », a rapporté Xinde.
Mgr Han a été officiellement mis à la retraite au cours de cet événement. Il a remercié les autorités civiles pour leur présence et a réaffirmé son soutien à la politique chinoise de sinisation religieuse, selon la BCCCC.
L’histoire du diocèse de Pingliang remonte aux années 1910
Le président chinois Xi Jinping a utilisé pour la première fois le terme de « sinisation » de la religion en 2015. Dans le cadre de cette politique, les groupes religieux sont incités à s’adapter à la société chinoise sous la direction du Parti communiste. D’un point de vue universitaire, la sinisation désigne l’indigénisation des croyances, des pratiques et des rituels religieux au sein de la culture chinoise, selon le Mouvement de Lausanne. Les critiques affirment que le Parti communiste a promu la sinisation comme une idéologie politique visant à imposer les valeurs socialistes et la loyauté envers le Parti.
Selon certaines sources, Mgr Han et Mgr Li ont tous deux été associés à la Conférence des évêques de l’Église catholique en Chine et à l’Association patriotique catholique chinoise, deux organismes reconnus par l’État. D’après un rapport du Pew Research Center de 2023, sur 1,4 milliard d’habitants en Chine, près de 2 % sont chrétiens. Environ 90 % d’entre eux sont protestants. Le diocèse de Pingliang compte environ 12 000 catholiques et son histoire remonte aux années 1910, selon l’agence de presse vaticane Fides. Il a été élevé au rang de diocèse en 1950.
(Avec Ucanews)