samedi 24 octobre 2026
Dans l’actualité de la semaine en Asie : au 12 juin, le bilan du séisme de magnitude 7,8 qui s’est produit au large de l’île de Mindanao, au sud des Philippines, est de 55 morts, 31 disparus et 1 120 blessés ; la princesse thaïlandaise Bajrakitiyabha est décédée à l’âge de 47 ans après plus de trois ans de coma ; ce vendredi marque le premier anniversaire de la catastrophe aérienne d’Ahmedabad, qui a fait 260 morts le 12 juin 2025 dans le nord-ouest de l’Inde ; cette semaine en Chine, plus de 13 millions de lycéens ont passé le « gaokao », le concours national d’entrée à l’université.
Alors qu’une vague de chaleur frappe le Pakistan, avec des températures atteignant près de 48 °C ces derniers jours, les paroisses catholiques du pays d’Asie du Sud décalent les horaires des messes, distribuent de l’eau et améliorent la ventilation afin de protéger les fidèles. Dans les villes de Karachi et de Lahore, les célébrations ont lieu tôt le matin ou tard le soir, et des volontaires ajoutent des solutions de réhydratation dans les distributeurs d’eau et montrent aux paroissiens comment prévenir les coups de chaleur.
Le séisme de magnitude 7,8 survenu lundi 8 juin au large de l’île de Mindanao, au sud des Philippines, a causé à ce jour au moins 46 morts et 450 blessés. La catastrophe a eu lieu en pleine rentrée des scolaires, après les grandes vacances qui se déroulent en avril et mai dans le pays d’Asie du Sud-Est, majoritairement catholique. L’Église locale a appelé à prier et à venir en aide aux victimes et aux populations affectées, en particulier pour les habitants de la ville de General Santos, la plus touchée.
La guerre civile qui se poursuit depuis plus de cinq ans en Birmanie a entraîné une véritable « polycrise » (politique, économique, humanitaire…) qui affecte également l’Église locale. Depuis le coup d’État militaire de février 2021, cinq évêques du pays d’Asie du Sud-Est (Pekhon, Loikaw, Banmaw, Mindat et Lashio) ont été contraints de quitter leur diocèse, comme l’a rappelé l’un d’entre eux le 5 juin à Rome durant la visite ad limina des évêques birmans auprès du pape et de la curie romaine.
D’après le rapport du tribunal populaire sur les violences contre les chrétiens en Inde, organisé le 2 juin à New Delhi par des groupes militants catholiques et non catholiques, les violences et les discriminations antichrétiennes dans le pays d’Asie du Sud se sont aggravées ces dernières années. Les auteurs de l’initiative estiment que les garanties constitutionnelles que représentent la liberté religieuse et l’égalité des citoyens sont de plus en plus fragilisées. Ils dénoncent l’inaction de certaines institutions et appellent à mettre fin à l’impunité.
Jeudi 4 juin, Paris et Séoul ont célébré le 140e anniversaire de l’établissement de leurs relations diplomatiques. Éloignées de 9 000 kilomètres et séparées par sept fuseaux horaires, les deux capitales ont signé le Traité d’amitié, de commerce et de navigation entre la France et la Corée le 4 juin 1886. Dans un contexte international marqué par les crises, les conflits et les incertitudes géopolitiques, cet anniversaire est l’occasion pour les deux pays de réaffirmer un partenariat fondé sur des ambitions et des valeurs communes.
Dimanche 31 mai, la nouvelle Commission pour l’intelligence artificielle du diocèse de Masan, au sud de la Corée du Sud, a organisé un colloque sur « l’IA et la jeunesse », afin de souligner l’importance de l’esprit critique, du discernement et de la responsabilité dans l’utilisation des nouveaux systèmes d’IA. Mgr Linus Lee Seong-hyo, évêque de Masan, lui-même reconnue dans l’Église locale pour son expertise dans le domaine, a appelé à « retourner à la simplicité de l’Évangile » face à la complexité des algorithmes.
Près de 100 catholiques sud-coréens, dont des jeunes, des prêtres et des religieux, ont pris part à un pèlerinage organisé par le diocèse d’Uijeongbu (banlieue nord de Séoul) le long de la frontière intercoréenne. Cette initiative, qui s’inscrit dans les préparatifs des Journées mondiales de la jeunesse (JMJ) de Séoul 2027, vise à transmettre aux pèlerins le message de réconciliation défendu par l’Église locale. « C’était particulièrement émouvant d’observer le territoire nord-coréen au-delà du fleuve Imjin », a confié l’un d’entre eux.
Dans l’actualité de la semaine en Asie : ce jeudi 4 juin marquait le 37e anniversaire de la répression de Tiananmen, malgré l’interdiction des veillées à Hong-Kong depuis 2020 ; le cardinal Anthony Poola, président de la conférence épiscopale indienne, a salué le cadre éthique établi par la nouvelle encyclique Magnifica Humanitas face aux défis de l’IA ; le 3 juin, le Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés a alerté sur le risque d’aggravation des conditions de vie des réfugiés rohingyas au Bangladesh ; la Malaisie va obliger les principaux réseaux sociaux à vérifier l’âge des utilisateurs et interdire aux moins de 16 ans de créer des comptes.
La veille de l’anniversaire du massacre du 4 juin 1989 sur la place Tiananmen à Pékin, les autorités chinoises ont interdit aux familles des victimes d’accéder au cimetière de Wanan, où se trouvent les tombes de beaucoup de leurs proches. Les dissidents chinois dénoncent un nouvel acte de cruauté destiné à effacer la mémoire des événements survenus il y a 37 ans. Zhang Xianling, 89 ans et membre de l’association des Mères de Tiananmen, dont les membres se rendent chaque année au cimetière, évoque une décision sans précédent.
Dimanche 31 mai, une explosion a causé plusieurs dizaines de morts dans un village de l’État Shan, dans le nord de la Birmanie. Ce drame survient après cinq années de guerre civile et dans un contexte de grave crise humanitaire. La déflagration serait accidentelle et a fait au moins 55 morts à ce jour. Elle a été provoquée par l’explosion d’un stock d’explosifs destinés à être utilisés dans les mines et les carrières, alors que beaucoup de groupes rebelles dépendent de l’exploitation de minéraux précieux pour financer leurs opérations.
Une religieuse catholique qui a survécu aux violences antichrétiennes de Kandhamal, survenues en 2008 dans l’État d’Odisha (dans l’est de l’Inde), a célébré ses 25 ans de vie religieuse le 26 mai. Sœur Anjali Nayak, des sœurs Carmélites de Sainte-Thérèse (CSST), a célébré ce jubilé lors d’une messe d’action de grâce en présence d’environ 300 fidèles. Elle leur a donné un témoignage de foi, de pardon et de persévérance, 17 ans après le massacre qui a causé la mort d’au moins une centaine de personnes.