lundi 06 juillet 2026
La construction de l’aéroport international de Gia Binh, dans la province vietnamienne de Bac Ninh, a débuté en août 2025 et s’inscrit dans un vaste programme de modernisation des infrastructures. Cependant, le diocèse de Bac Ninh s’inquiète des répercussions du projet sur les résidents : le site aéroportuaire, qui s’étend sur près de 2 000 hectares, doit affecter environ 7 000 foyers (soit un total de 52 000 habitants relogés). Sur la zone de démolition se trouvent aussi cinq églises, autour desquelles ont vécu et prié plusieurs générations.
Selon le Rapport sur les risques climatiques pour les enfants 2026, publié le 16 juin par l’Unicef, plus de 1,1 milliard d’enfants sont exposés à au moins trois aléas climatiques conjugués (par exemple sécheresses, chaleurs extrêmes et vagues de chaleur). L’Asie est la région la plus affectée en nombre absolu d’enfants, en particulier l'Asie du Sud, où se trouvent les pays qui comptent les populations d’enfants les plus importantes (Bangladesh, Inde, Pakistan). Cependant, l’Asie du Sud-Est est également très exposée.
Le 15 juin, le président Lee Jae-myung a été reçu par Léon XIV au Vatican. Ils ont notamment évoqué la paix dans la péninsule coréenne, les Journées mondiales de la jeunesse (JMJ) de Séoul 2027 et la situation internationale. La veille, le chef d’État a assisté à une « messe spéciale pour la paix et la solidarité » présidée par le cardinal Lazarus You Heung-sik, préfet du dicastère pour le Clergé. Parmi les membres de la délégation se trouvaient la première dame Kim Hye-kyung et des prêtres, religieuses et laïcs coréens résidant à Rome.
Malgré au recul de l’aide humanitaire internationale, les responsables humanitaires catholiques en Asie tentent de répondre aux catastrophes, de promouvoir le développement humain intégral et de lutter contre la pauvreté. Du 9 au 11 juin à Bangkok, en Thaïlande, la conférence régionale 2026 de Caritas Asie a rassemblé les représentants de 25 organisations asiatiques membres du réseau catholique, en présence du cardinal Tarcisio Isao Kikuchi, archevêque de Tokyo et président de Caritas Internationalis.
Chaque année, elle est attendue comme une délivrance. Après des semaines de chaleur écrasante, de sols craquelés et de villes suffocantes, les premiers nuages noirs surgissent au-dessus de la mer d’Arabie. En Inde, la mousson est un événement national chargé d’attentes et d’inquiétudes, dont dépend une large part de l’économie du pays. Sous l’effet du réchauffement climatique, ce cycle millénaire devient plus erratique, alternant épisodes de pluies extrêmes et phases de rupture.
Mouvement satirique né sur les réseaux sociaux, le « Cockroach Janata Party » (CJP, ou Parti du peuple des cafards) est devenu un phénomène politique inattendu en Inde. Porté par une génération ultra-connectée, il cristallise un faisceau de colères bien réelles au sein de la jeunesse indienne, face à la répétition des crises dans les examens nationaux, aux défaillances des institutions éducatives et à l’incertitude économique qui assombrit les perspectives d’une génération pourtant diplômée.
Les évêques latins d’Inde ont présenté, mercredi 10 juin, l’édition indienne de Magnifica Humanitas, la première encyclique du pape Léon XIV « sur la protection de la personne humaine à l’ère de l’intelligence artificielle ». En présentant le document, la Conférence épiscopale indienne (CCBI) explique vouloir le rendre plus accessible aux lecteurs indiens et insiste sur la défense de la dignité humaine, la responsabilité éthique et l’utilisation de la technologie au service du bien commun.
Dans l’actualité de la semaine en Asie : au 12 juin, le bilan du séisme de magnitude 7,8 qui s’est produit au large de l’île de Mindanao, au sud des Philippines, est de 55 morts, 31 disparus et 1 120 blessés ; la princesse thaïlandaise Bajrakitiyabha est décédée à l’âge de 47 ans après plus de trois ans de coma ; ce vendredi marque le premier anniversaire de la catastrophe aérienne d’Ahmedabad, qui a fait 260 morts le 12 juin 2025 dans le nord-ouest de l’Inde ; cette semaine en Chine, plus de 13 millions de lycéens ont passé le « gaokao », le concours national d’entrée à l’université.
Alors qu’une vague de chaleur frappe le Pakistan, avec des températures atteignant près de 48 °C ces derniers jours, les paroisses catholiques du pays d’Asie du Sud décalent les horaires des messes, distribuent de l’eau et améliorent la ventilation afin de protéger les fidèles. Dans les villes de Karachi et de Lahore, les célébrations ont lieu tôt le matin ou tard le soir, et des volontaires ajoutent des solutions de réhydratation dans les distributeurs d’eau et montrent aux paroissiens comment prévenir les coups de chaleur.
Le séisme de magnitude 7,8 survenu lundi 8 juin au large de l’île de Mindanao, au sud des Philippines, a causé à ce jour au moins 46 morts et 450 blessés. La catastrophe a eu lieu en pleine rentrée des scolaires, après les grandes vacances qui se déroulent en avril et mai dans le pays d’Asie du Sud-Est, majoritairement catholique. L’Église locale a appelé à prier et à venir en aide aux victimes et aux populations affectées, en particulier pour les habitants de la ville de General Santos, la plus touchée.
La guerre civile qui se poursuit depuis plus de cinq ans en Birmanie a entraîné une véritable « polycrise » (politique, économique, humanitaire…) qui affecte également l’Église locale. Depuis le coup d’État militaire de février 2021, cinq évêques du pays d’Asie du Sud-Est (Pekhon, Loikaw, Banmaw, Mindat et Lashio) ont été contraints de quitter leur diocèse, comme l’a rappelé l’un d’entre eux le 5 juin à Rome durant la visite ad limina des évêques birmans auprès du pape et de la curie romaine.
D’après le rapport du tribunal populaire sur les violences contre les chrétiens en Inde, organisé le 2 juin à New Delhi par des groupes militants catholiques et non catholiques, les violences et les discriminations antichrétiennes dans le pays d’Asie du Sud se sont aggravées ces dernières années. Les auteurs de l’initiative estiment que les garanties constitutionnelles que représentent la liberté religieuse et l’égalité des citoyens sont de plus en plus fragilisées. Ils dénoncent l’inaction de certaines institutions et appellent à mettre fin à l’impunité.