Philippines : après le puissant séisme du 8 juin, les évêques lancent un appel pour les victimes
Le séisme de lundi a provoqué de nombreux dégâts, comme ici dans l’île de Sarangani, au sud de l’archipel philippin.
© SVD Philippines Southern Province Task Force
Le 10/06/2026
Le séisme de magnitude 7,8 survenu lundi 8 juin au large de l’île de Mindanao, au sud des Philippines, a causé à ce jour au moins 46 morts et 450 blessés. La catastrophe a eu lieu en pleine rentrée des scolaires, après les grandes vacances qui se déroulent en avril et mai dans le pays d’Asie du Sud-Est, majoritairement catholique. L’Église locale a appelé à prier et à venir en aide aux victimes et aux populations affectées, en particulier pour les habitants de la ville de General Santos, la plus touchée.
Au 10 juin, le bilan du séisme du 8 juin aux Philippines s’élève à 46 morts et plus de 450 blessés. Lundi matin, un tremblement de terre de magnitude 7,8 a eu lieu en mer près de l’île de Mindanao, dans le sud de l’archipel, selon l’agence nationale de gestion des catastrophes. Les secousses se sont déclenchées en pleine rentrée scolaire (les mois d’avril et de mai correspondent aux grandes vacances dans le pays d’Asie du Sud-Est).
L’épicentre se trouve dans la province de Sarangani, particulièrement touchée. La province est située à la pointe sud de Mindanao, qui compte environ 26 millions d’habitants (ce qui en fait la deuxième île des Philippines en termes de superficie et de population). Dans la région, certaines zones ne restent accessibles qu’en hélicoptère et les répliques, nombreuses depuis le tremblement de terre, ralentissent le travail des secours.
Le président Ferdinand Marcos a suspendu les cours dans les écoles des régions touchées de Mindanao et a appelé à évacuer les zones côtières, qui ont été frappées par un tsunami d’environ 1 m de hauteur. Il a aussi assuré que le gouvernement fournirait l’aide nécessaire.
Selon le Bureau de la protection civile, la plupart des victimes sont dues aux effondrements de bâtiments et aux glissements de terrain provoqués par le séisme. Les premières évaluations font état de dégâts importants aux infrastructures, aux réseaux électriques et aux communications.
Des vidéos circulant sur les réseaux sociaux montrent l’effondrement d’un centre commercial, d’un fast-food et d’une école publique à General Santos, important port commercial et centre névralgique de l’industrie thonière (environ 722 000 habitants, la plus grande ville à proximité de l’épicentre).
Appel à la prière et à la solidarité de l’Église philippine
Dès le 8 juin, les évêques philippins ainsi que les congrégations religieuses et les associations catholiques ont également réagi en appelant à prier pour les victimes et à soutenir les populations affectées, alors que beaucoup de communautés locales restent dans l’incertitude, notamment à General Santos.
Le cardinal Jose Advincula, archevêque de Manille, a fait part de sa « profonde tristesse ». « Je me joins à nos frères et sœurs de General Santos et des communautés voisines qui ont été touchées par le récent séisme », a-t-il confié. « Dans ces moments difficiles, nous trouvons la force dont nous avons besoin dans notre foi et dans l’entraide. J’encourage aussi toutes les personnes de bonne volonté à apporter leur aide. »
De son côté, Mgr Leo Dalmao, de la prélature d’Isabela de Basilan, a publié une lettre pastorale appelant à une collecte durant les messes dominicales du 12 juin, au profit des opérations de secours de Caritas Philippines. « Nous nous joignons aux prières de la nation pour les victimes, les citoyens blessés, les familles déplacées et les personnes qui interviennent sur le terrain », a ajouté l’évêque.
Au moins trois paroisses du diocèse de Marbel (qui comprend les provinces de Cotabato du Sud et de Sarangani et une partie de celle de Sultan Kudarat) ont été endommagées. Une statue du Christ de la Miséricorde Divine a aussi été endommagée dans un sanctuaire de la localité de Lake Sebu (Cotabato du Sud, Mindanao). Le site de pèlerinage a été fermé après le séisme.
Dans la paroisse de la Sainte-Croix de Calumpang (General Santos), une partie du toit de l’église est tombée durant les secousses, selon frère Jerson Nunez, membre de la congrégation de la Passion de Jésus Christ. Des dégâts ont également été signalés dans la paroisse Sainte-Thérèse de Tupi (Cotabato du Sud).
« Un tel séisme nous rappelle combien nous sommes vulnérables »
Sur les réseaux sociaux, Mgr Alberto Uly, archevêque de Cebu, a aussi commenté les événements : « Un tel séisme nous rappelle combien nous sommes petits, fragiles et vulnérables. Nos vies peuvent être emportées en un instant. C’est pourquoi il n’y a aucune raison d’être fiers, arrogants ou abusifs les uns envers les autres. » L’archidiocèse de Cebu a appelé à prier dans les familles et les paroisses, en particulier pour les autorités, les secours et les volontaires.
« Après une telle catastrophe, nous sommes appelés à demeurer forts dans la foi et à faire preuve de solidarité et de compassion envers toutes les familles touchées à Mindanao », a également confié Michael Vildal, un catholique du diocèse de Marbel. « Nous sommes tous unis dans la prière et la compassion pour ceux qui ont perdu leurs proches, leur foyer et leur travail, et nous offrons consolation et espérance à ceux qui souffrent. »
La province dominicaine des Philippines a également réagi au séisme sur les réseaux sociaux, en se disant « démunie » mais en invoquant « le nom de Jésus et la puissance de l’Esprit Saint ». « Protégez nos familles, nos maisons, les villes et les communes où nous vivons, et toutes leurs infrastructures. » La Conférence des supérieurs majeurs de l’archipel a également appelé à prier « pour la sécurité, la protection et la guérison des personnes affectées ».
Sources : EWTN News, CBCP News