mercredi 09 septembre 2026
Le 18 novembre, Mgr Pierre Soon-taick Chung, archevêque de Séoul et administrateur apostolique de Pyongyang, a proposé d’inviter des Nord-Coréens aux JMJ de Séoul en 2027. Il a fait cette proposition durant le 8e Forum pour la paix dans la péninsule coréenne, samedi dernier dans la capitale sud-coréenne. À cette occasion, il a aussi souligné le rôle de l’Église locale comme médiatrice pour la réconciliation coréenne, malgré les problèmes non résolus depuis 70 ans dont « les familles séparées et les confrontations politiques et militaires ».
Le 17 novembre dans la cathédrale Sainte-Marie de Dacca, près de 3 000 personnes ont célébré le centenaire de l’archevêché de Dacca, dans la capitale. Pour Mgr Bejoy D’Cruze, archevêque de Dacca, ce n’est « pas seulement un bâtiment mais un berceau de la foi et un héritage national ». Il explique avoir voulu montrer que « le christianisme est orienté vers le service », alors que beaucoup d’écoles et d’organisations ont été initiées ici. « Nous espérons que cette occasion soutienne l’unité, la communion et la fraternité dans l’Église. »
Concernant les avancées contre la junte depuis début novembre dans le nord-est de la Birmanie, le père Yar Zar Myin (nom d’emprunt) estime que la raison pour laquelle les militaires perdent du terrain, c’est parce que « l’armée n’a plus le soutien de la population ». Face aux arrestations, aux atrocités et aux villages et églises incendiés, il ajoute que la population « a appris à connaître le vrai visage du régime ». Le prêtre assure que les gens sont « forts dans la foi » et ne peuvent accepter ce qui se passe : « Nous voulons la liberté. »
Pour le père Aung Kyaw Thun (nom d’emprunt), la situation en Birmanie ne s’améliore pas et les évènements de ces dernières semaines rendent l’issue du conflit plus incertaine que jamais. Un conflit dont les journaux parlent peu, même s’il assure que les chrétiens se savent soutenus par la prière. Il explique que la situation est tendue depuis plus de deux et demi et particulièrement depuis début novembre, avec une coalition qui s’est créée dans le Nord. « Du côté des chrétiens, c’est quelque chose de nouveau qui leur donne un peu d’espoir. »
Au moins 600 personnes civiles, majoritairement catholiques, ont trouvé refuge dans une cathédrale et un centre de catéchèse ces dernières semaines dans la ville de Lashio, depuis l’intensification des combats dans l’État Shan, dans le nord de la Birmanie. Les analystes considèrent que les nouveaux combats dans la région représentent la plus grande menace pour la junte militaire depuis le coup d’État de 2021. Cependant, l’ONU signale que la situation actuelle multiplie les besoins humanitaires.
Le 15 novembre, le Dicastère pour la Doctrine de la foi s'est adressé aux évêques philippins en répondant à une sollicitation de Mgr Julito Cortes, évêque de Dumaguete (province du Negros oriental), sur la « meilleure approche pastorale » à adopter face au nombre significatif de catholiques philippins rejoignant les loges maçonniques. Le Vatican a rappelé l’incompatibilité de la foi catholique avec la franc-maçonnerie et recommandé aux évêques philippins de « mettre en place une stratégie coordonnée ».
Cette semaine, Mgr Joseph Li Shan, archevêque de Pékin et président de l’Association patriotique des catholiques chinois (CCPA), a effectué une visite historique à Hong-Kong durant trois jours, jusqu’au mercredi 15 novembre, en répondant à l’invitation du cardinal Stephen Chow Sau-Yan, évêque de Hong-Kong. Ce dernier s'était rendu dans la capitale chinoise en avril dernier à l’invitation de Mgr Li. Début novembre, le diocèse de Hong-Kong a annoncé la visite de Mgr Li en souhaitant « soutenir les échanges entre les deux diocèses ».
Le mercredi 8 novembre dans une ville côtière de l’État malaisien de Sabah, au nord de l’île de Bornéo, Mgr John Wong Soo Kau, archevêque de Kota Kinabalu, a présidé l’ordination sacerdotale du père Bradley Stephen Belly, le premier prêtre issu de la minorité ethnique Rungus. La cérémonie a eu lieu dans l’église Saint-Pierre de Kudat en présence de 46 prêtres et 2 000 fidèles, venus célébrer la nouvelle ordination d’un habitant indigène de Bornéo – un évènement majeur pour l’Église locale.
Alors qu’une grève massive se poursuit au Bangladesh, plus de 150 usines sont fermées face aux demandes des manifestants, qui exigent que leur salaire mensuel soit presque triplé. La proposition du gouvernement d’une hausse de 56,25 % a été rejetée par le mouvement qui dénonce des conditions de travail difficiles et des salaires de misère. Le pays est le deuxième exportateur mondial de textile derrière la Chine, avec 3 500 usines pour 4 millions d’employés, et fournit des grandes marques comme Levi’s, Zara et H&M.
Ce mardi 7 novembre, des millions d’électeurs des deux États du Mizoram et du Chhattisgarh, dans l’est de l’Inde, étaient invités à renouveler une partie de leurs assemblées législatives respectives dans le cadre d’élections qui doivent avoir lieu dans cinq États indiens jusqu’au 30 novembre. Une étape significative avant les élections générales indiennes de 2024, alors que les résultats de ces élections locales devraient donner un aperçu des futures performances des partis de l’opposition et du BJP de Narendra Modi.
Cette semaine, le Dicastère pour le dialogue interreligieux s’est adressé aux hindous du monde entier célébrant la fête de Diwali ou Deepavali, qui tombe ce dimanche 12 novembre cette année. À l’occasion de la « fête des lumières », le Dicastère invite « chrétiens et hindous » à « construire la paix » en se fondant sur quatre piliers essentiels d’après saint Jean XXIII dans son encyclique Pacem in Terris : « La paix est possible, à condition qu’elle soit fondée sur la vérité, la justice, l’amour et la liberté. »
Le journaliste indien Anto Akkara, qui a documenté durant quinze ans les massacres antichrétiens du district de Kandhamal, survenus en 2008 dans l’État d’Odisha, dans l’est de l’Inde, revient sur un long parcours depuis les persécutions, des premières enquêtes et campagnes menées contre des injustices et des tentatives de dissimulation jusqu’à la décision du Vatican, en octobre dernier, d’ouvrir l’enquête diocésaine pour les 35 martyrs catholiques de Kandhamal, première étape vers leur béatification.