mercredi 01 avril 2026
Mgr Lawrence Subrata Howlader, archevêque de Chittagong dans le sud-est du Bangladesh, est également président de la Commission épiscopale pour l’unité chrétienne et le dialogue interreligieux. Le 10 avril à l’occasion de la fête de l’Aïd-al-Fitr, qui marque la fin du mois du Ramadan, l’archevêque a publié un message adressé aux musulmans du pays, en souhaitant défendre « la fraternité sociale et la paix mondiale ». Au Bangladesh, la fête de l’Aïd survient quelques jours avant le Nouvel an bengali, célébré ce dimanche 14 avril.
Mgr Paul Richard Gallagher, secrétaire pour les relations avec les États de la secrétairerie d'État, est arrivé au Vietnam le 9 avril pour une visite de six jours. C’est le plus important représentant du Saint-Siège à se rendre dans le pays depuis la rupture des liens diplomatiques officiels en 1975, quand les communistes ont chassé le délégué apostolique. Mgr Gallagher est au Vietnam pour poursuivre le dialogue et renforcer les liens avec le pays. Durant sa visite, la question de la venue du pape devrait aussi être abordée.
La Corée du Nord a décidé d’interdire les mots « réunification », « réconciliation » et « nos compatriotes » dans les manuels scolaires du pays. Cette décision confirme le discours de Kim Jong-un en janvier dernier. Lors d’une session du Parlement nord-coréen, il avait enterré l’idée d’une réunification et d’une réconciliation avec la Corée du Sud, en affirmant vouloir mettre un terme à « toute forme de coopération et de communication » avec Séoul.
Mgr Antonius Subianto Bunjamin, évêque de Bandung et président de la Conférence épiscopale indonésienne, a choisi le 8 avril, jour de la solennité de l’Annonciation, pour confirmer la visite prochaine du pape François en Indonésie, prévue début septembre : « C’est une bonne nouvelle pour l’Indonésie. » Le pape devrait aussi se rendre au Timor oriental et en Papouasie-Nouvelle-Guinée. Mais selon Mgr Subianto, il est possible qu’il se rende aussi à Singapour et au Vietnam au cours du même voyage.
Une bouddhiste sri-lankaise, âgée de 58 ans et originaire de la région de Chilaw (une ville du district de Puttalam, dans la province du Nord-Ouest, à 80 km de Colombo), a été baptisée comme catholique il y a un an. Ruwani Mudalige explique que sa conversion est liée à son combat contre un cancer agressif survenu en 2017. Après deux ans de soins et face à l’échec de son traitement, elle raconte avoir rêvé du « Christ crucifié ». Elle témoigne d’une guérison miraculeuse et d’un appel à devenir chrétienne.
Takanori Sakakura, un psychiatre japonais âgé de 53 ans, a été baptisé le samedi 30 mars durant la vigile pascale dans l’église d’Ube, dans la préfecture de Yamaguchi (à l'extrémité ouest de l'île de Honshu). Après avoir longtemps traversé des difficultés intérieures et être passé par la dépression et l’alcool, il explique avoir compris pour la première fois qu’il y avait « une façon de vivre en remettant tout à une existence au-delà de soi-même » : « J’ai senti qu’il y a un Dieu aimant que veille toujours sur moi. »
Un jour, un François Ahleong particulièrement désespéré s’est tenu sur le balcon de son appartement au 3e étage, à Petaling Jaya (une banlieue de Kuala Lumpour, la capitale, malaisienne), prêt à sauter dans le vide. C’était il y a trois ans, et Francis fait aujourd’hui partie des 1 700 catholiques malaisiens qui ont été baptisés durant la vigile pascale 2024. « J’étais déprimé, je voulais me suicider », confie le jeune homme, âgé de 27 ans.
Le séisme qui a touché la côte est de Taïwan ce mercredi 3 avril, faisant à ce jour neuf décès et plus de mille blessés, ne semble pas avoir causé de dégâts majeurs comme celui de 1999, qui avait causé près de 2 400 morts. Certains y voient les progrès entrepris depuis par Taïwan, alors qu’il s’agit du plus fort séisme subi en 25 ans dans la région. Mgr Huang, du diocèse de Hualien, le plus touché, a fait part de sa proximité en appelant les catholiques à « rechercher la paix de Jésus ressuscité face à nos craintes et nos inquiétudes ».
Jakarta a confirmé une visite prochaine du pape François en Indonésie, à la grande joie des catholiques de l’archipel, majoritairement musulman. Selon Yaqut Cholil Quomas, ministre indonésien des Affaires religieuses, le Saint-Père est attendu dans le pays le 3 septembre 2024. Le gouvernement indonésien l’a annoncé dans un communiqué publié le 30 mars dernier, en évoquant une confirmation envoyée par le Vatican. Le Saint-Père pourrait également se rendre au Timor oriental, majoritairement catholique.
Le dimanche de Pâques, Mgr Celso Ba Shwe, évêque de Loikaw (capitale de l’État Kayah) s’est adressé aux fidèles de son diocèse en soulignant que la Résurrection de Jésus est « la raison de notre joie », malgré les souffrances causées depuis le coup d’État de février 2021. En trois ans, environ 250 000 habitants de l’État Kayah ont été déplacés par la guerre civile. En novembre dernier, l’évêque et de nombreux fidèles ont dû fuir Loikaw. Mais Mgr Shwe assure que « nous nous relèverons et nous construirons une nouvelle Jérusalem ».
Le 11 mars, à quelques semaines des élections générales indiennes, le gouvernement Modi a déclaré l’application d’une loi très controversée sur la citoyenneté. Adoptée par le Parlement en 2019, cette loi facilite la naturalisation des réfugiés ayant fui le Pakistan, le Bangladesh et l’Afghanistan, à condition qu’ils ne soient pas musulmans. Pour la première fois, ce texte introduit des critères religieux dans l’obtention de la nationalité indienne. Sa mise en œuvre est saluée par les nationalistes hindous mais suscite de vives critiques.
Mgr Raphael Thattil, archevêque majeur de l’Église catholique syro-malabare, a appelé les catholiques à exercer leur droit électoral en choisissant des candidats et des partis qui défendent « les valeurs séculaires et démocratiques indiennes ». Le sécularisme, la laïcité à l’indienne, a pour idée de faire vivre en harmonie toute la mosaïque indienne (hindous, musulmans, sikhs, chrétiens, jaïns, parsis et bouddhistes), tandis que le parti du BJP au pouvoir est accusé de vouloir faire de l’Inde une nation théocratique hindoue.