dimanche 22 février 2026
Tous les ans, l’Église bangladaise organise une campagne de Carême afin de venir en aide à plus d’une centaine de personnes. Cette année, Caritas Bangladesh propose une campagne financée « par les pauvres pour les pauvres », en collaboration avec des volontaires catholiques mais aussi musulmans, hindous et bouddhistes. Pour Sebastian Rozario, directeur de l’organisation, c’est « un projet unique qui dépend entièrement des donateurs locaux, dont les aides proviennent non pas de leur superflu mais de leurs nécessités ».
Chanteuse de carrière et écrivaine réputée, Anima Mukti Gomes s’est vue octroyer un siège de député parmi les 50 sièges réservés aux femmes dans le Parlement bangladais. Elle est ainsi la seule femme chrétienne représentée au sein du Parlement, aux lendemains du scrutin controversé du 7 janvier qui a donné un quatrième mandat consécutif à la Première ministre Sheikh Hasina, au pouvoir depuis 2008. C’est en sa présence qu’Anima Mukti a prêté serment le 28 février pour prendre ses nouvelles fonctions de députée.
Alors que le sort des minorités religieuses se dégrade en Inde, les arrestations et actes de violence à l’encontre des chrétiens se multiplient en particulier dans l’Uttar Pradesh. Cet État, le plus peuplé du pays, est dirigé par un moine hindou fondamentaliste qui n’a jamais caché son aversion pour les minorités religieuses. Le mois dernier, l’arrestation du père Dominic Pinto, accusé de vouloir convertir des hindous, a suscité de nombreuses indignations. Dans la foulée, la Conférence des évêques catholiques d’Inde (CBCI) a fait part de sa profonde inquiétude face à une intolérance croissante dans la vie sociale et politique de l’Inde.
Eva Salerno est anthropologue à l’ICP, spécialiste des communautés catholiques chinoises en Europe. Elle explore la transmission de la foi catholique parmi les jeunes chinois d’Europe, leurs difficultés spécifiques et leur dynamisme religieux, à travers des séries d’entretiens sur le terrain.
Le père Bruno Lepeu, MEP a soutenu sa thèse en théologie sous le titre : « ÉMERGENCE D’UNE ÉGLISE FRATERNELLE ET SYNODALE EN CHINE - Analyse théologique d’une enquête auprès de jeunes catholiques chinois » en 2023. Dans les extraits ci-dessous, il analyse quelques-uns des défis contemporains qui se posent aux jeunes catholiques Chinois.
Dans l’actualité de la semaine en Asie : le troisième dialogue chrétien-taoïste a eu lieu du 11 au 13 mars à Hong-Kong ; le Vatican a accordé le « nihil obstat » au diocèse philippin de Laoag pour l’ouverture de la cause de béatification de la jeune Servante de Dieu Nia Ruiz-Abad ; l’Inde a débuté la procédure d’expulsion de plusieurs milliers de Birmans dans le nord-est du pays ; les autorités chinoises ont arrêté 726 000 en 2023 dans le cadre d’une répression renforcée contre les « forces étrangères hostiles », soit une hausse de 47,1 % par rapport à 2022 ; la commission électorale thaïlandaise a annoncé vouloir demander la dissolution du parti d’opposition Move Forward, prétextant sa dangerosité pour la monarchie.
Le 27 janvier à Hô-Chi-Minh-Ville, dans le sud du Vietnam, un projet musical et artistique appelé WYO4Children a été lancé officiellement par la fondation italienne WYO (Orchestre mondial des jeunes), en collaboration avec les sœurs Missionnaires de la Charité de Bin Dhuong (une des provinces de la région du sud-est du pays). Le programme accueille 80 jeunes de 5 à 17 ans et fait appel aux traditions musicales locales et classiques afin de « promouvoir la croissance humaine et spirituelle des jeunes à travers la musique et l’art ».
Depuis le 29 février jusqu’au 21 mars, des responsables et fidèles de quatre religions présentes en Corée du Sud, dont l’Église catholique, prennent part à un « pèlerinage de paix » afin de prier pour la paix et l’unité intercoréenne. Alors que les tensions augmentent entre les deux Corées, les pèlerins visitent plusieurs sites symboliques près de la frontière nord-coréenne. Le 1er mars, ils ont notamment sonné à sept reprises la Cloche de la Paix de Paju, dans la zone démilitarisée (DMZ) à quelques kilomètres de la frontière.
L’évêque de la ville de Loikaw, dans l’État Shan, a dû fuir sa cathédrale en novembre dernier quand les troupes de la junte ont occupé les lieux pour en faire une base militaire. Malgré tout, Mgr Celso Ba Shwe continue de rendre visite aux catholiques déplacés de force par les combats entre le régime et les rebelles. Le 3 mars dans la cathédrale Saint-Joseph de l’archidiocèse de Taunggyi, près de son nouveau lieu de résidence provisoire, il a lancé un appel à la paix en invitant les catholiques birmans à « renoncer à la haine ».
Les 8 et 9 mars, un séminaire international a eu lieu à Nouveau Taipei, à Taïwan, à l’initiative du dicastère pour le dialogue interreligieux, en collaboration avec le département d’études religieuses de l’université catholique de Fu Jen, dans le cadre d’un programme destiné à développer un dialogue officiel avec les adeptes du confucianisme. Cette semaine, une autre initiative du dicastère doit avoir lieu : le troisième Dialogue chrétien-taoïste, un évènement organisé à Hong-Kong en présence de fidèles et d'universitaires chrétiens et taoïstes de différents pays.
Un collaborateur du cardinal Malcom Ranjith, archevêque de Colombo, a confirmé que l’Église locale souhaite ouvrir le processus de canonisation des victimes des attentats de Pâques 2019. Sur les 269 personnes tuées le 21 avril 2019 dans trois églises et deux hôtels, on compte 216 fidèles des églises Saint-Sébastien et Saint-Antoine. Le cardinal est convaincu qu’elles sont mortes à cause de leur foi. Il estime que le don de leur vie en venant ce jour-là à l’église « est suffisant pour les reconnaître comme Serviteurs de Dieu et martyrs de la foi ».
« Nous demandons aux dirigeants : la liberté que vous célébrez, est-ce la liberté des dirigeants ou la liberté du peuple ? » a demandé le cardinal Ranjith, le 4 février à l’occasion du 76e Jour de l’indépendance. Pour l’archevêque de Colombo, il était absurde d’organiser des fêtes aussi fastueuses et médiatisées en pleine misère économique. Une initiative peu appréciée par de nombreux groupes de la société civile qui ont rejeté un « étalage politique extravagant alors que 7 millions d’habitants ont du mal à se procurer trois repas par jour ».