Japon

L’organisation du catéchisme dans une paroisse japonaise

M. Sugiyama, à droite, en train de présenter un enfant lors d’un camp d’été M. Sugiyama, à droite, en train de présenter un enfant lors d’un camp d’été © D.R.
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La paroisse d’Otawara se situe dans le diocèse de Saïtama, dans le département du Tochigi, au nord de Tokyo. M. Jean Tomokazu Sugiyama (53 ans), y fut responsable de la catéchèse de 2011 à 2022 avant de passer la main à Mme Josepha-Michaella Yôko Ito (48 ans) et M. François-Salésio Yusuké Tsujie (32 ans). Il nous raconte son expérience de l’enseignement du catéchisme avec des méthodes japonaises.

Les commentaires en italique sont du Père Antoine de Monjour.

Comment je suis devenu catéchiste

La famille de M. Sugiyama habite une maison dans un bourg, près de Ôtawara situé dans le département du Tochigi, à environ 160 km de la centrale de Fukushima qui explosa en partie peu de temps après le séisme et le tsunami qui l’a suivi le 11 mars 2011. Si M. Sugiyama fut baptisé bébé et issu d’une famille très pratiquante, son épouse n’est pas chrétienne mais ne fut pas hostile au baptême de ses enfants dans l’Église catholique. Tous les deux travaillent pour la fondation Flaujac.

J’ai deux filles. Le grand séisme du nord-est (Tohokudaïshinsaï) du Japon s’est produit alors que l’aînée avait 2 ans et que la cadette avait 3 mois, provoquant des retombées radioactives suite à l’explosion de la centrale nucléaire de Fukushima. J’ai demandé à ma femme et à mes filles de se réfugier chez ma sœur à Tokyo, et j’ai dû passer deux mois tout seul, loin de ma famille. Pendant cette période, peut-être à cause de l’angoisse liée au séisme et aux retombées radioactives dont je ne voyais pas l’issue, ou à cause de l’éloignement de ma famille, j’étais tourmenté chaque nuit par des expériences paranormales et je ne parvenais plus à dormir correctement. C’est pourquoi, m’accrochant à la moindre lueur d’espoir, j’ai consulté le père Antoine, qui venait tout juste d’être affecté dans ma région. Il m’a alors réconforté, enseigné l’importance de prier, de faire confiance à Dieu. Par la suite, ma femme et mes deux filles, qui avaient été évacuées en toute sécurité, sont revenues à la maison, et nous avons pu vivre à nouveau en famille. Même si je continuais à souffrir de ces expériences paranormales, j’ai pu ressentir du plus profond de mon cœur que le bonheur réside précisément dans le quotidien, là où il ne se passe rien de particulier. C’est alors que le père Antoine m’a proposé de prendre en charge l’école du dimanche. Ayant été baptisé en bas âge et ayant vécu sur un terrain de l’Église[1], le catholicisme m’était très familier, mais je n’avais acquis aucune connaissance particulière sur ‘ma’ religion. Le père Antoine m’a alors expliqué la Parole de Dieu en lien avec la liturgie du dimanche, en particulier celle de la messe mensuelle qu’il voulait organiser pour les familles et donc pour les enfants. Il m’a demandé de la transmettre aux enfants non pas avec ses propres mots, mais avec les miens, ceux que je découvrais moi-même au fil de ces textes. C’est ainsi qu’a vu le jour le « Club des agneaux », où les enfants de la paroisse et leurs parents apprenaient ensemble la foi. Je pense que ce n’est pas seulement moi, mais que de nombreux parents ont commencé à trouver leur propre lumière dans ces liturgies mensuelles et à la transmettre à leurs enfants avec leurs propres mots. Ils sont aussi venus plus souvent les dimanches. Même après le départ du père Antoine vers une autre paroisse, le « Club des agneaux » a continué, principalement grâce aux parents, puis a été repris par deux nouveaux animateurs, ce qui a donné naissance au Club des agneaux tel qu’il existe aujourd’hui.

Un autre père de famille dans la même situation que M. Sugiyama, dont l’épouse n’est pas chrétienne, encouragé par ce dernier, a aussi activement participé au catéchisme paroissial.

Composition actuelle du groupe « KoHistuji-Kaï » ou « Club des agneaux »

Au Japon, le catéchisme se fait quelquefois le samedi matin et presque tous les dimanches après la messe dominicale, hors vacances. Le catéchisme avait recommencé dans cette paroisse en 2011 avec un enfant, puis 5 pour atteindre une vingtaine dès l’année suivante dont 14 Japonais… Le nombre se maintient donc avec une nette internationalisation puisque la catéchèse se retrouve avec 8 nationalités !

LycéensCollégiensEcoliersEnfants d’âge préscolaire
JAPONAIS4102
CHINOIS1110
PHILIPPINS2012
BRÉSILIENS0110
INDONÉSIENS0010
INDIENS0001
VIETNAMIENS0011
CAMEROUNAIS0011
TOTAL23 personnes

Le « Club des agneaux » un dimanche de l’année 2025, avec le P. Sawano (masqué)
Le « Club des agneaux » un dimanche de l’année 2025, avec le P. Sawano (masqué)
© D.R.

Formation à la foi des enfants

Lors d’une conversation avec des enfants, j’ai découvert qu’ils pensaient que Jésus et le pape, représentés sur les tableaux et les photos accrochés à l’église, étaient des personnes décédées.

Même si Jésus sur la croix peut sembler lointain, j’essaie de leur faire comprendre qu’en réalité, il vit avec chacun d’entre eux dans leur cœur et qu’il est toujours là, ici et maintenant.

Le principe fondamental de l’éducation religieuse du Club des Agneaux est de leur faire comprendre que l’Église ne se contente pas de reproduire des événements d’un passé lointain, mais que Jésus est une présence qui les aide et les aime aujourd’hui.

Afin que les enfants aient le sentiment de participer activement à la messe, nous leur confions la tâche d’apporter les offrandes au prêtre lors de la présentation des dons.

Nous utilisons le panneau du calendrier liturgique réalisé par le père Antoine pour expliquer aux enfants en quel temps liturgique de l’année nous sommes. Nous le regardons ensemble au début de chaque réunion du Club des Agneaux.

Photo du groupe de catéchisme en 2012 avec le « calendrier liturgique » créé en 1997 et sans cesse amélioré… ici dans sa version en japonais (il existait aussi une version en anglais pour les Philippins, en espagnol pour les Péruviens et en portugais pour les brésiliens)
Photo du groupe de catéchisme en 2012 avec le « calendrier liturgique » créé en 1997 et sans cesse amélioré… ici dans sa version en japonais (il existait aussi une version en anglais pour les Philippins, en espagnol pour les Péruviens et en portugais pour les brésiliens)
© D.R.

Nous nous efforçons de transmettre ces enseignements de manière compréhensible à l’aide de livres d’images tels que « Ma première Bible » et « Les histoires de la Bible », ainsi que d’images et de statues. Nous emmenons aussi les enfants à l’autel de l’église pour leur montrer de près la lampe du Tabernacle ou la Croix, et leur permettre de les toucher. Nous leur demandons également de chercher la Colombe comme image de l’Esprit Saint sur les vitraux afin que ces moments restent gravés dans leur mémoire. Nous veillons à ce que les souvenirs de ce qu’ils ont fait et vu, restent ancrés en eux-mêmes lorsqu’ils auront grandi.

Nous utilisons aussi la revue de catéchèse hebdomadaire (nationale) pour les enfants du primaire appelé KOJIKA.

La revue KOJIKA pour enfants existe depuis 1958, toute en couleurs depuis 2020. Elle contient entre autres un commentaire de l’Évangile du dimanche, une brève bande-dessinée-Manga sur un thème biblique, des jeux, des propositions d’activités… Elle est parfois utilisée comme seule base pour le catéchisme… l’éditeur « Oriens » publiait autrefois des livres de catéchèse ‘questions-réponses » !

Quelques initiatives pour encourager la participation des enfants

Nous avons créé un groupe sur les réseaux sociaux afin de communiquer les informations concernant le « Club des agneaux » bien à l’avance.

Après la messe, nous abordons directement les enfants et les accompagnons jusqu’à la salle du « Club des petits agneaux ».

De plus, nous avons créé un groupe appelé « Club des grands agneaux » destiné aux collégiens et lycéens.

Au sein de ce club, nous communiquons directement aux jeunes les informations relatives aux événements de la vie de la communauté, en leur expliquant par exemple que nous avons besoin de leur aide pour s’occuper des plus petits, et en leur transmettant le calendrier des activités suffisamment à l’avance pour qu’ils puissent se libérer.

Les animateurs s’efforcent de nouer des liens personnels avec les collégiens et lycéens et de rester en contact avec eux régulièrement.

Il est important de noter que dans la plupart des familles de ces enfants et jeunes, tout le monde n’est pas chrétien : couples mixtes père japonais non chrétien et mère philippine, brésilienne ou autre, ou couple japonais dont un seul parent est chrétien etc… Autre situation courante : des parents chrétiens d’origine étrangère mais leurs enfants nés au Japon sont éduqués dans le système scolaire japonais : ils ne peuvent guère parler avec leurs parents – dont ils comprennent la langue mais ne veulent pas l’utiliser – de leurs études ni de leurs difficultés à être souvent seul « chrétien » dans leur classe voire à l’école (dans leur niveau)… Pour cela le rôle des « leaders » de tous âges de la communauté paroissiale locale est très important pour aider ces jeunes à rester fidèles à leur baptême le plus souvent reçu tout petit.

Il faut aussi se rappeler que pour ces enfants et jeunes chrétiens issus de l’immigration ou de familles « mixtes » (on les appelle les « double-culture ») la communauté chrétienne demeure un lieu de rencontre libre sans jugement ni discrimination au sujet de leur « différence »…

Une manière de transmettre la Bible et l’Évangile adaptée à la culture japonaise

Le Japon est un pays où coexistent de nombreuses religions, notamment le bouddhisme et le shintoïsme. Tant dans la vie quotidienne que dans les églises, on trouve des personnes de différentes nationalités et origines.

Au sein du « Club des petits agneaux », nous enseignons que tout le monde est enfant de Dieu, indépendamment de la religion ou de l’origine ethnique.

À l’occasion des fêtes et des jours commémoratifs traditionnels japonais, nous expliquons que nous pouvons recevoir à cette occasion une bénédiction spéciale de Dieu et nous encourageons les familles à venir à la paroisse le dimanche le plus proche quand le jour férié tombe en semaine.

Par exemple lors de la Journée des personnes âgées (vers mi-septembre), du Shichi-Go-San (vers mi-novembre), du jour des « jeunes adultes » (la majorité à 20 ans fêtée en début d’année pour les jeunes de 20 ans accomplis dans le courant de l’année précédente), de la Fête des pères (en avril), ou de la Fête des mères (fin mai).

La fête du « Shichi-Go-San » est particulière : au Japon, il existe une conception traditionnelle selon laquelle les enfants « appartiennent aux dieux/esprits divins (concept Shintoïste)» jusqu’à l’âge de 7 ans. Cela vient de la forte mortalité infantile des temps anciens. C’est pourquoi, lors de la fête du Shichi-Go-San, vers la mi-novembre, on rend grâce, surtout dans les sanctuaires shintoïstes, pour le fait que l’enfant ait pu grandir jusqu’à l’âge de 3, puis 5 et 7 ans. Dans l’Église catholique, il n’existe pas cette conception selon laquelle les enfants appartiendraient à Dieu jusqu’à l’âge de 7 ans, mais l’Église intègre (« inculture ») en partie cette tradition japonaise pour célébrer ces étapes importantes. À la fin de la messe, il y a une cérémonie de bénédiction des enfants, parfois de toute la famille, avec un rituel adapté et publié par la conférence épiscopale du Japon. La communauté offre alors aux enfants concernés des bonbons « Chitose-ame » en guise de cadeau et les catéchistes rappellent aux enfants de remercier Dieu de leur avoir permis de grandir.

Les communautés paroissiales cherchent à « coller » au mieux au rythme des fêtes et traditions populaires du Japon mais aussi, depuis quelques années, dans de nombreuses paroisses, à des fêtes et traditions auxquelles sont attachés les chrétiens d’autres pays… comme « El Señor de los Milágros » (La fête du Seigneur des Miracles) fin octobre avec la communauté des Péruviens, « Flores de Mayo » (les fleurs de mai) avec la communauté des Philippines (qui organise à l’occasion un défilé et des processions en l’honneur de la Vierge Marie !) et celle du Vietnam qui est très attaché au mois de Marie, « Festa Junina » (Fête de juin correspondant à la Fête des Apôtres saint Pierre et saint Paul) avec la communauté brésilienne (qui se mobilise en nombre avec une grande kermesse !)

Les camps d’été « paroissiaux et familiaux »

Nous adaptons le niveau des activités en fonction de l’âge des enfants qui participent au camp. Pour les plus grands, nous consacrons davantage de temps à la rencontre avec Dieu, notamment au partage, à la prière de Taizé et à la réflexion sur les intentions de prière de la messe. Le soir, dans une ambiance à la fois plus intime et décontractée, ils peuvent manger quelques friandises, discuter et chanter librement, afin de passer un moment agréable en toute liberté. À travers ces activités, nous cherchons à renforcer les liens afin qu’ils ne s’éloignent pas trop de l’Église.

Pour les plus jeunes, nous privilégions les activités manuelles, comme le coloriage, et les activités visuelles. Cependant, nous raccourcissons la durée et organisons des camps d’une journée. Cette année, nous prévoyons de fabriquer des croix en carton pour leur faire découvrir le chemin de croix. Nous envisageons également de leur faire vivre l’expérience de la pêche en leur faisant attraper des poissons dessinés, à l’image de Pierre qui était pêcheur.

Pour tous les âges, nous organisons des activités ludiques entre les sessions de camp, comme le jeu de la pastèque, les feux d’artifice, le feu de camp, de la danse et du chant. Nous renforçons les liens en préparant ensemble un barbecue et le dîner, puis en partageant les repas.

Jeu de la « pastèque » pendant un camp d’été (il faut retrouver une pastèque avec un bâton les yeux bandés, guidé par ceux qui nous entourent et… cherchent à nous égarer !
Jeu de la « pastèque » pendant un camp d’été (il faut retrouver une pastèque avec un bâton les yeux bandés, guidé par ceux qui nous entourent et… cherchent à nous égarer !
© D.R.

Ces camps d’été sont une vieille tradition de l’Église au Japon. Ils furent autrefois de près d’une semaine en bord de mer ou en montagne, en bord de rivière, avec des conditions de séjour assez rudimentaires qui convenaient à tous… Aujourd’hui les « règles » sont plus contraignantes, les volontaires moins nombreux pour accompagner les enfants et les jeunes. Diverses solutions ont été trouvées selon les paroisses : camp des familles impliquant les parents (au moins le temps du week-end) sur 2 à 4 jours intégrant un samedi et un dimanche, camp des jeunes adultes, camp sur une ou deux journées avec ou sans nuit sur place, camp inter-paroisses pour les plus petites communautés ou sur un secteur plus large avec camp à thème comme « le service de l’autel » pour les servants de messe…

Au sujet du Kamishibaï

Le Kamishibaï de la paroisse d’Otawara étant un peu difficile, nous ne l’utilisons pas directement dans les activités du « Club des agneaux ». Cependant, nous créons des cartes illustrées adaptées aux jeunes enfants et racontons simplement les histoires de la Bible.

Le Kamishibaï ou ‘théâtre de papier’ est une animation en images colorées et cartonnées d’environ 70 x 40 cm d’une histoire que l’on fait défiler en lisant le texte imprimé par derrière chaque image ou que l’on commente. Très populaire au Japon, les missionnaires ont vite récupéré cette activité de transmission aux enfants des contes populaires pour leur raconter les plus belles histoires de la Bible, de l’Ancien comme du Nouveau Testament, certains récits bibliques et les Paraboles s’y prêtant très bien ! Un peu tombé en désuétude avec le développement des vidéos et la saturation en images de la vie quotidienne des enfants, ce mode de transmission reste néanmoins utilisé à l’occasion, par exemple lorsqu’il faut remplacer à la dernière minute une sortie par une activité en intérieur en raison de la météo… J’ai même vu récemment de jeunes collégiens employer, visiblement très à l’aise dans leur usage, ce genre d’animation avec des petits enfants pour les occuper !

Interview, traduction, adaptation et commentaires par le P. Antoine de Monjour avec M. Sugiyama. Photos de Mme Ito du « Club des agneaux »


La paroisse d’Otawara
 
Petite ville de province crée en 1954 à partir d’une constellation de villages, la population d’Otawara est estimée aujourd’hui à 75 000 habitants. Elle a bénéficié du passage de la ligne du Shinkansen (le TGV japonais) avec une gare qu’elle partage avec la ville voisine de Shiobara. Une industrie de sous-traitants de l’industrie automobile (pneus, composants électriques etc) s’est installée pour alimenter les gros sites de montage du nord Kanto (nord de Tokyo). Cela a attiré une population plutôt jeune et une immigration issue d’Amérique latine et des philippines dans les années 1990 qui s’est élargie depuis à d’autres pays d’Asie (Inde, Vietnam…)
La paroisse d’Otawara a été fondée en 1954 par le Père François Gourvez, franciscain français de la Province du Canada et placée sous le vocable de « Jésus, prêtre pour l’éternité ». Comme beaucoup de fondations de cette époque elle fut accompagnée de l’ouverture d’un « jardin d’enfants » ou maternelle qui fonctionne toujours aujourd’hui. C’était le moyen de diffuser l’Évangile et de faire vivre le prêtre de la paroisse qui en était automatiquement le directeur. La petite communauté catholique fut d’abord composée de chrétiens japonais jeunes issus d’autres régions du Japon. Le P. Gourvez aimait à raconter qu’il n’avait pas célébré un seul enterrement en 26 ans de présence… Dans les années 1990 ont commencé à se présenter des Philippins puis un groupe important de brésiliens presque tous « nikeijin » ou d’origine japonaise de deuxième génération qui avaient leur propre école financée par le gouvernement brésilien. Puis ce furent des Latino-Américains d’autres pays (Pérou et Argentine) qui vinrent se greffer à cette communauté. Le séisme de 2011 créa une rupture dans la vie de celle-ci avec le départ presque complet des brésiliens (sur ‘ordre’ de leur ambassade en raison du risque nucléaire de Fukushima à 180 km de là…) et l’arrivée à partir des années 2015 de Vietnamiens et de chrétiens d’autres pays d’Asie.
Il s’agit donc d’une communauté « composite » qui a demandé pas mal d’adaptation aux prêtres qui se sont succédé au service de cette paroisse et au groupe des Japonais, le plus stable, mais aujourd’hui vieillissant.
Paroisse d’un district « franciscain » elle est passée en 2011 (juste après le séisme-tsunami du 11 mars 2011) sous autorité diocésaine avec l’arrivée du P. Antoine (de Monjour), un MEP envoyé par l’évêque, Mgr Tani, pour la mettre aux normes du diocèse. Par la suite elle fut animée par des prêtres diocésains japonais. Le curé actuel est le P. François Fumihito Takahashi ordonné en 2006 qui a en charge plusieurs paroisses, secondé par le P. Joseph Kôji Sawano responsable de la maison de retraite des prêtres âgés à Nasu, ville plus au nord.
 


Message au père Antoine
 
Nous sommes Ito et Tsujie, et nous avons pris la relève de M. Sugiyama à la tête du « Club des Agneaux » à la paroisse d’Ôtawara il y a quelques années. Ito a été baptisé à l’âge adulte, tandis que Tsujie a reçu le baptême des enfants. En intégrant nos points de vue et nos expériences respectifs, nous aidons les enfants à devenir amis avec Dieu, mais nous apprenons aussi beaucoup d’eux.
Le « Club des agneaux » a été fondé par le Père Antoine, et il continue d’exister aujourd’hui grâce au cycle annuel de départ des enfants qui grandissent et d’arrivée des plus petits. Bien que notre paroisse soit petite, grâce au Père Antoine, l’esprit de communauté qui nous permet d’élever les enfants ensemble est toujours bien ancré.
Père Antoine, je vous remercie de nous avoir donné l’occasion de revenir sur notre engagement en faveur de la formation à la foi. Outre M. Ito et M. Tsujie, M. Kikuchi et Mme Monalisa, une Brésilienne, qui s’investissent également au sein du Cercle des agneaux, ont également partagé avec nous ce compte-rendu rétrospectif. Je pense que cette réflexion a apporté un peu plus de lumière sur le chemin de la vie de foi que chacun d’entre nous va parcourir à l’avenir. Merci beaucoup.

Sortie avec le « Club des grands agneaux » avec M. Sugiyama et Mme Monalisa
Sortie avec le « Club des grands agneaux » avec M. Sugiyama et Mme Monalisa
© D.R.


[1] La fondation du Père Flaujac -MEP- à Nasu comprenait non seulement des bâtiments pour les handicapés mais aussi tout un « village » pour les employés à l’époque ou seul un chemin souvent bloqué par la neige l’hiver reliait celui-ci à la nationale la plus proche… son père fut employé de cette fondation.

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