mardi 21 avril 2026
Alors que le gouvernement nord-coréen tente de fournir une illusion de liberté de religion au monde extérieur, la liberté religieuse reste non existante. Le régime fait partie des 18 pays étudiés par le dernier rapport de l’Aide à l’Église en Détresse, intitulé « Persécutés et Oubliés », sur les chrétiens opprimés pour leur foi (2022-2024). La fondation ne signale aucun changement sur cette période dans le régime nord-coréen : « Les chrétiens risquent toujours de subir différentes formes de torture dans les camps de travail. »
[Interview exclusive] Entretien avec le père Philippe Blot, missionnaire MEP (Missions Étrangères de Paris) en Corée du Sud depuis 1990. Le prêtre français, âgé de 65 ans, a souvent été confronté au drame des réfugiés nord-coréens au cours de sa mission. Si aujourd’hui, dans le contexte des tensions actuelles entre les deux Corées, il appelle à continuer de prier pour la réunification, c’est avant tout en songeant au peuple nord-coréen « qui vit un véritable enfer à ciel ouvert ».
Abstract :L’article, en présentant l’activité de la Sacrée Congrégation de Propaganda Fide, destinée à gouverner les missions catholiques au nom du Souverain Pontife, souligne le rôle que les nonces apostoliques ont
L’énormité du sujet ne nous permettra ici que d’aborder les points les plus saillants d’une histoire riche et qui, sur la longue durée, nous conduit du Haut Moyen Âge à
Dans l’actualité de la semaine en Asie : Pyongyang a commencé à envoyer des troupes en Ukraine selon l’agence d’espionnage sud-coréenne ; le général Luong Cuong, succède à To Lam comme nouveau président du Vietnam ; Mgr Paskalis Bruno Syukur, évêque de Bogor, renonce à devenir cardinal lors du consistoire du 8 décembre ; l’ancien général militaire Prabowo Subianto a été investi en tant que 8e président de l’archipel ; Séoul a annoncé des « mesures progressives » face à la coopération militaire renforcée entre la Corée du Nord et la Russie.
Le père Gianni Criveller, sinologue, réagit au renouvellement pour quatre ans de l’Accord provisoire sur la nomination des évêques en Chine, confirmé le 22 octobre par le Saint-Siège. La discrétion de cette annonce suggère des problèmes toujours sérieux en arrière-plan. Mais « après la crise de 2023, la Chine a évité d’aller trop loin », d’où un climat qui s’est quelque peu amélioré, estime le missionnaire italien qui affirme qu’aujourd’hui, « abandonner le chemin étroit du dialogue et annuler l’accord n’apporterait aucun avantage ».
Ce mardi 22 octobre, le Vatican a annoncé que son accord avec la Chine sur la nomination des évêques catholiques était renouvelé pour quatre années supplémentaires. Cette décision survient quelques jours après une information de l’Institut Hudson détaillant comment sept évêques catholiques en Chine ont été détenu sans procès équitable, tandis que d’autres évêques ont subi des pressions intenses, surveillances et enquêtes de police depuis que l’accord sino-Vatican est entré en vigueur il y a six ans.
Caritas Sri Lanka (SEDEC) a publié deux nouveaux rapports qui soulignent le manque d’accès à l’éducation pour les communautés les plus marginalisées du pays d’Asie du Sud, notamment les habitants des plantations. L’organisation catholique constate parmi ces groupes des taux d’illettrisme et d’échec scolaire bien plus élevés que dans les autres régions rurales sri-lankaises. Pour Mgr Brian Udaigwe, nonce apostolique, « une approche inclusive et équitable » est nécessaire pour l’accès de tous à l’éducation.
Le 17 octobre, le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) a présenté l’Indice mondial de pauvreté multidimensionnelle 2024. Publié tous les ans, il brasse des données de 112 pays (6,3 milliards d’habitants) et inclut des indicateurs comme le manque de logements adéquats, de systèmes d’assainissement, d’électricité, de combustibles pour la cuisine, d’alimentation et de systèmes scolaires. Sur 1,1 milliard d’habitants se trouvant dans une situation de pauvreté « aiguë », un sur cinq se trouve en Inde.
L’Inde a fermement rejeté le dernier rapport publié le 2 octobre par la Commission des États-Unis pour la Liberté Religieuse Internationale (USCIRF) qui la désigne, pour la cinquième année consécutive, comme un « pays de préoccupation particulière ». Ce nouveau rapport annuel de 2024 estime que « le gouvernement indien continue de réprimer et de restreindre les communautés religieuses », alors que nouvelles lois ont été votées cette année à l’encontre des libertés religieuses dans le pays d’Asie du Sud.
Ces dernières semaines, selon le géopolitologue Olivier Guillard, la sinisation du Tibet s’est invitée malgré elle dans la capitale, dans deux musées parisiens reconnus, alors même que fin septembre, des experts de l’Onu dénonçaient les politiques éducatives assimilationnistes exercées par la Chine au Tibet. Toujours fin septembre, le gouvernement tibétain en exil a fait part de ses craintes quant aux effets de la politique pékinoise de sinisation qui risque de menacer « la culture, la religion et le mode de vie traditionnels tibétains ».
Ces dernières semaines, la Commission des États-Unis pour la Liberté Religieuse Internationale (USCIRF) a publié plusieurs rapports sur la situation actuelle de la liberté religieuse dans divers pays d’Asie : le 23 septembre pour la Chine, le 2 octobre pour l’Inde et le 27 septembre pour le Vietnam. Le rapport sur la Chine, intitulé « Sinisation de la religion : la politique religieuse coercitive de la Chine », met l’accent sur la politique de sinisation de la religion en Chine en indiquant qu’elle s’est intensifiée depuis 2023.