Revue de presse du vendredi 22 mai 2026

Les évêques du Laos et du Cambodge seront en visite Ad Limina Apostolorum au Vatican du lundi 25 au samedi 30 mai. Les évêques du Laos et du Cambodge seront en visite Ad Limina Apostolorum au Vatican du lundi 25 au samedi 30 mai. © Vicariat apostolique de Phnom Penh
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Dans l’actualité de la semaine en Asie : les évêques du Laos et du Cambodge seront en visite Ad Limina Apostolorum au Vatican du lundi 25 au samedi 30 mai ; cette semaine, lors d’une visite à Pékin, Vladimir Poutine a cherché à renforcer le partenariat avec Xi Jinping autour de la coopération énergétique ; le rare match de football féminin qui s’est déroulé le 20 mai à Suwon entre deux équipes nord-coréenne et sud-coréenne cristallise les tensions entre les deux pays ; le Parti Janta des Cafards (CJP), né d’une remarque méprisante comparant certains jeunes chômeurs à des « cafards », se veut une parodie du BJP du Premier ministre Narendra Modi.

CAMBODGE-LAOS – Les évêques du Laos et du Cambodge seront en visite Ad Limina Apostolorum au Vatican du 25 au 30 mai. L’expression signifie « au seuil des apôtres » et désigne les visites quinquennales obligatoires effectuées par les Conférences épiscopales du monde entier auprès du pape et de la Curie romaine. La Conférence épiscopale Laos-Cambodge (CELAC) rencontrera le pape Léon XIV le vendredi 29 mai. Les évêques seront également reçus par les différents dicastères, par la secrétairerie d’État du Saint-Siège et par le secrétariat général du Synode durant toute la semaine. Ils célébreront aussi la messe dans les quatre basiliques papales de Rome (Saint-Pierre, Saint-Jean-de-Latran, Sainte-Marie-Majeure et Saint-Paul-hors-les-Murs).

CHINE-RUSSIE – Cette semaine, lors d’une visite à Pékin, Vladimir Poutine a cherché à renforcer le partenariat avec Xi Jinping autour de la coopération énergétique. Alors que la Russie, sous sanctions occidentales, dépend fortement de Pékin, la relation reste profondément asymétrique. La Chine est devenue le principal débouché énergétique russe, mais limite ses investissements et hésite à accroître sa dépendance aux hydrocarbures russes, privilégiant la diversification et la transition énergétique. Malgré la rhétorique d’« amitié sans limites », Moscou apparaît de plus en plus dépendante d’un partenaire chinois dominant, qui ajuste ses engagements selon ses propres intérêts stratégiques.

PÉNINSULE CORÉENNE – Un rare match de football féminin entre le FC Naegohyang de la Corée du Nord et le Suwon FC de la Corée du Sud cristallise les tensions entre les deux pays. Disputée le 20 mai à Suwon devant un stade comble mais sans supporters nord-coréens, la rencontre sportive s’inscrit dans un contexte de relations gelées, marqué par le durcissement de la rhétorique de Kim Jong-un, qui qualifie désormais le Sud d’« État hostile ». Malgré quelques espoirs de détente portés par Séoul, les délégations insistent sur la dimension strictement sportive. Le match illustre ainsi les limites actuelles du « soft power » sportif dans une péninsule toujours techniquement en guerre.

INDE – Né d’une remarque méprisante d’un juge indien comparant certains jeunes chômeurs à des « cafards », le Parti Janta des Cafards (Cockroach Janta Party, CJP) se veut une parodie du Bharatiya Janata Party (BJP), le parti du Premier ministre Narendra Modi. Ce collectif satirique est devenu en quelques jours un phénomène viral. Lancé par l’étudiant Abhijeet Dipke, il détourne les codes politiques pour exprimer le malaise d’une jeunesse indienne confrontée au chômage, aux inégalités et au sentiment de ne pas être représentée. Entre humour absurde, mèmes et revendications réelles, le mouvement a rassemblé des millions d’abonnés et séduit jusque dans l’opposition, révélant une profonde lassitude envers la politique traditionnelle en Inde.

BIRMANIE – L’armée birmane a lancé un nouveau programme de recrutement dans les lycées, en ouvrant des centres d’entraînement militaire pour les jeunes de 16 à 19 ans. Selon des analystes et des militants des droits de l’homme, il s’agit d’une nouvelle mesure visant à pallier la grave pénurie d’effectifs dans les forces armées, de plus en plus impliquées dans la guerre civile sur de multiples fronts. De nombreux observateurs y voient une tentative désespérée de reconstruire une armée affaiblie par les pertes sur le terrain et les désertions constantes. « Entre 15 et 17 ans, ils absorbent tout. À 18 ans, c’est plus difficile. L’armée veut les recruter très jeunes », explique un ancien responsable du ministère de l’Éducation.

THAÏLANDE – Bangkok a décidé de réduire la durée de séjour sans visa pour les visiteurs de plus de 90 pays afin de lutter contre la criminalité liée aux touristes étrangers, ont annoncé hier les autorités locales. Cette durée est ramenée à 60, 30, voire 15 jours selon les pays. Le secteur du tourisme est vital pour l’économie du pays d’Asie du Sud-Est, mais le gouvernement a pris cette mesure après une série d’arrestations d’étrangers pour trafic de drogue, traite des êtres humains et activités commerciales illicites. Le tourisme représente plus de 10 % du PIB thaïlandais, même si le nombre de visiteurs reste inférieur aux niveaux d’avant la pandémie. Concernant la France et les pays de l’Espace Schengen, la durée est réduite à 60 jours.

PAKISTAN-IRAN-ÉTATS-UNIS – Le chef d’État-major de l’armée pakistanaise, Asim Munir, était jeudi 21 mai à Téhéran dans le cadre des efforts de médiation déployés par le Pakistan dans les pourparlers entre l’Iran et les États-Unis concernant la guerre au Moyen-Orient, selon l’agence de presse iranienne ISNA. Le ministre pakistanais de l’Intérieur est également arrivé mercredi 20 mai à Téhéran pour la deuxième fois en moins d’une semaine, alors qu’Islamabad poursuit ses efforts pour parvenir à un accord entre Washington et Téhéran, plus d’un mois après l’entrée en vigueur d’un cessez-le-feu fragile entre les deux pays.

CORÉE DU NORD – Le nouvel essai La Face cachée de Kim Jong-un de Cheong Seong-chang propose une analyse approfondie du régime nord-coréen et du pouvoir exercé par Kim Jong-un. S’appuyant sur des sources variées (renseignements, témoignages de transfuges, médias officiels), l’auteur retrace la consolidation du pouvoir, les purges internes et la logique dynastique des Kim. Il décrit une gouvernance qualifiée de « politique de délégation », où le dirigeant conserve le dernier mot tout en responsabilisant fortement ses cadres. L’ouvrage éclaire aussi la stratégie diplomatique de Pyongyang et met en lumière les enjeux de succession et les évolutions internes d’un régime à la fois fermé et pragmatique.

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