Les catholiques d’Asie débutent les préparatifs logistiques et spirituels pour les JMJ de Séoul 2027
Des jeunes catholiques et des animateurs de l’archidiocèse de Dacca, le 2 février 2026 à Natore lors des 40e Journées nationales de la jeunesse.
© Archidiocèse de Dacca
Le 05/03/2026
À moins d’un an et demi des Journées mondiales de la jeunesse de Séoul 2027, les Églises d’Asie accélèrent leurs préparatifs. Au Bangladesh, en Inde et au Népal, les commissions pour la jeunesse organisent déjà les réunions préparatoires pour les pèlerins, entre accompagnement spirituel et recherche de financements. Malgré des obstacles logistiques importants, en particulier pour l’obtention de visas, l’enthousiasme des jeunes asiatiques reste plus fort que jamais avant le rassemblement international.
Les jeunes catholiques du Bangladesh, de l’Inde et du Népal se préparent aux Journées mondiales de la jeunesse (JMJ) prévues du 3 au 8 août 2027 à Séoul, la capitale sud-coréenne. Les responsables catholiques d’Asie présentent l’événement international, qui aura lieu dans moins d’un an et demi, comme une opportunité de renouveau spirituel, d’échanges culturels et de témoignages.
Le Bangladesh, qui compte environ 400 000 catholiques, s’attend à envoyer au moins 1 000 jeunes et animateurs à Séoul, selon le père Bikash James Rebeiro, secrétaire de la Commission épiscopale pour la jeunesse pour l’Église catholique bangladaise. « Nos jeunes sont impatients de participer aux JMJ en Corée du Sud. À l’ère des réseaux sociaux, ils pourront s’informer à l’avance sur le programme et les lieux détaillés des journées de la jeunesse, et ils nous disent qu’ils veulent participer », confie le prêtre.
Il ajoute que l’événement catholique offre aux jeunes une occasion unique de partager leur foi et d’apprendre de leurs pairs à travers le monde. « Les JMJ permettent un échange de cultures et de valeurs. Les jeunes de tous les pays, riches et pauvres, y participent, mais ils apprennent les uns des autres. Ils portent témoignage de leur foi. De plus, le catéchisme est enseigné durant ces journées. Tout cela est très important. »
Le père Rebeiro explique que le processus préparatoire aux JMJ est rigoureux. « Nous avons d’abord fixé des critères pour ceux qui pourront participer aux Journées mondiales de la jeunesse. Puis nous prendrons une décision finale. Il y aura ensuite des temps réservés à la méditation solitaire, à l’accompagnement personnel, pour qu’ils puissent participer au mieux à l’événement, parce que les JMJ, ce n’est pas un pique-nique, mais une aventure spirituelle. »
Visas et difficultés financières
Les jeunes catholiques bangladais devront faire face à des défis logistiques significatifs, notamment des contraintes financières et des procédures d’immigration. La Commission pour la jeunesse a prévu de couvrir la moitié des coûts pour les participants, tandis que le reste devra être assumé par les pèlerins eux-mêmes ou par leurs diocèses.
« Beaucoup de participants n’ont pas la capacité de payer ces 50 %. C’est pourquoi nous allons devoir recueillir des dons pour ceux qui sont dans cette situation, afin qu’ils puissent participer aux JMJ malgré tout », confie le prêtre bangladais, qui se souvient de difficultés semblables lors de précédents pèlerinages internationaux, notamment des interrogatoires répétés des services d’immigration.
« L’an dernier, quand j’ai emmené 27 jeunes pour un pèlerinage jubilaire à Rome, en Italie, l’agent d’immigration a dressé un procès-verbal à mon encontre avant de nous autoriser à embarquer dans l’avion », raconte-t-il. Malgré les obstacles, le père Rebeiro espère que le Bangladesh enverra une délégation importante à Séoul. Des réunions préparatoires avec les pèlerins potentiels sont prévues en septembre.
Les préparatifs ont débuté pour l’Inde
Des préparations similaires sont en cours en Inde. Le père Chetan Machado, secrétaire général de la Commission pour la jeunesse de la Conférence épiscopale indienne, explique que les préparatifs régionaux et nationaux ont débuté. « Nous avons tenu une série de réunions. Nous avions prévu le pèlerinage de la Croix des JMJ, mais pour différentes raisons, nous n’avons pas pu faire venir les symboles des Journées mondiales de la jeunesse », précise le prêtre.
L’Église indienne a traduit la prière officielle des JMJ de Séoul 2027 en douze langues locales et a lancé des initiatives de prière régulières. Les diocèses ont entamé leurs préparatifs spirituels, et une retraite nationale pour les participants potentiels est prévue plus tard cette année. Les jeunes indiens ont également participé au concours organisé l’an dernier en vue de l’hymne des JMJ de Séoul.
« Pour de nombreux pèlerins, la principale difficulté sera d’obtenir un visa. D’après l’expérience des dernières JMJ de Lisbonne, cela a été un véritable parcours du combattant pour les délégués indiens. Le second défi sera les moyens financiers. Nous ne savons pas à ce jour quel sera le coût total du voyage. Beaucoup de jeunes veulent se rendre aux JMJ en Corée du Sud, mais à cause de leur situation, ils sont nombreux à renoncer », confie le père Machado. Au Népal également, les responsables des jeunes catholiques affirment qu’un groupe modeste mais très motivé se prépare à se joindre à l’événement.
Les visites de la Croix des JMJ suscitent l’enthousiasme
Les Journées mondiales de la jeunesse, instituées par saint Jean-Paul II en 1985, trouvent leur origine dans l’Année Sainte de 1983-1984 (qui marquait les 1 950 ans de la Rédemption du Christ). Pour l’occasion, le pape Jean-Paul II a décidé qu’une croix, symbole de la foi, soit dressée près de l’autel majeur de la Basilique Saint-Pierre, de sorte que tous puissent bien la voir. Selon son désir, une grande Croix en bois de plus de 3 mètres de hauteur (3,80 m) fut alors installée près de l’autel.
À l’issue de cette Année Sainte, après la fermeture de la Porte Sainte, le saint pape a confié cette croix à la jeunesse du monde entier : « Très chers jeunes, à la fin de l’Année Sainte, je vous confie le signe de cette Année Jubilaire : la Croix du Christ ! Portez-la dans le monde comme signe de l’amour du Seigneur Jésus pour l’humanité et annoncez à tous qu’il n’y a de salut et de rédemption que dans le Christ mort et ressuscité. »
De son côté, l’icône des JMJ est une copie de l’icône mariale « Salus Populi Romani », conservée dans la basilique de Sainte-Marie-Majeure de Rome. Elle accompagne la croix depuis 2003. En plus de 40 ans, la Croix des JMJ a parcouru le monde entier, et les deux symboles des Journées mondiales sont devenus de véritables « flammes olympiques » de la foi, rappelant l’amour du Christ et appelant à l’évangélisation.
La Croix des JMJ et l’icône mariale ont ainsi visité le Bangladesh en mars et avril 2025, parcourant les diocèses de Dinajpur, Rajshahi et Dacca et l’archidiocèse de Chittagong, où des milliers de fidèles ont pu les approcher et les vénérer. Ce pèlerinage des symboles des JMJ a contribué à susciter un enthousiasme renouvelé avant la rencontre de Séoul. De nombreux autres pays, dont la Thaïlande, l’Indonésie et les Philippines, les ont également accueillis. Jusqu’aux événements de l’été 2027, la Croix et l’icône parcourent désormais l’ensemble des diocèses de Corée du Sud (et sont actuellement dans le diocèse de Chuncheon jusqu’au 25 mars).
Sources : EWTN News, wydseoul.org