L’archidiocèse de Pondichéry-Cuddalore célèbre les 250 ans de la mission MEP dans le sud de l’Inde
Près de 230 prêtres indiens accueillis pour des études avec le soutien des MEP depuis 1971
Le 28/08/2026
Durant trois jours, l’Église indienne a célébré les 250 ans de l’arrivée des MEP (Missions Étrangères de Paris) dans le sud du pays. Mgr Francis Kaliste, archevêque de Pondichéry, a organisé ces festivités du 25 au 27 août, en invitant le père Vincent Sénéchal, supérieur général MEP, qui a présidé la messe inaugurale. Quelques jours avant, le missionnaire a également rencontré 53 prêtres du Kerala, qui ont bénéficié de l’accueil des MEP pour leurs études à Paris. Il constate les fruits portés depuis, « pour l’Église locale et pour le pays ».
Du 25 au 27 août, l’archidiocèse de Pondichéry-Cuddalore, dans le sud de l’Inde, a célébré le 250e anniversaire (1776-2026) de la mission MEP (Missions Étrangères de Paris) en Inde. L’événement s’est déroulé au Petit Séminaire de Pondichéry en présence de Mgr Francis Kaliste, archevêque de Pondichéry, et du père Vincent Sénéchal, supérieur général des MEP.
En annonçant ces trois jours de festivités, l’Église locale a salué « 250 ans de service pour l’Évangile et l’Humanité », en exprimant sa reconnaissance envers les fondateurs de la congrégation, Mgr François Pallu, Mgr Lambert de la Motte et Mgr Ignace Cotolendi. L’archidiocèse a voulu célébrer cet anniversaire avec gratitude et afin de « renouveler notre engagement pour la mission de l’Église dans l’esprit des MEP ».
Mardi 25 août, le premier jour, a été inauguré une exposition sur la mission MEP, dans l’établissement scolaire accueillant l’événement. Le gouverneur de Pondichéry, M. K. Kailashnathan, est intervenu ainsi que le ministre en chef, N. Rangasamy. La messe inaugurale a été présidée par le père Sénéchal.
Le deuxième jour, le 26 août, une messe d’action de grâce pour les 250 ans des œuvres missionnaires de MEP en Inde a également été présidée par le cardinal Anthony Poola, archevêque d’Hyderabad et président de la Conférence des évêques catholiques de l’Inde (CBCI), aux côtés du cardinal Oswald Gracias, archevêque émérite de Mumbai. Le 27 août, une messe d’action de grâce a été présidée par le père Sénéchal. Le même jour, dans le cadre de ces festivités, une nouvelle chapelle de l’adoration a également été bénie dans la cathédrale de l’Immaculée-Conception de Pondichéry.
230 prêtres indiens accueillis pour des études avec le soutien des MEP depuis 1971
Quelques jours avant, le père Sénéchal commentait : « Lors des festivités à Pondichéry, nous serons sept prêtres MEP, quatre Indiens et trois Français. L’invitation initiale et principale vient de l’archevêque de Pondichéry, qui a organisé ces trois jours pour commémorer le 250e anniversaire de l’arrivée des MEP dans le sud de l’Inde. »

« D’autres invitations secondaires se sont greffées, avec la rencontre du synode de l’Église syro-malabare à Kochi ou le jubilé du cardinal Cleemis, primat de l’Église syro-malankare à Trivandrum », ajoutait-il. Au Mont Saint Thomas, au siège de l’Église syro-malabare (au Kerala), il a aussi pu rencontrer plusieurs générations de prêtres de la région ayant bénéficié, à différentes époques, de l’accueil et du soutien des MEP pour leurs études en France. « Au total, 53 prêtres du Kerala figurent parmi les quelque 230 prêtres indiens accueillis pour des études avec le soutien des MEP depuis 1971 », précise-t-il.
« Ils ont raconté leur parcours. Plusieurs ont évoqué avec beaucoup de reconnaissance non seulement l’aide financière reçue, mais surtout la qualité de l’accueil humain des MEP en France, l’accompagnement pendant les études, l’apprentissage du français, la vie en paroisse et l’ouverture intellectuelle et culturelle que leur séjour leur avait apportée », poursuit-il.
« L’un d’eux a témoigné de manière particulièrement forte être devenu malade à Paris, avoir subi deux opérations et comment les MEP l’avaient soutenu humainement et entièrement pris en charge le surplus de coût non couvert par l’assurance lors d’une grave complication médicale qui l’avait immobilisé pendant plusieurs mois. Il avait dit au Père Tual, économe général MEP de l’époque, combien il était gêné et reconnaissant. Le père Tual lui avait répondu : ‘C’est ta vie qui est la plus importante’. Il dit n’avoir jamais oublié ces paroles », raconte le père Vincent.
« Les anciens étudiants ont exercé ou exercent des responsabilités très diverses »
« Le plus intéressant a été de constater ce que ces formations ont produit après leur retour en Inde », ajoute-t-il. « Les anciens étudiants ont exercé ou exercent des responsabilités très diverses : recherche de pointe en collaboration avec le CNRS sur les inscriptions syriaques et la liturgie de Saint Thomas, enseignement de la théologie et de l’Écriture sainte dans les séminaires, formation, responsabilités diocésaines en catéchèse et en apostolat biblique, commissions liturgiques et bibliques, recherche sur les traditions syriaques et l’histoire de l’Église de saint Thomas, publications, médias et formation biblique en ligne, mais aussi ministère paroissial. »
« Je pense que l’on peut être fiers de notre politique de bourses. Merci à tous ceux qui s’y sont impliqués hier ou s’y impliquent aujourd’hui », conclut le supérieur général. « J’ai insisté sur le fait que le mérite de leur réussite leur appartenait : les MEP ont fourni des moyens et un cadre, mais ce sont eux qui ont accompli le travail exigeant des langues, des études et des masters ou doctorats. C’est réjouissant de voir que cette formation porte du fruit pour l’Église locale et même plus largement pour le pays. » Pour le missionnaire, cette rencontre confirme la fécondité à long terme de l’accueil (à la maison MEP à Paris) des prêtres-étudiants asiatiques et malgaches.
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Ci-dessous, retrouvez une vidéo publiée vendredi 28 août par Mgr Arulselvam « Roy » Rayappan, évêque du diocèse de Salem dans l’État du Tamil Nadu (à environ 200 km à l’ouest de Pondichéry, dans le sud de l’Inde) :