Revue de presse du vendredi 16 octobre 2026

Les organisateurs des JMJ de Séoul 2027 ont lancé l’application officielle pour les pèlerins, afin de les aider à préparer leur séjour en Corée du Sud. Les organisateurs des JMJ de Séoul 2027 ont lancé l’application officielle pour les pèlerins, afin de les aider à préparer leur séjour en Corée du Sud. © LiCAS News
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Dans l’actualité de la semaine en Asie : le comité d’organisation des JMJ de Séoul 2027 a lancé une application pour accompagner les pèlerins dans leur préparation et leur séjour en Corée du Sud ; le 13 novembre, les évêques vietnamiens clôtureront l’enquête diocésaine de la cause de béatification de Pierre Lambert de la Motte ; Amnesty International salue le recul de la peine de mort dans plusieurs pays d’Asie du Sud-Est, malgré la poursuite des exécutions à Singapour et en Birmanie ; en Indonésie, les incendies qui ravagent Bornéo et Sumatra affectent aussi les pays voisins ; le 14 octobre, le Sénat philippin a adopté un projet de loi interdisant les réseaux sociaux aux moins de 18 ans ; en Inde, l’opposition et les mouvements étudiants dénoncent la radiation de 130 millions d’électeurs et poursuivent leur mobilisation.

CORÉE DU SUD – Le comité d’organisation des JMJ de Séoul 2027 a lancé une application officielle pour accompagner les pèlerins avant leur départ et durant leur séjour. Provisoirement baptisée « WYD 2027 », elle est disponible en coréen et en anglais sur l’App Store et Google Play ; une version française est prévue. Elle rassemble des conseils pratiques, des prières, des éléments d’histoire de l’Église coréenne et une carte des sanctuaires et lieux de rassemblement. Un parcours dans trois musées catholiques de Séoul permet aussi d’obtenir un certificat de visite. L’essentiel du contenu est accessible sans inscription. L’application sera enrichie jusqu’aux Journées mondiales de la jeunesse, prévues du 3 au 8 août 2027.

VIETNAM – Le 13 novembre, les évêques vietnamiens se réuniront au sanctuaire marial de Tapao pour clôturer l’enquête diocésaine de la cause de béatification et de canonisation du serviteur de Dieu Pierre Lambert de la Motte. Mgr Joseph Do Manh Hung, évêque de Phan Thiet, l’a annoncé le 13 octobre à l’occasion d’un pèlerinage diocésain, en présence de plusieurs milliers de fidèles. Il a invité prêtres, religieux et laïcs à participer à cette prochaine étape. Dans son homélie, il a aussi appelé les associations catholiques à accueillir les personnes en difficulté et chacun à poser un geste concret de charité envers ceux qui souffrent. Pierre Lambert de La Motte (1624–1679) est un prélat catholique français, cofondateur des Missions Étrangères de Paris (MEP) et l’un des premiers vicaires apostoliques en Asie.

ASIE DU SUD-EST – Dans un rapport publié le 8 octobre, Amnesty International salue le recul de la peine de mort dans plusieurs pays de la région. En Malaisie, la suppression de son application automatique en 2023 et le réexamen des condamnations ont fait passer le nombre de détenus dans le couloir de la mort de 1 200 à une centaine. L’Indonésie, sans exécution depuis dix ans, prévoit désormais une période de probation pouvant ouvrir la voie à une commutation de peine. Singapour et la Birmanie vont à contre-courant : la première poursuit régulièrement les exécutions, surtout pour des infractions liées aux stupéfiants, tandis que la junte birmane les a reprises après trois décennies d’interruption. L’ONG appelle à une abolition totale.

INDONÉSIE – Le président indonésien Prabowo Subianto a annoncé la mobilisation de moyens supplémentaires contre les incendies qui ravagent Bornéo et Sumatra. Alimentés par un phénomène El Niño particulièrement intense, ces feux sont les plus violents depuis plus de dix ans. Selon des organisations environnementales, plus de 600 000 hectares ont brûlé, tandis que les autorités recensent près de 300 000 cas de maladies respiratoires. Les fumées touchent aussi la Malaisie, où des écoles ont fermé, et Singapour, dont la qualité de l’air se dégrade. Les deux pays ont proposé leur aide, sans réponse de Jakarta, qui assure pouvoir maîtriser la situation. Plus de 60 000 personnes sont déjà mobilisées contre les flammes.

PHILIPPINES – Le 14 octobre, le Sénat philippin a adopté un projet de loi interdisant les comptes de réseaux sociaux aux moins de 18 ans, après trois fusillades meurtrières dans des établissements scolaires entre juin et septembre. Le texte prévoit la désactivation des comptes existants et des amendes pour les plateformes et les parents contrevenants. Il doit encore être harmonisé avec celui de la Chambre des représentants avant son entrée en vigueur. Seule sénatrice à voter contre, Risa Hontiveros défend des restrictions graduées et une éducation aux usages numériques plutôt qu’une interdiction générale. L’Église catholique rappelle pour sa part la responsabilité des parents et des enseignants dans l’accompagnement des jeunes en ligne.

INDE – L’opposition et les mouvements étudiants poursuivent leur mobilisation contre la radiation de 130 millions d’électeurs, qu’ils dénoncent comme une fraude favorisant le BJP de Narendra Modi. Selon eux, les musulmans et les populations les plus vulnérables sont particulièrement visés. À New Delhi, quadrillée par la police, de nouvelles arrestations ont eu lieu le 13 octobre, après un week-end marqué par des milliers d’interpellations. Reporters sans frontières dénonce la détention d’au moins 16 journalistes. Réunie autour de Rahul Gandhi, l’opposition réclame la destitution du président de la Commission électorale et le gel des radiations. Saisie en urgence, la Cour suprême a rappelé au gouvernement son obligation de respecter la loi.

PAKISTAN – Jeudi 15 octobre, vingt-sept enfants et un enseignant ont été tués dans l’effondrement du toit de leur école à Peshawar, dans le nord du pays. Plus de trente personnes ont été blessées, dont six grièvement, selon l’hôpital Lady-Reading de Peshawar. Un toit s’est effondré sur un autre, écrasant une salle de classe et piégeant les élèves. Plus de soixante secouristes et seize ambulances ont été mobilisés, alors que d’autres enfants pourraient être bloqués sous les décombres. Les effondrements de toitures et de bâtiments sont fréquents au Pakistan, où les normes de sécurité et la qualité des matériaux de construction sont souvent insuffisantes.

CHINE – Un prêtre chinois de 40 ans a été nommé évêque dans le diocèse de Haimen, dans la province du Jiangsu (au nord de Shanghai, dans l’est du pays). Ignatius Ding Zuyao, prêtre né en 1986, a été consacré jeudi 15 octobre au matin selon l’accord Chine-Vatican sur la nomination des évêques. La cérémonie, présidée par Mgr Shen Bin de Shanghai, s’est déroulée dans la cathédrale de Nantong, en présence de près de 400 personnes. Mgr Ignatius Ding Zuyao succède à Mgr Shen Bin, lui-même évêque de Haimen de 2010 à 2023 avant d’être transféré à Shanghai. Le nouvel évêque est le 9e nommé officiellement par le pape Léon XIV depuis le début de son pontificat, et le 19e depuis la signature de l’accord en 2018.

ASIE – Les communautés catholiques d’Asie se sont mobilisées dans la prière pour le pape Léon XIV, qui a subi une intervention chirurgicale à l’hôpital Gemelli de Rome. L’agence Fides cite notamment les conférences épiscopales indiennes et birmanes, qui ont lancé des appels à prier pour la santé et le rétablissement du Saint-Père. Des messes, des chapelets et des temps d’adoration ont également été proposés aux Philippines, en Thaïlande et en Asie centrale. En Corée du Sud, les fidèles ont invoqué l’intercession des martyrs coréens, tandis que les jeunes engagés dans les préparatifs des JMJ de Séoul 2027 se sont associés à ces intentions. On note d’autres initiatives similaires au Cambodge, au Japon et en Thaïlande. Pour Fides, elles montrent une Église unie dans la prière, où les distances n’empêchent pas la communion.

CHINE-CORÉE DU NORD – Jeudi 15 octobre, un nouveau pont routier sur le fleuve Yalu est entré en service entre Dandong, en Chine, et la Corée du Nord. Long de 3 026 mètres et doté de quatre voies, l’ouvrage était achevé depuis 2014, mais son ouverture avait été retardée notamment par l’absence de routes et d’installations douanières côté nord-coréen. Il doit faciliter les échanges commerciaux et humains et offrir une alternative au pont de l’Amitié sino-coréenne, de capacité limitée. La Chine demeure un soutien économique et diplomatique essentiel de Pyongyang, soumis aux sanctions de l’ONU. Cette inauguration intervient un mois après celle du premier pont routier reliant la Corée du Nord à la Russie.

(Ad Extra)

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