lundi 25 mai 2026
Mgr Raphael Thattil, archevêque majeur de l’Église catholique syro-malabare, a appelé les catholiques à exercer leur droit électoral en choisissant des candidats et des partis qui défendent « les valeurs séculaires et démocratiques indiennes ». Le sécularisme, la laïcité à l’indienne, a pour idée de faire vivre en harmonie toute la mosaïque indienne (hindous, musulmans, sikhs, chrétiens, jaïns, parsis et bouddhistes), tandis que le parti du BJP au pouvoir est accusé de vouloir faire de l’Inde une nation théocratique hindoue.
Le dernier rapport de l’organisation United Christian Forum alerte sur l’augmentation des violences perpétrées en Inde contre la minorité chrétienne depuis le début de l’année 2024. Ces incidents ont été répertoriés entre le 1er janvier et le 15 mars grâce aux appels et plaintes reçues sur la ligne d’assistance gratuite mise en place par l’organisation. En tête des régions les plus touchées par ces attaques contre les chrétiens se trouvent l’État du Chhattisgarh, au Nord-Ouest, et celui d’Uttar Pradesh, au Nord.
« Tout comme notre mort mène à la vie éternelle grâce à la résurrection de Jésus, nous devons avoir l’espoir que la division de la péninsule coréenne permettra un jour une coexistence pacifique et une coprospérité », souhaite Mgr Pierre Chung Soon-taick, archevêque de Séoul, dans son message de Pâques publié le 25 mars au début de la Semaine sainte. Malgré les divisions enracinées et les confrontations persistantes entre les deux Corées, Mgr Chung assure qu’une « lueur d’optimisme » résiste au long schisme.
Sur les 30 villes les plus affectées par la pollution de l’air, 29 se trouvent en Asie, dont 28 en Asie du Sud et une en Chine, selon le Rapport mondial sur la qualité de l’air 2023, publié le 19 mars par la société suisse de surveillance de la qualité de l’air IQAir. Sur 134 pays, régions et territoires, le Bangladesh, le Pakistan et l’Inde sont en tête. Le 20 mars, l’organisation Amnesty International a réagi en appelant les pays d’Asie du Sud à « créer et appliquer de toute urgence un plan d’action transfrontalier » contre la pollution de l’air dans la région.
La semaine dernière, la junte a débuté l’enrôlement forcé de près de 5 000 jeunes hommes et femmes birmans, afin de renforcer ses troupes face aux désertions et aux pertes subies. Selon le Conseil consultatif spécial pour la Birmanie, un groupe d’experts soutenant les efforts pro-démocratie en Birmanie, la junte ne peut revendiquer le « contrôle stable » que sur 17 % du pays actuellement. Le problème étant le manque d’une force homogène de la part des groupes rebelles, avec une stratégie politique et militaire efficace sur le terrain.
Les 8 et 9 mars à Taïwan, le dicastère pour le Dialogue interreligieux a organisé un atelier international sur le thème « Chrétiens pour le dialogue avec les confucéens : orientations et perspectives ». L’évènement était coorganisé par le Département d’études religieuses de l’Université catholique de Fu Jen, à Nouveau Taipei (Taïwan). Selon le père Paulin Kubuya, sous-secrétaire du dicastère, l’objectif est de publier des directives officielles afin d’aider les catholiques en Asie de l’Est à vivre leur foi au milieu de leurs propres traditions culturelles.
Le troisième dialogue chrétien-taoïste s’est déroulé à Hong-Kong du 11 au 13 mars, après Taïwan en 2016 et Singapour en 2018. Cette édition, qui devait avoir lieu plus tôt, avait été repoussée durant la pandémie. Pour les organisateurs, l’objectif est toujours le même : « Fournir une plateforme qui permette aux chrétiens et aux taoïstes d’approfondir leur compréhension mutuelle, de mieux comprendre comment la discorde génère la douleur et la souffrance, et de travailler ensemble afin de guérir le monde fragmenté d’aujourd’hui. »
Afin de comprendre ce qui se passe en Chine aujourd’hui, et de prédire ce qui pourrait arriver au cours des prochaines années, il nous faut puiser dans l’histoire et la philosophie chinoises afin de se laisser guider et éclairer. Se reposer sur l’expérience occidentale pour guider notre pensée sur la Chine est peut-être confortable, rassurant et accessible, mais cela nous place dans une très mauvaise position pour pouvoir saisir et toucher l’une des plus anciennes et des plus récentes puissances mondiales.
Le 20 mars, le Comité central du Parti communiste a confirmé la « démission » du président vietnamien Vo Van Thuong, qui avait rencontré le pape François l’été dernier afin de signer un accord Vietnam-Vatican sur la nomination d’un représentant pontifical résident au Vietnam et l’ouverture d’un bureau officiel à Hanoï. Le président vietnamien occupe un rôle principalement symbolique, mais il demeure un des quatre postes politiques « clés » du pays. Sa démission est liée à une vaste campagne anti-corruption menée par le parti.
Ce vendredi 22 mars, la Conférence épiscopale indienne (CBCI) organise une journée de prière et de jeûne à quelques semaines des élections générales. Celles-ci dureront en sept étapes du 19 avril au 1er juin. Narendra Modi et son parti pro-hindou du BJP sont favoris, mais espèrent renforcer leur majorité au Parlement. Le mois dernier, la CBCI a noté quelques problèmes majeurs dans le pays comme « une polarisation religieuse sans précédent », mais sans citer d’individu ou de parti en particulier comme étant responsable de la situation.
Le 15 mars, le diocèse de Hong-Kong a répondu aux craintes liées à la confession (le sacrement de la réconciliation), face à une nouvelle législation sur la sécurité nationale qui prévoit jusqu’à 14 ans de prison pour non-dénonciation des crimes de trahison. Le gouvernement local cherche à « légiférer l’Article 23 de la loi fondamentale » (la mini-Constitution entrée en vigueur en 1997), qui exige que Hong-Kong adopte ses propres lois pour interdire sept infractions (notamment trahison, sécession, sédition et subversion).