Revue de presse du vendredi 17 avril 2026
Des pèlerins chinois de Shenzhen assistent à l’audience générale sur la place Saint-Pierre le 5 avril 2016.
© Martha Calderon/CNA
Le 17/04/2026
Dans l’actualité de la semaine en Asie : la Chine intensifie la pression sur les membres de l’Église dite « souterraine » pour les contraindre à rejoindre l’Église officielle ; le chef de la junte birmane, Min Aung Hlaing, a annoncé l’annulation des condamnations à mort, commuées en prison à vie, dans le cadre des célébrations du Nouvel An Thingyan ; le Pakistan poursuit ses efforts de médiation dans le conflit au Moyen-Orient, en tentant de réunir à nouveau les différentes parties à Islamabad ; la Fédération des conférences épiscopales d’Asie (FABC) lance un appel à la paix, en écho aux prises de position du pape Léon XIV.
CHINE – Selon Human Rights Watch, la Chine intensifie la pression sur les membres de l’Église dite « souterraine » pour les contraindre à rejoindre l’Église officielle contrôlée par l’État. Huit ans après l’accord entre Pékin et le Vatican, des témoignages évoquent une répression accrue : arrestations, disparitions forcées et restrictions administratives visant le clergé. Certains prêtres libérés restent soumis à un contrôle strict, privés de moyens de subsistance. L’accord de 2018 aurait, selon l’ONG, facilité ces pressions en structurant le contrôle des autorités. Des voix appellent le pape à revoir cet accord et à défendre plus fermement la liberté religieuse en Chine.
BIRMANIE – Le chef de la junte birmane, Min Aung Hlaing, a annoncé l’annulation de toutes les condamnations à mort, commuées en prison à vie, dans le cadre des célébrations du Nouvel An Thingyan. Plus de 4 300 prisonniers, dont près de 180 étrangers, doivent être libérés. Cette mesure intervient peu après son installation comme président civil, à l’issue d’un scrutin contesté. Si ces annonces s’inscrivent dans une tradition d’amnistie, elles surviennent dans un contexte de forte répression politique depuis le coup d’État de 2021. Pour de nombreux observateurs, il s’agit davantage d’un geste symbolique visant à améliorer l’image du régime.
PAKISTAN – Le Pakistan poursuit ses efforts de médiation dans le conflit au Moyen-Orient, en tentant de réunir à nouveau les différentes parties à Islamabad. Le responsable politique catholique Anthony Naveed souligne la responsabilité du pays face aux risques d’escalade mondiale. Grâce à ses liens avec les États-Unis, l’Iran et les monarchies du Golfe, le Pakistan se positionne comme un acteur clé. Toutefois, les négociations restent difficiles, faute de compromis entre les protagonistes. Malgré une impasse actuelle, les autorités pakistanaises espèrent relancer le dialogue et contribuer à un cessez-le-feu durable.
ASIE – La Fédération des conférences épiscopales d’Asie (FABC) lance un appel à la paix, en écho aux prises de position du pape Léon XIV. Les évêques dénoncent la montée des tensions mondiales et rappellent que la paix ne peut reposer sur la domination ou la force. Ils exhortent à mettre fin aux hostilités, à relancer les négociations et à respecter le droit international. Soulignant l’expérience historique de l’Asie face aux conflits, ils défendent le dialogue comme voie essentielle. L’Église entend ainsi promouvoir une diplomatie morale et maintenir l’espoir d’une paix durable.
BIRMANIE – La Conférence épiscopale de Birmanie exprime son soutien au pape Léon XIV et appelle à la fin des violences dans le pays et dans le monde. Dans un message, elle exhorte les nations à « déposer les armes » et à privilégier le dialogue et la réconciliation. Dans une Birmanie marquée par la guerre civile, cet appel prend une résonance particulière. L’Église locale, confrontée à la précarité et aux déplacements de populations, multiplie les initiatives de prière pour la paix. Les évêques insistent sur une vision morale de la paix, fondée sur la dignité humaine et le refus de la violence.
BANGLADESH – Le Bangladesh fait face à une grave épidémie de rougeole, la pire depuis vingt ans, avec plus de 160 décès d’enfants et près de 20 000 cas recensés depuis mars. La crise s’explique par une couverture vaccinale insuffisante, aggravée par l’instabilité politique et la baisse de l’aide internationale. De nombreux enfants, notamment les plus jeunes, restent vulnérables. Une campagne de vaccination d’urgence a été lancée pour plus d’un million d’enfants. Les autorités affirment maîtriser la situation, mais les experts alertent sur le risque de nouvelles épidémies si les efforts ne sont pas intensifiés.
CHINE – La Chine affiche une croissance de 5 % au premier trimestre 2026, malgré les répercussions de la crise au Moyen-Orient. Portée par l’industrie et les secteurs de pointe, l’économie montre une certaine résilience. La hausse des prix de l’énergie contribue à relancer l’inflation, mais pourrait peser sur l’activité à terme. Si les exportations ralentissent, la production industrielle reste dynamique. Pékin met en avant ses performances pour affirmer sa solidité face aux incertitudes internationales, tout en poursuivant ses investissements dans les technologies avancées et les énergies alternatives.
PAKISTAN – Dans la capitale pakistanaise, des coupures d’électricité quotidiennes d’environ deux heures ont été instaurées pour limiter les coûts énergétiques, dans un contexte de hausse des prix liée aux tensions au Moyen-Orient. Ces interruptions affectent fortement les habitants et les activités économiques. Les autorités ont également rendu les transports publics gratuits pour réduire la consommation de carburant. Ces mesures illustrent les difficultés du pays face à la crise énergétique. Islamabad, qui accueille des discussions diplomatiques régionales, espère toutefois jouer un rôle dans l’apaisement des tensions.
CORÉE DU NORD – L’Agence internationale de l’énergie atomique alerte sur une expansion « très inquiétante » du programme nucléaire nord-coréen. Des images satellites montrent une activité accrue sur plusieurs sites, notamment à Yongbyon, avec de nouvelles infrastructures d’enrichissement. Pyongyang pourrait accroître sa capacité à produire des matières fissiles et posséder plusieurs dizaines d’ogives. L’opacité du régime rend toute estimation difficile, aucun inspecteur n’ayant accès aux installations depuis 2009. Kim Jong-un affirme poursuivre le développement nucléaire, jugé essentiel à la sécurité du pays, malgré les sanctions internationales.
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