samedi 18 avril 2026
Ce mardi 7 octobre, les sœurs aux saris bleu et banc, les Missionnaires de la Charité, ont célébré les 75 ans de leur fondation, le 7 octobre 1950 par sainte Teresa de Calcutta. Elles sont désormais présentes dans 754 maisons réparties dans 139 pays, et comptent plus de 5 000 membres. Ce jubilé a été célébré dans leur Maison Mère en présence de responsables politiques et religieux, et de représentants des pauvres décrits comme des « invités d’honneur » par la congrégation. Sœur Marie Joseph, supérieure générale des Missionnaires de la Charité, a rendu grâce à Dieu pour ses bénédictions « au cours des 75 dernières années, qui ont aidé la congrégation à se maintenir malgré les épreuves ». « Quels que soient les défis à venir, nous continuerons notre travail », a-t-elle promis.
Dans l’actualité de la semaine en Asie : ce vendredi 10 octobre, la Corée du Nord célèbre les 80 ans du Parti du travail en grande pompe aux côtés de représentants de Chine, de Russie, du Vietnam et du Laos ; le 6 octobre, jour de la fête de la mi-automne, un bombardement a fait 40 morts dans la région centrale de Sagaing en Birmanie ; le 8 octobre au soir, une explosion soudaine a eu lieu sans faire de victimes devant l’église du Rosaire de Dacca, la plus grande paroisse du pays ; le 7 octobre, 200 religieux et religieuses se sont rassemblés à Rangoun, renouvelant leur mission d’espérance à l’occasion du jubilé de la vie consacrée ; Sanae Takaichi, élue le 4 octobre comme présidente du parti PLD, pourrait devenir d’ici quelques jours la première femme à la tête d’un gouvernement japonais.
Le 27 septembre à Séoul, la Société des missions étrangères de Corée (Korean Foreign Mission Society) a continué de fêter son jubilé d’or, lancé début 2025, en organisant une rencontre centrée cette fois-ci sur les « missionnaires laïcs de l’Église de Corée ». À quelques jours de la Semaine missionnaire mondiale (12 au 19 octobre), l’Église coréenne se réjouit d’être devenue une force missionnaire à l’étranger, après avoir beaucoup reçu durant plus de deux siècles, et soutien particulièrement l’apostolat des laïcs.
Le week-end dernier à l’occasion du jubilé du monde missionnaire, le cardinal Tagle, pro-préfet du dicastère pour l’Évangélisation, s’est adressé à plusieurs centaines de prêtres, religieuses et laïcs missionnaires. Le cardinal philippin a notamment souligné que l’activité missionnaire de l’Église manifeste à la fois l’universalité du Salut et la catholicité de l’Église. Le cardinal Marengo, préfet apostolique d’Oulan-Bator en Mongolie, a également pris la parole en expliquant que la mission consiste à « murmurer l’Évangile », un trésor « destiné au cœur, la partie la plus profonde et mystérieuse de la personne ».
La fête de la mi-automne ou fête de la lune était célébrée ce lundi 6 octobre au Vietnam, le soir du 15ᵉ jour du huitième mois lunaire. Ce festival d’origine chinoise, fêté dans plusieurs pays d’Asie de l’Est et du Sud-Est, est appelé « Tet Trung Thu » au Vietnam, où il est devenu le festival des enfants (Tet Thieu Nhi). Cette fête familiale est célébrée par les communautés catholiques locales, une pratique qui reflète une parole du pape François sur l’inculturation : « La foi ne détruit pas la culture, elle la purifie et la rend féconde. » Reportage.
Depuis plusieurs décennies, les Philippines sont confrontées au mal profond de la corruption. Ce fléau ronge les institutions, affaiblit la démocratie et touche tous les secteurs, tant à l’échelle locale que nationale. La récente affaire liée au détournement de milliards de pesos, destinés à protéger la population contre les catastrophes naturelles, illustre de façon dramatique les conséquences de ce phénomène. Dans un contexte où la justice tarde à se manifester et où la défiance grandit, l’Église catholique joue un rôle crucial. Par Jérémy Ianni.
Dans l’actualité de la semaine en Asie : l’Église aux Philippines est auprès des victimes après le séisme qui a frappé le centre de l’archipel ; les autorités indonésiennes craignent un lourd bilan humain après l’effondrement d’une école dans l’île de Java ; une exposition de peintres nord-coréens présentée actuellement à Moscou célèbre la coopération toujours plus étroite entre les deux nations ; la Chine a inauguré « le plus haut pont du monde », d’une hauteur de 625 m au-dessus du canyon de Huajiang dans la province du Guizhou ; le président sud-coréen a reconnu ce jeudi la responsabilité du pays dans des dizaines de milliers d’adoptions abusives.
Entre la Chine, l’Arabie Saoudite, l’Iran et les États-Unis, le Pakistan multiplie les rapprochements diplomatiques et militaires. Tandis que l’armée, emmenée par l’omniprésent Field Marshal Asim Munir, s’affirme comme l’acteur central de la scène politique, Islamabad surprend en scellant un accord stratégique inédit avec l’Arabie saoudite. Un activisme international qui, s’il renforce certains partenariats, risque aussi de raviver les tensions avec l’Inde et de fragiliser encore une démocratie pakistanaise déjà vacillante. Par le géopolitologue Olivier Guillard.
Ce 1er octobre, fête de sainte Thérèse, patronne des missions, a été choisi comme point culminant du 360e anniversaire du Collège Général. Ce séminaire, fondé en 1665 par les Missions Étrangères de Paris à Ayutthaya, est passé par Chanthaburi, Hon Dat et Pondichéry avant de s’installer en 1808 à Penang. Le père Vincent Sénéchal, supérieur général MEP, est intervenu ces jours-ci sur l’histoire mouvementée de cette institution qui a marqué l’Église en Asie, et dont les 360 ans « ne marquent pas la fin d’une histoire, mais le début d’un nouveau chapitre ».
À Penang, ce lundi 29 septembre 2025, le père Jean L’Hour, MEP, est intervenu dans la matinée du premier jour des célébrations du 360e anniversaire du Collège Général de Penang, séminaire fondé en 1665 à Ayutthaya (Siam) par les MEP. Le prêtre a rendu grâce durant son intervention, pour ce retour en ce lieu où il a passé les premières années de sa vie missionnaire, en s’adressant aux évêques, cardinaux, prêtres, laïcs, anciens élèves et invités présents, dont le cardinal Francis de Penang et le cardinal Goh de Singapour.
Le Collège Général, situé sur la colline de Tanjung Bungah (dans l’île de Penang, sur la côte nord-ouest de la péninsule malaisienne), est un séminaire catholique qui a formé des générations de prêtres pour l’Église en Malaisie et en Asie. Il a fêté ces jours-ci, du 29 septembre au 1er octobre, les 360 ans de sa fondation, en 1665 à Ayutthaya (Siam) par les Missions Étrangères de Paris. Déplacée plusieurs fois en Thaïlande, au Vietnam et en Inde, cette institution s’est finalement installée définitivement à Penang en 1808. Entretien avec le recteur, le père Ryan Innas Muthu, qui évoque un héritage de foi, de sacrifice et de mission qui continue de porter des fruits dans l’Église aujourd’hui, en Asie et en Malaisie. Interview.
Aux Philippines, la santé est loin d’être un domaine strictement médical. Les politiques de santé publique sont en effet largement influencées par les problèmes sociaux et la pauvreté massive, mais également la chrétienté. Depuis quelques années, la question de la santé mentale a fait son entrée dans la redéfinition des politiques de santé publique par les autorités. Cette ouverture s’accompagne d’une forte présence des groupes religieux : les missions médicales organisées dans les quartiers populaires en donnent un aperçu concret, puisqu’elles montrent comment l’approche « biopsychosociale-spirituelle » , promue par les autorités, redonne une place centrale aux responsables religieux dans le soin.