dimanche 22 février 2026
La semaine dernière, la junte a débuté l’enrôlement forcé de près de 5 000 jeunes hommes et femmes birmans, afin de renforcer ses troupes face aux désertions et aux pertes subies. Selon le Conseil consultatif spécial pour la Birmanie, un groupe d’experts soutenant les efforts pro-démocratie en Birmanie, la junte ne peut revendiquer le « contrôle stable » que sur 17 % du pays actuellement. Le problème étant le manque d’une force homogène de la part des groupes rebelles, avec une stratégie politique et militaire efficace sur le terrain.
Dans l’actualité de la semaine en Asie : 970 millions d’électeurs indiens doivent participer aux élections nationales du 19 avril au 1er juin ; l’hiver démographique n’affecte plus seulement les pays les plus prospères et risque de toucher l’Asie du Sud ; un nouveau bombardement de la junte birmane a causé la mort de 23 civils dans l’État de Rakhine ; le président sud-coréen Yoon Suk Yeol a évoqué les risques potentiels liés à l’intelligence artificielle pour la démocratie ; Pékin a construit plusieurs bases militaires « énormes » sur trois îles entourant la principale position de Taïwan en mer de Chine méridionale.
Les 8 et 9 mars à Taïwan, le dicastère pour le Dialogue interreligieux a organisé un atelier international sur le thème « Chrétiens pour le dialogue avec les confucéens : orientations et perspectives ». L’évènement était coorganisé par le Département d’études religieuses de l’Université catholique de Fu Jen, à Nouveau Taipei (Taïwan). Selon le père Paulin Kubuya, sous-secrétaire du dicastère, l’objectif est de publier des directives officielles afin d’aider les catholiques en Asie de l’Est à vivre leur foi au milieu de leurs propres traditions culturelles.
Le troisième dialogue chrétien-taoïste s’est déroulé à Hong-Kong du 11 au 13 mars, après Taïwan en 2016 et Singapour en 2018. Cette édition, qui devait avoir lieu plus tôt, avait été repoussée durant la pandémie. Pour les organisateurs, l’objectif est toujours le même : « Fournir une plateforme qui permette aux chrétiens et aux taoïstes d’approfondir leur compréhension mutuelle, de mieux comprendre comment la discorde génère la douleur et la souffrance, et de travailler ensemble afin de guérir le monde fragmenté d’aujourd’hui. »
Afin de comprendre ce qui se passe en Chine aujourd’hui, et de prédire ce qui pourrait arriver au cours des prochaines années, il nous faut puiser dans l’histoire et la philosophie chinoises afin de se laisser guider et éclairer. Se reposer sur l’expérience occidentale pour guider notre pensée sur la Chine est peut-être confortable, rassurant et accessible, mais cela nous place dans une très mauvaise position pour pouvoir saisir et toucher l’une des plus anciennes et des plus récentes puissances mondiales.
Le 20 mars, le Comité central du Parti communiste a confirmé la « démission » du président vietnamien Vo Van Thuong, qui avait rencontré le pape François l’été dernier afin de signer un accord Vietnam-Vatican sur la nomination d’un représentant pontifical résident au Vietnam et l’ouverture d’un bureau officiel à Hanoï. Le président vietnamien occupe un rôle principalement symbolique, mais il demeure un des quatre postes politiques « clés » du pays. Sa démission est liée à une vaste campagne anti-corruption menée par le parti.
Ce vendredi 22 mars, la Conférence épiscopale indienne (CBCI) organise une journée de prière et de jeûne à quelques semaines des élections générales. Celles-ci dureront en sept étapes du 19 avril au 1er juin. Narendra Modi et son parti pro-hindou du BJP sont favoris, mais espèrent renforcer leur majorité au Parlement. Le mois dernier, la CBCI a noté quelques problèmes majeurs dans le pays comme « une polarisation religieuse sans précédent », mais sans citer d’individu ou de parti en particulier comme étant responsable de la situation.
Pour commémorer les quatre cents ans de la naissance de Mgr Pierre Lambert de La Motte, voici quelques méditations d’un des pères fondateurs des MEP à l’intention des futurs missionnaires.
Le 15 mars, le diocèse de Hong-Kong a répondu aux craintes liées à la confession (le sacrement de la réconciliation), face à une nouvelle législation sur la sécurité nationale qui prévoit jusqu’à 14 ans de prison pour non-dénonciation des crimes de trahison. Le gouvernement local cherche à « légiférer l’Article 23 de la loi fondamentale » (la mini-Constitution entrée en vigueur en 1997), qui exige que Hong-Kong adopte ses propres lois pour interdire sept infractions (notamment trahison, sécession, sédition et subversion).
Le père Jean Charbonnier, prêtre MEP et sinologue a vécu à Singapour. Son décès, en juin 2023, a profondément ému les fidèles qui l’y ont bien connu. Son confrère, le père Michel Arro, lui rend hommage.
Une situation politique hostile aux religions et un contexte économique et social qui poussent à la consommation, au matérialisme et à l’individualisme deviennent des obstacles à la Parole de Dieu : l’interdiction aux mineurs d’aller dans les églises, la vente contrôlée de la Bible , l’apprentissage obligatoire du Marxisme dans l’éducation, l’attirance de l’argent et du pouvoir, et l’addiction à l’écran… Alors, est-il possible qu’il puisse exister des grains qui tombent dans la bonne terre chez les jeunes chinois ?
Le 15 mars, plusieurs centaines de fidèles ont participé à une messe spéciale pour la fin de l’enquête diocésaine sur le serviteur de Dieu Akash Bashir, qui pourrait devenir le premier saint et martyr de l’Église pakistanaise. Il y a neuf ans, le 15 mars 2015, il a été tué à l’âge de 20 ans en empêchant un terroriste d’entrer dans l’église catholique de Youhanabad, à Lahore. « Nous prions pour que tous les parents aient la grâce d’élever des jeunes aussi pacifiques et forts dans la foi », a confié Mgr Shaw en présence des parents d’Akash.