Mongolie

Le pape François quitte la Mongolie après l’inauguration d’un centre caritatif à Oulan-Bator

Les quartiers des yourtes en périphérie d’Oulan-Bator, la capitale. © Bobglennan (CC BY-NC-ND 2.0)
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Le 4 septembre, le pape François a quitté la Mongolie après une visite historique de quatre jours. La veille, il a célébré la messe au stade de Steppe Arena, à Oulan-Bator, en présence de 2 500 personnes. Ce lundi, quelques heures avant son départ, il a également salué la communauté locale pour la création de la « Maison de Miséricorde », un centre caritatif catholique. Pour lui, l’Église en Mongolie, « dans sa petitesse, vit de communion fraternelle, de prière, du service désintéressé à l’humanité souffrante et du témoignage de sa foi ».

Le pape François a achevé sa visite historique en Mongolie ce lundi 4 septembre. En fin de matinée, à 11h40 heure locale, le pape a été escorté vers son avion par le ministre mongol des Affaires étrangères, Battsetseg Batmunk.

Deux heures auparavant, il a inauguré la « Maison de Miséricorde » (« House of Mercy »). Ce centre d’accueil pour sans-abri a été créé comme un symbole de l’engagement de l’Église auprès de ceux qui sont dans le besoin. Ce foyer polyvalent, construit à Oulan-Bator, la capitale, est destiné non seulement aux personnes sans domicile mais aussi à de nombreuses autres œuvres, notamment au service des migrants internes et des victimes d’abus domestiques.

Dans un discours prononcé durant l’inauguration, le Saint-Père a fait part de sa profonde gratitude pour l’accueil chaleureux qu’il a reçu durant son séjour. Il a également salué le dévouement caritatif de l’Église locale. Il a évoqué quatre piliers fondamentaux pour la vie de l’Église, à savoir la communion, la liturgie, le service et le témoignage, en soulignant qu’il est « merveilleux de constater » que cet esprit « imprègne l’Église en Mongolie ».

« Dans sa petitesse, elle vit de communion fraternelle, de prière, du service désintéressé à l’humanité souffrante et du témoignage de sa foi. » Selon lui, la Maison de Miséricorde est « une expression concrète de l’attention aux autres dans laquelle les chrétiens se reconnaissent, car là où il y a l’accueil, l’hospitalité et l’ouverture aux autres, on respire la bonne odeur du Christ » (2 Co 2, 15).

Il a ajouté que le foyer inauguré « se veut un point de référence pour une multiplicité d’interventions caritatives » et une sorte de « port où accoster, où pouvoir trouver écoute et compréhension ». Pour le pape, le véritable progrès des nations ne devrait pas se mesurer d’après la richesse économique, et encore moins par les investissements dans le pouvoir illusoire des armements, mais par « leur capacité à assurer la santé, l’éducation et la croissance intégrale de leur peuple ».

« Je n’aurais jamais pensé que le pape viendrait en Mongolie »

Par ailleurs, la veille, le dimanche 3 septembre, près de 2 500 personnes ont rempli le stade de Steppe Arena à Oulan-Bator pour la messe dominicale en présence du pape François, à l’issue de sa dernière journée complète dans le pays. Quand le Saint-Père est arrivé sur place, le stade était déjà rempli d’excitation et d’enthousiasme, avec un nombre significatif de jeunes. Plusieurs danses ont été organisées en plusieurs endroits du stade avant la messe, chacune véhiculant un aspect unique de la culture mongole.

Bien que la petite Église catholique mongole ne compte que près de 1 500 fidèles, la Mongolie compterait dans son ensemble environ 40 000 chrétiens de différentes confessions. Plusieurs centaines de catholiques sont également venus depuis d’autres pays asiatiques, notamment de Corée du Sud, de Singapour, de Chine, du Vietnam et des Philippines.

Parmi les personnes présentes dans le stade, on compte Gabriel Chimeddorj, qui est né et qui a grandi à Oulan-Bator. Il est devenu catholique à l’âge de 14 ans. « J’ai commencé à lire la Bible à la maison quand j’avais à peine 14 ans. J’ai regardé des films et écouté des chansons qui en parlaient. » Il précise que ses parents ne sont pas catholiques mais qu’ils respectent sa décision.

À ses côtés se trouve Caroline Nyamdelger Ochirbat, dont le chemin de foi a débuté quand une amie l’a invitée à une messe en 2002 à Oulan-Bator. Un an plus tard, elle a décidé de demander le baptême. « Mais je n’aurais jamais pensé que le pape viendrait en Mongolie, parce qu’il y a si peu de catholiques ici. » Elle raconte toutefois que son baptême a fait des émules au sein de sa famille, dont sa propre mère qui a également rejoint l’Église locale.

(Avec Ucanews)