vendredi 23 octobre 2026
Du Tibet au Népal, la crue meurtrière qui a déferlé dans les vallées au matin du 26 août 2026 a été d’une violence inouïe, semant la désolation sur son passage. Comment une telle catastrophe a-t-elle été possible ? Entre dérèglement climatique et facteurs humains, les populations et les écosystèmes himalayens sont de plus en plus vulnérables, avec des conséquences qui dépassent largement le seul enjeu de la reconstruction.
Dans l’actualité de la semaine en Asie : le 3 septembre, le cardinal Joseph Zen, évêque émérite de Hong-Kong, a perdu son appel visant à faire annuler la condamnation qu’il a reçue en 2022 ; en Indonésie, au moins 800 personnes ont été victimes d’intoxication alimentaire lors d’incidents isolés, dans le cadre d’un programme d’aide lancé par le gouvernement ; la Thaïlande entend durcir les conditions d’obtention des permis de séjour, en réduisant de moitié la durée des séjours sans visa pour les touristes de dizaines de pays ; le ministère de la Défense du Japon a demandé un budget record de 55,6 milliards de dollars, en misant sur l’IA pour accélérer la prise de décision face aux tensions régionales.
Il y a 28 ans, le père Vivek Martin a été retrouvé seul à l’âge de 5 ans dans une gare ferroviaire de l’État du Kerala (au sud de l’Inde).
Lundi 31 août, le père Paul Liu Honggang, âgé de 56 ans, a été ordonné évêque dans le diocèse de Datong, dans la province du Shanxi (dans le nord de la Chine). Il est originaire du village de Wufuying, non loin de Taiyuan, la capitale provinciale. Mgr Liu Honggang a été nommé le 10 août dernier par le pape Léon XIV, qui a approuvé sa candidature dans le cadre de l’Accord provisoire Chine-Vatican sur la nomination des évêques en Chine. Il s’agit de la première ordination épiscopale dans ce diocèse depuis plus de vingt ans.
Le 31 août, la Fondation Ramon Magsaysay a annoncé les trois lauréats du prix Magsaysay 2026, souvent surnommé le « prix Nobel asiatique » : Tommy Koh, de Singapour, Runa Khan, du Bangladesh et Bo Kyi, de Birmanie. Selon la Fondation, l’intégrité, le courage et le service désintéressé de ces trois personnalités « ont directement amélioré les conditions de vie de leurs communautés respectives ». L’édition 2026 coïncide avec le 119e anniversaire de la naissance du président philippin Ramon Magsaysay, qui a donné son nom à la fondation.
Le pèlerinage annuel au sanctuaire Notre-Dame de Lourdes de Mariamabad est l'un des plus grands rassemblements religieux au Pakistan. Il se déroule chaque année durant le premier week-end de septembre, à l’occasion de la fête de la Nativité de la Vierge Marie. Plusieurs centaines de milliers de personnes s’y rendent pour prier, parmi lesquelles plusieurs milliers de musulmans. Le village de Mariamabad a été fondé en 1893 par le missionnaire capucin belge Mgr Emmanuel Van Den Bosch. Le premier pèlerinage a eu lieu en 1949.
Durant trois jours, l’Église indienne a célébré les 250 ans de l’arrivée des MEP (Missions Étrangères de Paris) dans le sud du pays. Mgr Francis Kaliste, archevêque de Pondichéry, a organisé ces festivités du 25 au 27 août, en invitant le père Vincent Sénéchal, supérieur général MEP, qui a présidé la messe inaugurale. Quelques jours avant, le missionnaire a également rencontré 53 prêtres du Kerala, qui ont bénéficié de l’accueil des MEP pour leurs études à Paris. Il constate les fruits portés depuis, « pour l’Église locale et pour le pays ».
À l’occasion du 250e anniversaire de l’arrivée des Missions Étrangères de Paris (MEP) à Pondichéry, en 1776, l’Église locale célèbre un héritage qui a profondément marqué l’histoire du catholicisme dans le sud de l’Inde, entre la formation du clergé, la création d’institutions éducatives et le développement des structures ecclésiales. Ce jubilé est organisé sur le thème « Se souvenir, se réjouir, se renouveler », afin de rendre grâce pour le chemin parcouru et de raviver l’élan missionnaire face aux défis actuels.
À l’occasion du 250e anniversaire de la mission des Missions Étrangères de Paris à Pondichéry, célébré du 25 au 27 août, l’archidiocèse de Pondichéry-Cuddalore a mis en lumière l’héritage laissé par les missionnaires français dans la région. Parmi leurs réalisations, trois établissements scolaires, toujours actifs aujourd’hui, témoignent de leur contribution durable à l’éducation et à la formation des jeunes dans le sud de l’Inde.
Dans l’actualité de la semaine en Asie : le père Silas Bogati, administrateur apostolique du vicariat du Népal, a décrit les inondations du 26 août comme « la pire catastrophe de l’histoire du pays » ; situation des droits humains en Birmanie a atteint un niveau historiquement bas, selon le nouveau rapport du Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’homme (HCDH) couvrant la période de juin 2025 à mai 2026 ; le président chinois Xi Jinping devrait participer au sommet des BRICS (Brésil, Russie, Inde, Chine et Afrique du Sud) qui se tiendra le mois prochain à New Delhi ; les îles de Bornéo et de Sumatra sont en proie à des feux de tourbière gigantesques et incontrôlables, affectant plus de 3 millions d’habitants.
Selon un bilan provisoire du 27 août, les glissements de terrain et les inondations survenus la veille au Népal et au Tibet ont causé au moins 273 morts et plus de 1 300 disparus, dont des centaines de touristes étrangers. La catastrophe a été provoquée par l’effondrement d’un glacier, initialement identifié comme un séisme de magnitude 5,2. Elle a eu lieu à la frontière entre le Népal et le Tibet. Alors que l’aide internationale s’intensifie, l’Église népalaise évalue les besoins des sinistrés. Le pape prie pour les victimes.
Alors que Séoul multiplie les gestes en faveur d’une reprise du dialogue intercoréen, Pyongyang poursuit sa stratégie de tensions, entre incursions ponctuelles à la frontière, tirs de missiles et virulentes dénonciations des manœuvres militaires américano-sud-coréennes. Le rapprochement affiché avec Moscou et la réduction annoncée de certains exercices conjoints par Donald Trump compliquent encore les perspectives d’un apaisement durable dans la péninsule. Par le géopoligologue Olivier Guillard.