dimanche 22 février 2026
Le 9 août prochain à 11h02, les deux cloches de la cathédrale de l’Immaculée-Conception de Nagasaki sonneront ensemble pour la première fois depuis huit décennies, à l’occasion du 80e anniversaire du bombardement atomique du 9 août 1945. L’édifice, soufflé et calciné par la bombe, a été reconstruit au même endroit en 1959. Seule une des deux cloches avait pu être sauvée et le clocher nord était resté vide. La nouvelle cloche a été bénie le 17 juillet par l’archidiocèse de Nagasaki et sera réinstallée officiellement le 9 août.
Dans deux semaines, la veille de la solennité de l’Assomption, le Pakistan célébrera le 78e anniversaire de son indépendance (proclamée dans la nuit du 14 au 15 août 1947, après la partition des Indes). Mais le géopolitologue Olivier Guillard signale que l’ambiance ne semble pas à la fête. Alors que le pays d’Asie du Sud vient de traverser un bref conflit frontalier avec le voisin indien, l’opposition craint aussi les assauts domestiques, en particulier de l’armée, contre un édifice démocratique national déjà fébrile.
Ce 28 juillet, un accord de cessez-le-feu « immédiat et inconditionnel » a été annoncé depuis la Malaisie, après cinq jours de combats frontaliers entre la Thaïlande et le Cambodge. Ces derniers jours, les évêques du Cambodge ont lancé plusieurs appels à la paix face à l’escalade militaire inquiétante entre les deux pays, au nom de la petite communauté catholique locale. Durant l’Angelus de ce dimanche, Léon XIV a également évoqué le conflit en demandant « que le Prince de la paix puisse inspirer tous à rechercher le dialogue et la réconciliation ».
Plus de 1 000 pèlerins sud-coréens se rendent au Jubilé des jeunes, organisé à Rome du 28 juillet au 3 août sur le thème « l’espérance ne déçoit pas » (Rm 5, 5). Le 19 juillet à Séoul, les 1 078 participants ont célébré une messe d’envoi présidée par Mgr Paul Kyung-sang Lee, coordinateur général de l’organisation des JMJ 2027. Par ailleurs, les 28 et 28 juillet, mille missionnaires numériques et influenceurs catholiques participent au premier jubilé qui leur est spécialement dédié. Parmi eux, on compte une forte représentation des Philippines et des délégués de toute l’Asie (Corée du Sud, Taïwan, Cambodge, Thaïlande, Inde, Bangladesh, Pakistan et Indonésie).
Les 28 et 28 juillet à Rome, près de mille missionnaires numériques et influenceurs catholiques participeront au premier jubilé qui leur est spécialement dédié, dans le cadre de l’année jubilaire et au début du Jubilé des jeunes (du 28 juillet au 3 août). Parmi eux, on compte de nombreux jeunes engagés pour l’évangélisation sur les réseaux sociaux, avec une forte représentation des Philippines, mais aussi des délégués venus de Corée du Sud, de Taïwan, du Cambodge, de Thaïlande, d’Inde, du Bangladesh, du Pakistan et d’Indonésie.
Higotonofukuin est une expression japonaise. En français, on dirait « L’Évangile au quotidien ». Mutualisant leurs compétences en informatique et en liturgie, Jacques Deguest et le père François-Xavier Haure, MEP*, ont inventé un missel perpétuel, disponible à tout moment, qui remporte une forte adhésion auprès des chrétiens, très minoritaires au Japon. Voilà déjà huit ans que ce projet tourne, et des extensions se profilent à d’autres pays d’Asie.
Dans l’actualité de la semaine en Asie : les affrontements ont repris cette semaine entre la Thaïlande et le Cambodge, avec l’évacuation de plus de 138 000 civils côté thaïlandais ; le 21 juillet, un avion de l’armée de l’air du Bangladesh s’est écrasé contre une école de Dacca en faisant au moins 31 morts et 170 blessés ; plus de 1 000 pèlerins sud-coréens se rendent au Juilé des jeunes, organisé à Rome du 28 juillet au 3 août ; le 18 juillet, l’Église sri-lankaise a reçu la visite du cardinal Mario Grech, secrétaire général du Synode des évêques ; plusieurs pays d’Asie ont subi d’importantes inondations ces derniers jours, notamment aux Philippines.
L’Église philippine est auprès des victimes du typhon Wipha afin de distribuer des repas et d’accueillir les déplacés. Le passage de la tempête tropicale en fin de semaine dernière a fait au moins six morts et six disparus dans le centre et le sud des Philippines. Malgré une décrue annoncée ce mardi, une nouvelle dépression au large des côtes Est de l’archipel risque à nouveau d’entraîner de fortes pluies jusqu’à la fin de la semaine. Dans ce contexte, au moins 70 000 personnes ont été évacuées dans la région de Manille.
Lundi 21 juillet, un avion militaire bangladais s’est écrasé sur une école de la capitale, Dacca, causant au moins 31 morts (dont 25 écoliers et le pilote) et plus de 171 blessés. L’avion, qui était en exercice, semble avoir été victime d’un problème technique. Il s’agit de la catastrophe aérienne la plus meurtrière au Bangladesh depuis des décennies. Le chef du gouvernement provisoire, le Prix Nobel de la paix Muhammad Yunus, a décrété un jour de deuil national le 22 juillet. Léon XIV a envoyé un télégramme en priant pour les victimes.
La 11e édition de la Conférence philippine sur la nouvelle évangélisation a eu lieu du 18 au 20 juillet à l’université Santo Tomas de Manille, avec plus de 4 000 participants, en présence du cardinal Jose Advincula, archevêque de Manille, du cardinal Pablo Virgilio David, président de la Conférence épiscopale philippine, de Mgr Charles Brown, nonce apostolique, et du cardinal Luis Antonio Tagle, pro-préfet du dicastère pour l’Évangélisation. La messe de clôture a été présidée par le nonce ce dimanche dans la cathédrale de Manille.
Le 17 juin, le gouvernement d'unité nationale en exil (NUG), qui contrôle les Forces de défense populaire opposées à la junte militaire au pouvoir depuis quatre ans, a annoncé la condamnation de huit rebelles à 20 ans de prison pour le meurtre du père Donald Martin Ye Naing Win, tué le 14 février 2025 à l’âge de 44 ans dans sa paroisse de Notre-Dame de Lourdes du village de Kan Gyi Taw, dans l’archidiocèse de Mandalay. Ils ont été condamnés par un tribunal militaire dépendant du NUG dans une région contrôlée par les rebelles, dans la région centrale de Sagaing.
Au Kerala, fidèles et prêtres étaient divisés depuis plusieurs décennies sur la façon de célébrer la messe au sein de l’Église syro-malabare, notamment sous la fronde du diocèse d’Ernakulam-Angamaly, qui avait menacé à plusieurs reprises de faire scission. Une issue semble désormais possible et promet de préserver l’unité religieuse de cette Église. Les représentants religieux ont en effet annoncé un « compromis » pour sortir de cette querelle liturgique.