Inde

Décès de la journaliste française Vanessa Dougnac, correspondante en Inde pendant 25 ans

Vanessa Dougnac, correspondante en Inde pendant vingt-cinq ans, est décédée lundi 2 novembre 2026 des suites d’un cancer. Vanessa Dougnac, correspondante en Inde pendant vingt-cinq ans, est décédée lundi 2 novembre 2026 des suites d’un cancer. © Vanessa Dougnac/La Croix
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La journaliste française Vanessa Dougnac est décédée des suites d’un cancer le 2 novembre 2026, à l’âge de 54 ans. Nous rendons hommage à cette grande reporter, qui a couvert l’Inde et l’Asie du Sud pendant vingt-cinq ans. Collaboratrice de longue date d’Églises d’Asie puis d’Ad Extra, elle était correspondante de plusieurs titres francophones depuis New Delhi. L’an dernier, elle est revenue sur sa vie et son travail à travers le sous-continent indien dans son ouvrage Jungles. Nous adressons toutes nos condoléances à ses proches.

Vanessa Dougnac, correspondante en Inde pendant vingt-cinq ans, est décédée lundi 2 novembre 2026 des suites d’un cancer. Installée à New Delhi pendant un quart de siècle, elle a vu sa vie basculer soudainement en 2022, quand le régime de Narendra Modi lui a interdit d’exercer son métier de journaliste, avant de la contraindre à quitter le pays en 2024. Depuis deux ans, elle poursuivait son travail de journaliste depuis la France, notamment pour Ad Extra, après avoir couvert l’actualité indienne pour Églises d’Asie durant de nombreuses années.

En 2025, elle est revenue sur ses souvenirs de l’Inde et de l’Asie du Sud dans son livre Jungles (Éd. Équateurs), un récit qui mêle ses souvenirs personnels et ses grands reportages dans la région. Récemment, selon le journal La Croix, elle participait encore à des rendez-vous littéraires liés à son livre, continuant de transmettre jusqu’au bout son amour du journalisme, de l’Inde et du sous-continent indien.

Née en janvier 1972, Vanessa Dougnac a étudié à l’université Michel de Montaigne (Bordeaux), où elle a obtenu un doctorat en littérature comparée. Si ses études de lettres ne la destinaient pas initialement au journalisme de terrain, elle est pourtant partie pour l’Inde en 1999. Elle s’y est mariée et y a eu un fils. Elle a abandonné définitivement le milieu universitaire pour embrasser le journalisme au début des années 2000, devenant une voix francophone majeure pour de grands titres francophone dont La Croix, Le Point, Le Temps, et Le Soir.

Au-delà de l’Inde, elle couvrait toute la région de l’Asie du Sud, notamment le Pakistan, le Bangladesh, le Népal et le Sri Lanka. Elle a notamment passé du temps sur le terrain lors de la fin de la guerre civile au Sri Lanka en 2009. Interrogée par le journal Le Monde en 2025, elle confiait : « Ce métier m’a offert le plus bel outil pour voyager et explorer les réalités. J’ai parcouru l’Inde. J’ai aimé passionnément l’Himalaya : le Cachemire, le Ladakh, le Bhoutan, le Népal. »

Ces dernières années, nous avons apprécié son enthousiasme et son regard sur cette région du monde, qu’elle décrivait de manière vivante et passionnée. Lundi 2 novembre, plusieurs correspondants étrangers en Inde ont également partagé leur témoignage dans La Croix, en confiant leur douleur et leur tristesse. Nous nous joignons à eux et nous lui rendons hommage.

(Ad Extra)

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