dimanche 05 avril 2026
L’archevêque de Séoul, Mgr Pierre Chung Soon-taek, a rencontré le pape Léon XIV le 5 mars au Vatican afin de lui présenter l’avancée des préparatifs des Journées mondiales de la jeunesse (JMJ) prévues à Séoul du 3 au 8 août 2027. Selon l’archidiocèse de la capitale sud-coréenne, le pape a exprimé sa joie et sa hâte de se rendre en Corée pour rencontrer les jeunes du monde entier. Le même jour, une réunion internationale en ligne a rassemblé 250 délégués, marquant une nouvelle étape dans l’organisation de l’événement.
Le cardinal philippin Pablo Virgilio David, vice-président de la Fédération des conférences épiscopales asiatiques (FABC), réagit à l’escalade militaire au Moyen-Orient en mettant en garde contre une guerre moderne de plus en plus déshumanisée, menée à distance par drones, satellites et systèmes d’intelligence artificielle. Derrière les écrans des centres de commandement, rappelle-t-il, les frappes continuent pourtant de toucher des villes, des familles et des civils, tandis que la région reste sous la menace d’un conflit élargi.
Ces derniers jours, les événements qui ébranlent durement le Moyen-Orient et inquiètent le concert des nations suscitent immanquablement diverses ondes de choc en Asie. Celles-ci s’étendent sur un large spectre de réactions mêlant critiques, appréhensions et offres de médiation. Retour, dans les quelques paragraphes ci-dessous et par sous-ensembles géographiques, sur les principales postures et faits marquants. À commencer par le sous-continent indien, dont le Pakistan et l’Afghanistan qui jouxtent géographiquement le territoire iranien. Par le géopolitologue Olivier Guillard.
À moins d’un an et demi des Journées mondiales de la jeunesse de Séoul 2027, les Églises d’Asie accélèrent leurs préparatifs. Au Bangladesh, en Inde et au Népal, les commissions pour la jeunesse organisent déjà les réunions préparatoires pour les pèlerins, entre accompagnement spirituel et recherche de financements. Malgré des obstacles logistiques importants, en particulier pour l’obtention de visas, l’enthousiasme des jeunes asiatiques reste plus fort que jamais avant le rassemblement international.
Près de 300 jeunes catholiques ont participé au 15e pèlerinage de la jeunesse du vicariat de Phnom Penh, du 27 février au 1er mars dans la province de Battambang, à 300 km à l’ouest de la capitale. Centrée sur le thème de la réconciliation et de la construction de la paix, la rencontre a été marquée par une marche de 20 km et par des temps de catéchèse de Mgr Olivier Schmitthaeusler, vicaire apostolique de Phnom Penh. Un temps fort invitant les participants à devenir des artisans d’unité dans l’Église locale et la société cambodgienne.
Face à l’escalade militaire entre l’Iran, Israël et les États-Unis, des millions de travailleurs migrants d’Asie du Sud et du Sud-Est se retrouvent pris au piège d’un conflit qui les dépasse. De Tel-Aviv aux pays du Golfe, aides-soignantes, marins ou ouvriers figurent parmi les premières victimes, tandis que leurs familles, aux Philippines ou en Inde, vivent dans l’angoisse. Dans ce contexte, l’Église philippine appelle à prier face à la montée des tensions « dans une région qui sert de seconde patrie à des milliers de nos compatriotes philippins ».
Le 1er mars à l’occasion de la fête du Samiljeol, le président sud-coréen Lee Jae-myung a réaffirmé son engagement en faveur d’un apaisement durable avec la Corée du Nord, appelant à la reprise du dialogue intercoréen et à une relance des discussions entre Pyongyang et Washington. Dans un contexte régional marqué par des tensions persistantes, le chef de l’État a défendu une approche diplomatique pragmatique, malgré les critiques virulentes du dirigeant nord-coréen Kim Jong-un à l’égard des initiatives de Séoul.
À l’approche de la Vigile pascale, une famille de Surabaya s’apprête à franchir une étape décisive. Ancien militant d’une Église protestante influente, Hendrix Salvatore Chandrawan, 42 ans, sera baptisé catholique avec ses deux fils adolescents. Un cheminement de quinze ans, marqué par des tensions familiales, un dialogue conjugal patient et une redécouverte progressive de la théologie du mariage, au cœur de la forte diversité religieuse indonésienne. Au cours du Carême, nous publierons les témoignages de plusieurs futurs baptisés en Asie.
À Flores, dans l’est de l’Indonésie, l’Église catholique renforce sa lutte contre la traite des êtres humains après le sauvetage de treize jeunes femmes exploitées dans une boîte de nuit du district de Sikka. Hébergées par le réseau humanitaire TRUK, soutenu par la Société du Verbe Divin, les victimes reçoivent un accompagnement psychologique, juridique et pastoral. Face à un phénomène récurrent, religieux et militants réclament une application plus stricte des lois et une meilleure protection des travailleurs vulnérables.
La province des Petites îles de la Sonde orientales, ou Nusa Tenggara oriental, est l’une des plus sous-développées de l’Indonésie. Dans cette zone rurale isolée, où la pauvreté érode la dignité, met en péril la confiance en soi et expose à l’humiliation, le suicide d’un enfant catholique de 10 ans a profondément choqué l’opinion publique indonésienne fin janvier. Derrière ce drame se profile la réalité d’une situation persistante dans la région, où l’accès à l’éducation reste entravé par l’enclavement, les inégalités régionales et les défaillances de l’action publique, malgré des budgets nationaux conséquents.
En Corée du Sud, une femme laïque accède pour la première fois à la tête de la Commission pour l’évangélisation de la Conférence épiscopale. La nomination d’Anna Yoo Hye-suk, théologienne
À Hong-Kong, les autorités veulent développer les « voyages patriotiques » en Chine continentale afin de mieux surveiller les anciens manifestants prodémocratie après leur libération. Le projet « Path », destiné aux personnes arrêtées lors du mouvement de protestation de 2019, est présenté comme un programme de réhabilitation. Officiellement volontaires, il vise à corriger une image trompeuse de la patrie. Mais comme l’expliquait la militante catholique hongkongaise Agnès Chow il y a deux ans après avoir été contrainte de se rendre à Shenzhen, ce n’est qu’un moyen de plus d’endoctriner les individus.