dimanche 29 mars 2026
La junte birmane a imposé de nouvelles restrictions de carburant, en limitant les automobilistes à deux pleins par semaine face aux pénuries liées aux tensions au Moyen-Orient. Mais tandis que la population fait face à de graves difficultés d’approvisionnement, l’armée de l’air reste pleinement opérationnelle. Vendredi 20 mars, un bombardement contre un monastère bouddhiste dans le nord du pays a fait au moins 17 morts, illustrant le contraste entre les restrictions civiles et la priorité donnée aux opérations militaires.
Les Missionnaires de la Charité dénoncent l’utilisation abusive du nom et de l’image de sainte Mère Teresa de Calcutta à des fins de collecte de fonds et de promotion. Dans un communiqué publié le 19 mars, la congrégation fondée par la religieuse il y a 76 ans met en garde contre ces pratiques qu’elle juge contraires à son héritage spirituel et annonce envisager des poursuites judiciaires contre certaines organisations. Elle rappelle être seule habilitée à autoriser l’usage du nom de sa fondatrice.
Le diocèse de Phnom Penh vient de clôturer, le 18 mars, la phase diocésaine de la cause de béatification de Mgr Joseph Chhmar Salas et de ses onze compagnons, après une décennie d’enquête. Alors que près de 3 000 pages sont envoyées à Rome pour la suite du processus, le père Vincent Chrétienne, MEP, de la commission historique, confie : « Le travail a été rendu difficile par la destruction des archives par les Khmers rouges. Il a fallu reconstituer leur vie à partir de rares témoignages ou au hasard de découvertes inattendues. »
À l’occasion de la Journée mondiale de la trisomie 21, célébrée le 21 mars, Caritas Cambodge se mobilise pour sensibiliser à une réalité encore méconnue dans le pays. Au Cambodge, la connaissance du syndrome reste limitée ; les préjugés, le manque d’information et la stigmatisation persistent, rendant l’accès à l’éducation, à l’emploi et à une vie sociale épanouie particulièrement difficile. Le thème pour la journée 2026, « Ensemble contre la solitude », met en lumière cet isolement.
Malgré l’organisation d’élections législatives fin 2025 et début 2026, la junte birmane peine à masquer la réalité de son emprise. Derrière un vernis institutionnel, le pouvoir militaire consolide son contrôle, au mépris des aspirations démocratiques d’une population éprouvée par cinq années de guerre civile. Soutenu par quelques alliés et profitant d’un contexte international fragmenté, le régime orchestre une transition de façade, sans perspective réelle d’ouverture politique. Par le géopolitologue Olivier Guillard.
Les Sœurs du Bon Pasteur sont arrivées en Birmanie en 1866. Depuis, elles ont maintenu une présence constante auprès des plus vulnérables. Actives auprès de neuf communautés, elles apportent des soins, une aide éducative et un soutien aux femmes victimes de violence, de traite et de pauvreté, dans un pays marqué par l’instabilité politique et la guerre. Le 12 mars, en célébrant le 160e anniversaire de leur présence dans le pays, le cardinal Bo, président des évêques birmans, a salué « un témoignage d’amour sans limites ».
Le 11 mars, la Cour suprême de l’Inde a autorisé, dans une décision historique, l’arrêt des soins pour Harish Rana, un patient en état végétatif depuis plusieurs années. Ce jugement ouvre la voie à la reconnaissance de l’euthanasie passive dans le pays le plus peuplé du monde, où la question de la fin de vie suscite de profondes divisions. Il souligne également la complexité de trouver un équilibre entre la dignité du patient, l’éthique médicale, les convictions religieuses et le cadre légal régissant la fin de vie.
Ce mercredi 18 mars au matin, le vicariat apostolique de Phnom Penh a publié un communiqué annonçant la clôture de l’enquête diocésaine pour la cause de béatification et de canonisation des martyrs du Cambodge : les serviteurs de Dieu, Mgr Joseph Chhmar Salas et ses onze compagnons. Dans son message, Mgr Olivier Schmitthaeusler, vicaire apostolique, rend grâce « pour toutes ces années d’enquête, de recherche de témoignages et de documents, qui aboutissent aujourd’hui à un travail de près de 2 500 pages ».
Le 17 mars, le comité local d’organisation (LOC) des Journées mondiales de la jeunesse (JMJ), qui auront lieu à Séoul en 2027, a inauguré une nouvelle commission spéciale parlementaire qui compte 57 élus catholiques de l’Assemblée nationale sud-coréenne. Cette structure doit faciliter la coopération entre les autorités publiques et les organisateurs de l’événement international. Les JMJ en Corée seront non seulement un pèlerinage catholique autour du pape, mais aussi un événement mondial à la forte portée symbolique.
Alors que plus d’un million de Rohingyas musulmans réfugiés au Bangladesh vivent les derniers jours du Ramadan dans les camps surpeuplés de Cox’s Bazar, Caritas Bangladesh cherche à bâtir des ponts entre les religions. À travers des rencontres et des actions de sensibilisation, l’organisation caritative catholique partage avec les réfugiés et les communautés d’accueil de la région le sens du Carême, en soulignant les valeurs communes de prière, de jeûne et de solidarité.
Selon une nouvelle étude publiée le 11 mars par le Pew Research Center, le déclin du bouddhisme en Asie de l’Est s’explique par une combinaison de facteurs démographiques, culturels et générationnels. Basée sur des entretiens menés à Tokyo et Séoul, l’enquête montre comment l’affaiblissement des traditions familiales, la pression de la vie moderne et une perception plus critique de la religion contribuent à l’éloignement progressif des jeunes, malgré la persistance d’un attachement culturel aux enseignements bouddhistes.
Après le soulèvement de la génération Z en septembre, Balendra Shah, ancien rappeur devenu politicien, s’est imposé comme l’un des porte-voix du mouvement. Cet homme de 35 ans s’apprête désormais à devenir le prochain Premier ministre après la victoire spectaculaire de son parti au scrutin législatif du 5 mars. Dans la petite nation himalayenne, son ascension fulgurante marque un rejet net de l’establishment politique qui a longtemps dominé le Népal. Elle ouvre aussi la perspective d’un nouveau départ, avec l’espoir de rétablir la stabilité politique et de créer des opportunités économiques.