samedi 22 août 2026
La capitale indienne vit des journées caniculaires depuis avril. Si New Delhi est habituée à de telles vagues de chaleur, les changements climatiques sont un facteur aggravant et affectent leur durée et leur intensité. L’année 2024 a ainsi été la plus chaude enregistrée en Inde depuis les premières statistiques répertoriées en 1901. Le record historique dans la capitale a été enregistré en 2022 avec 49,2°C. Dans les quartiers défavorisés, où les coupures de courant sont fréquentes et la climatisation un luxe, la survie dépend de l’adaptation.
Du 11 au 15 mai à Bangkok, le Bureau pour les laïcs et la famille de la Fédération des conférences épiscopales d’Asie (FABC) a organisé une assemblée synodale sur la famille. Durant cette rencontre, les participants ont appelé les Églises d’Asie à mettre l’accent sur la mission auprès des familles chrétiennes, confrontées à de nombreux défis sur le continent. L’événement a rassemblé 52 délégués venus de 11 pays, dont les cardinaux Kikuchi (Japon) et David (Philippines), et a permis de rédiger une « feuille de route » pour les années à venir.
Ces derniers jours, les évêques du Pakistan se sont rendus au Vatican pour leur visite ad limina, une rencontre quinquennale avec le pape et avec la Curie romaine. Le président de la Conférence épiscopale du pays d'Asie du Sud, Mgr Samson Shukardin, a déclaré aux médias du Vatican : « Le Saint-Père nous a donné une vision nouvelle et un nouvel espoir pour l’avenir. » L’évangélisation, la pauvreté et le manque d’accès à l’éducation constituent les principaux défis de l’Église locale.
Un discours récent du cardinal Bo a souligné combien la crise qui frappe la Birmanie depuis le coup d’État de 2021 est multiforme : du séisme de mars 2025 aux défis du système de santé, de la guerre civile à l’effondrement économique… Il a pourtant confirmé la force de la communauté catholique : « Nous restons un peuple d’espérance ». Par ailleurs, dans le contexte d’une guerre civile sans issue politique visible, l’annonce du transfert d’Aung San Suu Kyi en résidence surveillée n’a suscité ni euphorie ni illusion. Enfin, à l’occasion de Vesak, le Dicastère pour le dialogue interreligieux a appelé les traditions bouddhistes à construire ensemble des chemins de paix, fondés sur la transformation intérieure et la fraternité.
Cinq ans après le coup d’État du 1er février 2021, la Birmanie demeure prisonnière d’une guerre civile sans issue politique visible. L’annonce du transfert d’Aung San Suu Kyi en résidence surveillée, après près de 2 000 jours de détention, n’a suscité ni euphorie ni illusion parmi une population rompue aux faux-semblants du régime militaire. Derrière les gestes d’apaisement affichés par Naypyidaw, les opposants dénoncent surtout une opération de communication destinée à desserrer l’isolement international du pouvoir birman.
Début mai, le Dicastère pour le dialogue interreligieux a adressé un message de vœux aux bouddhistes du monde entier à l’occasion de la fête de Vesak. « Puisse la bonté briser le cycle de la suspicion et ouvrir des voies là où il n'y en avait aucune qui paraissait possible », peut-on y lire. « Puisse la prière, la contemplation et la transformation intérieure être les sources les plus profondes d’une paix que les croyants puissent construire ensemble plutôt que d’être de simples spectateurs passifs. »
Dans l’actualité de la semaine en Asie : du 30 avril au 3 mai, plus de 350 jeunes Asiatiques et Européens ont participé à une rencontre de Taizé à Hong-Kong ; du 13 au 15 mai, le président américain Donald Trump a effectué une visite d’État en Chine où il a rencontré le président chinois Xi Jinping ; pour le Jour de la victoire 1945, fêté le 9 mai en Russie, la Corée du Nord a réaffirmé son soutien envers le Traité de défense mutuelle signé avec Moscou en 2024 ; le 12 mai, l’ancien Premier ministre thaïlandais Thaksin Shinawatra a été libéré de la prison centrale de Klongprem à Bangkok ; la famille Shinawatra a dominé la vie politique thaïlandaise pendant une vingtaine d’années.
Le 9 mai, la fête de Sainte-Anne, célébrée chaque année à la basilique mineure Sainte-Anne de Penang, a été inscrite au patrimoine culturel immatériel de l’État de Penang. Cette reconnaissance souligne l’importance religieuse et culturelle de ce pèlerinage, considéré comme le plus grand rassemblement catholique de Malaisie et l’un des principaux d’Asie du Sud-Est. Chaque mois de juillet, des dizaines de milliers de fidèles participent aux messes, processions et prières dédiées à Sainte-Anne. Les autorités saluent une tradition transmise depuis des générations, symbole d’unité et d’identité locale.
Un an après le cessez-le-feu du 10 mai 2025, l’Inde et le Pakistan continuent de présenter la crise du printemps 2025 comme une victoire nationale. Mais derrière les discours triomphalistes, les tensions demeurent intactes entre les deux puissances nucléaires. Le conflit a accéléré la course à l’armement, révélé de nouvelles vulnérabilités stratégiques et aggravé les différends autour du Cachemire, du terrorisme et du partage des eaux de l’Indus. Faute de dialogue diplomatique, le risque d’une nouvelle escalade reste élevé.
Le 5 mai, la communauté catholique d’Oulan-Bator, la capitale mongole, a inauguré un centre de recherche consacré à la langue et à la culture mongoles. Destiné aux missionnaires et volontaires étrangers engagés dans la pastorale et l’action sociale, ce nouvel espace vise à favoriser l’inculturation et à approfondir la connaissance de l’histoire, de la société et de la langue du pays. L’inauguration s’est tenue dans le cadre de la « Semaine pastorale 2026 », un événement annuel dédié aux catéchistes et responsables de l’Église en Mongolie.
Perturbée par la menace d’effondrement d’un bloc de glacier, la courte saison d’ascension 2026 sur l’Everest s’ouvre avec 19 jours de retard. Sur le « toit du monde », le défi mythique
Alors que le Bangladesh fait face à une grave épidémie de rougeole, les communautés chrétiennes participent activement aux campagnes de sensibilisation et de vaccination auprès des familles. Depuis mi-mars, plus de 300 enfants sont morts et plus de 44 000 cas suspects ont été recensés. Dispensaires catholiques, écoles et centres de soins multiplient les initiatives pour encourager la vaccination et orienter rapidement les malades. Cette crise met aussi en lumière les fragilités du système de vaccination bangladais.