lundi 06 juillet 2026
Dans l’actualité de la semaine en Asie : mercredi 22 avril au Laos, deux nouveaux prêtres ont été ordonnés en présence de plus de 1 200 fidèles ; Aung San Suu Kyi est-elle toujours
Le 21 avril, l’archidiocèse de Dacca, la capitale bangladaise, a lancé officiellement les célébrations de son jubilé de diamant, marquant 75 ans depuis son élévation au rang d’archidiocèse métropolitain. Une messe solennelle a été célébrée dans la cathédrale Sainte-Marie, au nord du Vieux-Dacca. Des événements festifs et culturels ont jalonné la journée, en présence d’au moins 400 fidèles et 75 prêtres. L’Église locale est reconnue pour ses services en matière d’éducation, de santé, d’évangélisation et de développement social.
Alors que les célébrations de Pâques ont ravivé les souvenirs de cette première année, douze mois plus tard, comment l’Église en Chine perçoit-elle le nouveau pontificat ? Dans cette analyse, un observateur familier du parcours de l’Église en Chine continentale estime que les propos du pape Léon XIV traduisent clairement l’image du « pasteur qui sent l’odeur de ses brebis » dont parlait le pape François. C’est pourquoi les fidèles espèrent aujourd’hui un changement porteur d’espoir pour l’avenir des catholiques chinois.
Mardi 21 avril, le Sri Lanka a commémoré le 7e anniversaire des attentats du dimanche de Pâques. Sept ans après, l’Église locale renouvelle son appel à la vérité et à la justice, tandis que les enquêtes progressent malgré des résistances. Le 21 avril 2019, des attentats-suicides coordonnés ont frappé trois églises et trois hôtels de Colombo et Negombo, causant 269 morts dont 42 étrangers et près de 500 blessés. Ces attaques demeurent les actes de violence les plus meurtriers qu’ait connus le pays depuis la fin de la guerre civile.
Le 19 avril dans la cathédrale de Myeongdong, l’archidiocèse de Séoul a mobilisé les paroisses en première ligne des préparatifs des Journées mondiales de la jeunesse (JMJ) de Séoul 2027, en plaçant les communautés locales au cœur de l’organisation de l’événement international et de l’accueil des jeunes. Cette mesure fait passer la préparation de la rencontre catholique d’un effort centralisé à une mission basée sur les paroisses, celles-ci étant chargées d’accueillir les pèlerins et de coordonner la logistique.
Face à la crise du détroit d’Ormuz, Singapour a attiré l’attention sur les principaux « goulets d’étranglement » ou « passages maritimes stratégiques ». À commencer par le détroit de Malacca, par lequel transite presque un tiers du pétrole mondial. C’est aussi le plus fréquenté en termes de volume de transport maritime (24 % du commerce maritime mondial et un tiers du commerce international). Le « dilemme de Malacca » a poussé la Chine à diversifier ses routes et infrastructures afin de réduire sa vulnérabilité stratégique.
Le président de l'Assemblée nationale à Hanoï a remis au pape une lettre du président vietnamien, qui détient désormais fermement le pouvoir. Le cardinal Parolin devrait se rendre prochainement au Vietnam afin d'établir des relations diplomatiques officielles. Une visite de Léon XIV en 2027 est également envisagée, la même année que les JMJ de Séoul. Ce sont précisément les désaccords internes concernant l'équilibre des pouvoirs politiques locaux qui ont ralenti les préparatifs de la visite du pape, si attendue par la communauté catholique.
Le 19 mars dernier, les deux cloches de la cathédrale Notre-Dame de Saïgon (aujourd’hui Hô-Chi-Minh-Ville, dans le sud du Vietnam) ont été installées après plusieurs années de rénovation. Les deux croix de 3,7 m ont été hissées au sommet des deux clochers de 57 m de haut. Lors de l’installation, Mgr Marek Zalewski, représentant pontifical résident au Vietnam, a évoqué « un signe de foi placé au cœur de la ville ». L’an dernier, plus de 200 églises, bâtiments ecclésiastiques et autres édifices liés au ministère pastoral ont été construits à travers le pays.
L’élection de To Lam à la présidence du Vietnam marque un tournant politique majeur : pour la première fois, un dirigeant concentre à la fois les leviers du parti et de l’État. En moins de deux ans, l’ancien ministre de la Sécurité publique a imposé des réformes rapides, éliminé ses rivaux et redéfini les structures administratives. Cette centralisation du pouvoir, assumée au nom de la croissance et de l’efficacité, fait basculer le pays d’un modèle collégial vers un leadership plus autoritaire, sur fond de défis économiques et géopolitiques croissants.
Dans l’actualité de la semaine en Asie : la Chine intensifie la pression sur les membres de l’Église dite « souterraine » pour les contraindre à rejoindre l’Église officielle ; le chef de la junte birmane, Min Aung Hlaing, a annoncé l’annulation des condamnations à mort, commuées en prison à vie, dans le cadre des célébrations du Nouvel An Thingyan ; le Pakistan poursuit ses efforts de médiation dans le conflit au Moyen-Orient, en tentant de réunir les différentes parties à Islamabad ; la Fédération des conférences épiscopales d’Asie (FABC) lance un appel à la paix, en écho aux prises de position du pape Léon XIV.
À l’approche du 15e anniversaire de son arrivée au pouvoir, Kim Jong-un soigne son image et consolide son autorité. Entre mise en scène familiale, assurance affichée et ambitions nucléaires assumées, le dirigeant nord-coréen semble évoluer en terrain maîtrisé. Face aux appels répétés à relancer le dialogue, Pyongyang temporise et fixe ses conditions. Dans un contexte international instable, le régime apparaît plus confiant que jamais, au risque d’inquiéter ses voisins sud-coréen et japonais.
Le projet « Barbed Wire Cross » vient d’être lancé à Séoul. L’archidiocèse prévoit d’ériger une croix de 5 mètres de haut en fil de fer barbelé, réalisé par des jeunes catholiques sud-coréens à l’aide de barbelés récoltés sur la ligne de démarcation entre les deux Corées. La croix sera présentée au pape et aux jeunes pèlerins en août 2027 lors des Journées mondiales de la jeunesse (JMJ) de Séoul : un symbole de division et de conflit transformé en « croix de la paix ».